« Un incident lui est arrivé, il n'est pas pur, car il n'est pas pur » (I Samuel 20,26) : selon le Mei HaChiloa'h, « car » donne la raison de ce que Saül a dit : il tenait cet homme pour quelqu'un qui reconnaît sa racine, où il y a une défaillance. D.ieu a déposé le trésor de la pureté dans cette tribu, c'est pourquoi elle a toujours eu des affaires et des clarifications, comme Tamar, Bat Cheva et la fille de Pharaon. La pierre de Yehouda dans le pectoral, nofe'h, vaut cent cinquante, comme les sections des Tehilim ; la lettre noun, cinquante, indique la pureté, et trois fois noun la perfection de la pureté véritable.
וְלֹא דִבֶּר שָׁאוּל מְאוּמָה בַּיּוֹם הַהוּא כִּי אָמַר מִקְרֶה הוּא בִּלְתִּי טָהוֹר הוּא כִּי לֹא טָהוֹר. מִלַּת "כִּי" מְשַׁמֵּשׁ כָּאן בִּלְשׁוֹן דְּהָא, וְהוּא נְתִינַת טַעַם לַדָּבָר לָמָּה אָמַר כֵּן, כִּי הֶחֱזִיקוֹ שֶׁהוּא מַכִּיר אֶת שׁוֹרְשׁוֹ שֶׁיֵּשׁ לוֹ פְּגָם בָּזֶה, וְזֶהוּ "כִּי לֹא טָהוֹר" כַּאֲשֶׁר יְדַעְתִּיו בָּזֶה, וְהָעִנְיָן בָּזֶה לַאֲשֶׁר הִנִּיחַ הַש"י אוֹצַר הַטָּהֳרָה בָּזֶה הַשֵּׁבֶט לָכֵן הָיָה לָהֶם תָּמִיד עֲסָקִים וּמְאוֹרָעוֹת וּבֵרוּרִין בָּזֶה, כַּיָּדוּעַ מִמַּעֲשֵׂה תָּמָר שֶׁהָיָה הַתְחָלַת הַבִּנְיָן שֶׁל מַלְכוּת בֵּית דָּוִד כְּמוֹ שֶׁנִּתְבָּאֵר בִּמְקוֹמוֹ [ח"א פ' וישב ד"ה ויהי ער], וּבַת שֶׁבַע, וּבַת פַּרְעֹה, וְהַש"י בֵּירֵר אֶת כֻּלָּם שֶׁיָּצְאוּ מֵאִתּוֹ הַדְּבָרִים, וְהִנֵּה אֶבֶן שֶׁל יְהוּדָה הַנִּיתָּן בַּחוֹשֶׁן הָיָה שְׁמוֹ נֹפֶךְ שֶׁמִּסְפָּרוֹ עוֹלֶה ק"ן, וְדָוִד הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם עָשָׂה ק"ן פָּרָשִׁיּוֹת בִּתְהִלִּים, כִּי נ' מוֹרֶה עַל טָהֳרָה וּשְׁלֹשָׁה פְּעָמִים נ' מוֹרֶה עַל שְׁלֵימוּת הַטָּהֳרָה הָאֲמִיתִּיּוֹת, וּשְׁלֹמֹה הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם עָשָׂה אֶת יָם הַנְּחוֹשֶׁת שֶׁהָיָה מַחֲזִיק מֵאָה וַחֲמִשִּׁים מִקְוֵה טָהֳרָה (עירובין י"ד.) גַּם עָשָׂה מִשְׁלֵי, שִׁיר הַשִּׁירִים וְקֹהֶלֶת שֶׁהֵם נ' פָּרָשִׁיּוֹת חוּץ מִפָּרָשָׁה אַחֲרוֹנָה שֶׁבְּמִשְׁלֵי שֶׁהִיא פָּרָשַׁת "אֵשֶׁת חַיִל".
"Et Saul ne dit rien ce jour-la, car il dit: Un incident lui est arrivé, il n'est pas pur, car il n'est pas pur" (I Samuel 20,26). Le mot "כי" sert ici au sens de deha (car), et donne la raison de la chose: pourquoi il a dit ainsi.
Car il le tenait pour quelqu'un qui reconnaît sa racine, qu'il y a pour lui une défaillance en cela; et c'est le sens de "כי לא טהור": tel que je le connais en cela. La raison en est que Hachem yitbarakh (Hachem, béni soit-Il) à déposé le trésor de la pureté dans cette tribu; c'est pourquoi ils eurent toujours, en cela, des affaires, des événements et des berourim (clarifications).
Comme on le sait par l'affaire de Tamar, qui fut le commencement de l'édification de la royauté de la maison de David, ainsi qu'il a été expliqué en son lieu [première partie, parachat Vayeshev, passage commençant par "ויהי ער"], ainsi que par Bat Cheva et la fille de Pharaon; Hachem yitbarakh à clarifié tout cela: les choses sont sorties de Lui. Or, la pierre de Yehouda placée dans le Choshen (pectoral) s'appelait nofekh (נופך, l'escarboucle), et sa valeur numérique est cent cinquante (ק"ן); et le roi David, que la paix soit sur lui, fit cent cinquante sections dans les Tehilim (Psaumes).
Car la lettre noun (נ), cinquante, indique la pureté, et trois fois la lettre noun (נ) indique la perfection de la pureté véritable. Et le roi Chelomo, que la paix soit sur lui, façonna la mer de bronze, qui contenait cent cinquante mikvehs (bains rituels de pureté) (Erouvin 14a).
Il composa aussi Mishlei (Proverbes), Chir haChirim (Cantique des Cantiques) et Qohelet (Ecclésiaste), qui sont cinquante sections, à l'exception de la dernière section de Mishlei, qui est la section de "אשת חיל" ("Femme de valeur").