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Mei HaShiloach — Tome I - Devarim - Re'eh

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

« Vois, Je donne devant vous aujourd'hui une bénédiction et une malédiction » (Devarim 11,26) : selon le Mei HaChiloa'h, cela signifie que tout vient de D.ieu. Au temps de sa détresse, l'homme crie vers D.ieu, mais lorsque D.ieu lui prodigue tout bien, son œil est enduit et l'empêche de voir que cela vient de Lui ; il dit alors « ma force et la puissance de ma main m'ont fait cette richesse ». D.ieu lui montre donc que tout vient de Lui. En tout lieu où D.ieu fait hériter un bien, Il le revêt d'un vêtement qui paraît l'inverse, afin que l'homme se clarifie par ses actions et fasse sortir le bien de la profondeur.

Aussi : un bien qui vient à l'homme montre qu'il a accompli la volonté de D.ieu, et l'inverse qu'il a transgressé ; avant de prier, il examine si la chose est la volonté de D.ieu ; la frontière s'élargit avec la force de service.

רְאֵה אָנֹכִי נֹתֵן לִפְנֵיכֶם הַיּוֹם בְּרָכָה וּקְלָלָה. הַיְינוּ כִּי הַכֹּל הוּא מֵה', כִּי טֶבַע הָאָדָם לִזְעֹק וְלִצְעֹק לַה' בְּעֵת צָרָתוֹ מֶה עָשָׂה לוֹ, וּבְעֵת שֶׁיַּשְׁפִּיעַ לוֹ כָּל טוּב טַח עֵינוֹ מֵרְאוֹת כִּי מֵה' הוּא, וְיֹאמַר "כֹּחִי וְעֹצֶם יָדִי עָשָׂה לִי אֶת הַחַיִל הַזֶּה", עַל כֵּן מַרְאֶה הַש"י "רְאֵה אָנֹכִי" כוּ' הַיְינוּ כִּי הַכֹּל הוּא מֵהַש"י.

"Vois, Je donne devant vous aujourd'hui une bénédiction et une malédiction" (Devarim 11,26). C'est-à-dire que tout vient de ה', car la nature de l'homme est de crier et de clamer vers ה' au temps de sa détresse - que lui à-t-Il fait ? - tandis qu'au temps où Il lui prodigue tout bien, son œil est enduit et empêche de voir que cela vient de ה', et il dit : "ma force et la puissance de ma main m'ont fait cette richesse" (Devarim 8,17).

C'est pourquoi Hachem béni soit-Il (ha-Chem yitbarakh) lui montre : "Vois, Je" etc., c'est-à-dire que tout vient du Nom béni soit-Il.

רְאֵה אָנֹכִי נֹתֵן לִפְנֵיכֶם הַיּוֹם בְּרָכָה וּקְלָלָה. הַיְינוּ בְּכָל מָקוֹם שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יַנְחִיל טוֹבָה לְאָדָם יַלְבִּישָׁהּ בִּלְבוּשׁ הַנִּרְאֶה כְּפִי רְאוּת הָעַיִן הֵפֶךְ מֵהַטּוֹבָה, (וכמו שנתבאר בפ' קרח בפסוק ואשים דברי בפיך), בִּכְדֵי שֶׁעַל יְדֵי פְּעוּלּוֹת הָאָדָם שֶׁיְּבָרֵר אֶת עַצְמוֹ וְיוֹצִיא לָאוֹר אֶת הַטּוֹב מֵעוֹמֶק, וְעַל יְדֵי זֶה יִקָּרֵא "יְגִיעַ כַפֶּיךָ".

"Vois, Je donne devant vous aujourd'hui une bénédiction et une malédiction" (Devarim 11,26). C'est-à-dire qu'en tout lieu où le Saint béni soit-Il fait hériter un bien à l'homme, Il le revêt d'un vêtement qui paraît, selon ce que voit l'œil, l'inverse de ce bien (et comme il a été expliqué dans la paracha Korah, sur le verset "et Je mets Mes paroles dans ta bouche" [Yechayahou 51,16]), afin que par les actions de l'homme celui-ci se clarifie lui-même et fasse sortir à la lumière le bien depuis la profondeur ; et par cela cela sera appelé "le labeur de tes mains" (yegia kapekha, Tehilim 128,2).

אֶת הַבְּרָכָה אֲשֶׁר תִּשְׁמְעוּ. הַיְינוּ בְּאִם יָבֹא טוֹבָה לְאָדָם אָז יֵדַע בְּבֵירוּר שֶׁקִּיֵּם רְצוֹן הַש"י, וּבְאִם יֶאֱרַע לוֹ הַהֵיפֶךְ חַס וְשָׁלוֹם, אָז יֵדַע כִּי בֶּטַח עָבַר עַל מִצְוֹת הַש"י אַף שֶׁלֹּא יִתְרָאֶה לְפִי רְאוּת עֵינָיו.

"La bénédiction, si vous écoutez" (Devarim 11,27). C'est-à-dire : s'il vient un bien à l'homme, alors il saura avec clarté qu'il a accompli la volonté du Nom béni soit-Il ; et s'il lui arrive l'inverse, à D.ieu ne plaise, alors il saura que certainement il a transgresse les commandements du Nom béni soit-Il, même si cela ne se montre pas selon ce que voient ses yeux.

הִשָּׁמֶר לְךָ פֶּן תַּעֲלֶה עֹלֹתֶיךָ כוּ׳ כִּי אִם בַּמָּקוֹם כוּ׳. עִנְיַן שֶׁנִּכְפַּל כָּאן אַזְהָרוֹת הִשָּׁמֶר וּפֶן, כִּי עוֹלָה נִקְרָא מָקוֹם שֶׁיַּעֲשֶׂה הָאָדָם מַעֲשֶׂה שֶׁלֹּא יַגִּיעַ לוֹ מִמֶּנָּה שׁוּם הֲנָאָה, כִּי עוֹלָה הוּא כֻּלָּה כָּלִיל לַה׳ שֶׁלֹּא יַגִּיעַ לִבְעָלָיו שׁוּם הֲנָאָה, וְזֹאת אָסוּר לְאָדָם לַעֲשׂוֹת בְּשׁוּם דָּבָר וְעִנְיָן אַחֵר רַק לַה׳ לְבַדּוֹ.

"Garde-toi de peur que tu n'offres tes holocaustes, etc., mais seulement au lieu, etc." (Devarim 12,13-14). Quant à la raison pour laquelle les avertissements "garde-toi" et "de peur" sont ici redoublés : c'est que l'on appelle "olah" (holocauste, offrande entièrement consumée) le cas où l'homme accomplit un acte dont ne lui parvient aucun profit, car l'olah est tout entière consumée pour ה' et il n'en parvient à son propriétaire aucun profit ; et cela, il est interdit à l'homme de le faire pour quelque chose où quelque autre objet - seulement pour ה' seul.

כִּי אִם אֶל הַמָּקוֹם אֲשֶׁר יִבְחַר כוּ'. בָּזֶה נִלְמַד לָאָדָם דֶּרֶךְ הַתְּפִלָּה אֵיךְ לְהִתְפַּלֵּל לַה' כְּמוֹ דְּאִיתָא בַּגְּמָרָא (ברכות כ"ח:) יְכַוֵּן אֶת לִבּוֹ כְּנֶגֶד בֵּית קָדְשֵׁי קָדָשִׁים, הַיְינוּ כְּשֶׁאָדָם יִרְצֶה לְהִתְפַּלֵּל יִרְאֶה מִתְּחִילָּה אִם הַדָּבָר שֶׁרוֹצֶה לְהִתְפַּלֵּל עָלָיו הוּא רְצוֹן הַש"י, זֶה פֵּירוּשׁ יְכַוֵּן אֶת לִבּוֹ כְּנֶגֶד בֵּית קָדְשֵׁי קָדָשִׁים, וּבָזֶה יֵדַע כִּי רְצוֹן הַש"י הוּא אִם יִרְאֶה שֶׁלִּבּוֹ מָלֵא תְּפִלָּה וְשִׂפְתוֹתָיו מְלֵאִים תְּנוּבָה יָבִין כִּי מֵאֵת ה' הוּא כְּמוֹ שֶׁנִּתְבָּאֵר בְּפָרָשַׁת וָאֶתְחַנַּן, וּכְדֶרֶךְ שֶׁאָמַר דָּוִד הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם [דה"א י"ז,כ"ה] "אַתָּה גָּלִיתָ אֶת אֹזֶן עַבְדֶּיךָ עַל כֵּן מָצָא עַבְדְּךָ לְהִתְפַּלֵּל לְפָנֶיךָ".

"Mais seulement vers le lieu que choisira, etc." (Devarim 12,14). En cela est enseigné à l'homme le chemin de la prière, comment prier ה', comme il se trouve dans la Guemara (Berakhot 28b) : qu'il dirige son cœur vers la maison du Saint des Saints.

C'est-à-dire : lorsque l'homme voudra prier, qu'il examine d'abord si la chose sur laquelle il veut prier est la volonté du Nom béni soit-Il ; tel est le sens de "qu'il dirige son cœur vers la maison du Saint des Saints". Et par cela il saura que c'est la volonté du Nom béni soit-Il : s'il voit que son cœur est plein de prière et que ses lèvres sont pleines de fécondité (tenouva - le produit qui pousse de lui-même), il comprendra que cela vient de ה', comme il a été expliqué dans la paracha Vaethanan.

Et c'est ainsi qu'à dit David le roi, la paix soit sur lui [Divre haYamim I 17,25] : "Tu as découvert l'oreille de Ton serviteur, c'est pourquoi Ton serviteur à trouvé de quoi prier devant Toi".

כִּי יַרְחִיב ה' אֱלֹקֶיךָ אֶת גְּבֻלְךָ כוּ' וְאָמַרְתָּ אֹכְלָה בָשָׂר כוּ' בְּכָל אַוַּת נַפְשְׁךָ תֹּאכַל בָּשָׂר. לֹא נֶאֱמַר שֶׁיֵּצְאוּ חוּץ לִגְבוּלָם רַק שֶׁגְּבוּלָם יִתְרַחֵב, כִּי בֶּאֱמֶת מִשֵּׁם הוי"ה הַיְינוּ מִצַּד הַש"י אֲשֶׁר בָּחַר בְּיִשְׂרָאֵל אֵין שׁוּם גְּבוּלִין רַק מֻתָּר לְהִתְפַּשֵּׁט בְּכָל הַטּוֹבוֹת, אַךְ מִשֵּׁם א"ד"נ"י הַיְינוּ הַכָּרַת הָאָדָם וּגְבוּל תְּפִיסָתוֹ מִזֶּה נִצְמַח כָּל הַגְּבוּלִין שֶׁעַד כָּאן מֻתָּר לְהִתְפַּשֵּׁט וּמִכָּאן וְאֵילָךְ אָסוּר, הַיְינוּ כַּמָּה שֶׁיִּמָּצֵא בָּאָדָם כֹּחַ עֲבוֹדָה כָּךְ יוּכַל לְהִתְפַּשֵּׁט אֶת עַצְמוֹ בַּטּוֹבוֹת.

וְזֶה פֵּירוּשׁ "כִּי יַרְחִיב ה' אֱלֹקֶיךָ אֶת גְּבוּלְךָ", כִּי בַּתְּחִילָּה שֶׁהָאָדָם נִכְנָס בַּעֲבוֹדָה אָסוּר לְהִתְפַּשֵּׁט אֶת עַצְמוֹ כִּי כַּאֲשֶׁר יִתְפַּשֵּׁט יוֹתֵר מִדַּאי יוּכַל חַס וְשָׁלוֹם לְהִסְתַּלֵּק מִיִּרְאָה, אַךְ כַּאֲשֶׁר יִתְרַבֶּה בּוֹ כֹּחַ הָעֲבוֹדָה וְהַיִּרְאָה אָז מֻתָּר לְהִתְפַּשֵּׁט יוֹתֵר מֵעֲבוֹדָתוֹ, וְזֶה פֵּירוּשׁ "כִּי יַרְחִיב ה' אֱלֹקֶיךָ אֶת גְּבוּלְךָ", הַיְינוּ שֶׁיִּתֵּן בְּךָ כֹּחַ עֲבוֹדָה כָּל כָּךְ עַד שֶׁיִּסְתַּלְּקוּ וְיָסִירוּ הַגְּבוּלִין מֵאִתְּךָ עַד שֶׁתּוּכַל גַּם לֶאֱכֹל בָּשָׂר וְלֹא תֵּצֵא חוּץ לִגְבוּלְךָ.

"Quand ה' ton Elokim élargira ta frontière, etc., et que tu diras : je mangerai de la viande, etc., selon tout le désir de ton âme tu mangeras de la viande" (Devarim 12,20). Il n'est pas dit qu'ils sortiront hors de leur frontière, mais seulement que leur frontière s'élargira.

Car en vérité, depuis Hachem הוי"ה (le Nom de quatre lettres), c'est-à-dire du côté du Nom béni soit-Il qui a choisi Israël, il n'y a aucune limite, et il est au contraire permis de s'étendre dans tous les biens ; mais depuis Hachem א"ד"נ"י (Ado-nai, le Nom de la maîtrise), c'est-à-dire la conscience de l'homme et la limite de sa saisie, de la poussent toutes les limites : jusqu'ici il est permis de s'étendre, et à partir d'ici c'est interdit. C'est-à-dire : autant que se trouve dans l'homme une force de service (avoda), autant peut-il s'étendre lui-même dans les biens.

Et tel est le sens de "quand ה' ton Elokim élargira ta frontière" : car au commencement, lorsque l'homme entre dans le service, il lui est interdit de s'étendre lui-même, car s'il s'étend plus qu'il ne faut il pourrait, à D.ieu ne plaise, se retirer de la crainte ; mais lorsque se multiplie en lui la force du service et de la crainte, alors il lui est permis de s'étendre au-delà de son service. Et tel est le sens de "quand ה' ton Elokim élargira ta frontière" : c'est-à-dire qu'Il mettra en toi une force de service telle que les limites se retireront et s'écarteront de toi, au point que tu pourras aussi manger de la viande sans sortir hors de ta frontière.

וְנָתַן לְךָ רַחֲמִים וְרִחַמְךָ. אַחַר שֶׁנִּכְתַּב פָּרָשַׁת עִיר הַנִּדַּחַת שֶׁצִּוָּה לַהֲרוֹג כָּל הָעִיר שֶׁנִּרְאֶה לְעַיִן אֱנוֹשִׁי כְּאַכְזָרִיּוּת חֵמָה, עַל זֶה נֶאֱמַר "וְנָתַן לְךָ רַחֲמִים וְרִחַמְךָ" שֶׁעַל יְדֵי שֶׁתְּקַיֵּים מִצְוַת ה' יָבֹא בְּךָ מִדּוֹת רַחְמָנוּת שֶׁתִּהְיֶה רַחֲמָן בְּמָקוֹם שֶׁצָּרִיךְ לְהִתְרַחֵם.

"Et Il te donnera de la miséricorde et Il aura pitié de toi" (Devarim 13,18). Après qu'à été écrite la section de la ir ha-nidahat (la ville dévoyée, entraînée à l'idolâtrie), où il a été ordonné de tuer toute la ville, ce qui paraît à l'œil humain comme une cruauté de fureur, il est dit à ce sujet : "et Il te donnera de la miséricorde et Il aura pitié de toi" - car par le fait que tu accompliras le commandement de ה', viendront en toi des mesures de miséricorde, en sorte que tu sois miséricordieux la où il faut avoir pitié.

עַשֵּׂר תְּעַשֵּׂר אֵת כָּל כוּ' וְאָכַלְתָּ לִפְנֵי ה' אֱלֹקֶיךָ כוּ' מַעְשַׂר דְּגָנְךָ כוּ' לְמַעַן תִּלְמַד לְיִרְאָה כוּ'. מֵהָאֲכִילוֹת הָאֵלּוּ יָבֹא יִרְאָה לְלֵב הָאָדָם, כִּי דַּעַת הָאָדָם מְיֻשֶּׁבֶת עָלָיו בִּמְקוֹמוֹ, וּבְמָקוֹם נָכְרִי אֵין דַּעְתּוֹ מְיֻשֶּׁבֶת עָלָיו, וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יַזְהִיר שֶׁלֹּא יִהְיֶה חִלּוּק וְהֶפְרֵשׁ בְּדַעַת הָאָדָם רַק יִמָּשֵׁךְ אַחַר רְצוֹן הַש"י בְּכָל מָקוֹם בְּדֵעָה שְׁלֵמָה.

"Tu prendras la dîme de tout, etc., et tu mangeras devant ה' ton Elokim, etc., la dîme de ton grain, etc., afin que tu apprennes à craindre, etc." (Devarim 14,22-23). De ces repas viendra la crainte au cœur de l'homme.

Car la conscience (daat) de l'homme est posée sur lui en son propre lieu, mais en un lieu étranger sa conscience n'est pas posée sur lui ; et le Saint béni soit-Il avertit qu'il n'y ait ni division ni différence dans la conscience de l'homme, mais qu'il soit entraîne après la volonté du Nom béni soit-Il en tout lieu, d'une conscience entière.

שִׁבְעָה שָׁבֻעֹת תִּסְפָּר לָךְ מֵהָחֵל חֶרְמֵשׁ בַּקָּמָה כוּ'. "מֵהָחֵל חֶרְמֵשׁ בַּקָּמָה" הַיְינוּ קֹדֶם שֶׁיַּתְחִיל הָאָדָם לָצֵאת לְנִצּוּחַ צָרִיךְ יִשּׁוּב הַדַּעַת וְחֶשְׁבּוֹן גָּדוֹל, כִּי שִׁבְעָה שָׁבוּעוֹת הוּא מְאֹד מְזֻקָּק כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב "מְזֻקָּק שִׁבְעָתָיִם" (תהילים י"ב,ח').

"Sept semaines tu compteras pour toi, depuis que la faucille commence dans les blés sur pied, etc." (Devarim 16,9). "Depuis que la faucille commence dans les blés sur pied" : c'est-à-dire qu'avant que l'homme commence à sortir pour vaincre, il lui faut une assise de la conscience (yichouv ha-daat) et un grand calcul ; car sept semaines, c'est chose très affinée, comme il est écrit : "affine sept fois" (Tehilim 12,8).

וְשָׂמַחְתָּ לִפְנֵי ה' אֱלֹקֶיךָ כוּ' וְהָאַלְמָנָה אֲשֶׁר בְּקִרְבֶּךָ. בְּכָל יָמִים טוֹבִים נֶאֱמַר "אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ" וְכָאן נֶאֱמַר "אֲשֶׁר בְּקִרְבֶּיךָ", כִּי בְּשָׁבוּעוֹת הַיְינוּ מַתַּן תּוֹרָה, וְנֶאֱמַר (נדרים פ"א.) הִזָּהֲרוּ בִּבְנֵי עֲנִיִּים שֶׁמֵּהֶם תֵּצֵא תוֹרָה.

"Et tu te réjouiras devant ה' ton Elokim, etc., et la veuve qui est au milieu de toi" (Devarim 16,11). Pour tous les jours de fête il est dit "qui sont dans tes portes", et ici il est dit "qui sont au milieu de toi" ; car Chavouot, c'est le don de la Tora, et il est dit (Nedarim 81à) : prenez garde aux fils des pauvres, car c'est d'eux que sortira la Tora.

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