"Et ce sera pour vous un tsitsit, et vous le verrez et vous vous souviendrez etc., afin que vous vous souveniez etc." (Nombres 15, 39). Pour comprendre le sujet de ces deux souvenirs, pourquoi.
והיה לכם לציצית וראיתם אותו וזכרתם וגו׳ למען תזכרו וגו׳. להבין ענין ב׳ זכירות הללו למה.
גם להבין איך יהיה מצות ציצית מורה על זכירת כל המצות. הנה ציצית מלשון הסתכלות כמו מציץ מן החרכים שהוא ענין זיו והארה דהיינו שיאיר ויתגלה בחינת גילוי אלהותו ית׳ שממלא כל עלמין וסובב כל עלמין וכולא קמיה כלא חשיב בשמים ממעל ועל הארץ מתחת אין עוד כי נשגב שמו לבדו הודו על ארץ ושמים וגו׳.
הודו הוא זיו והארה ממנו כו׳ כמ״ש במ״א.
"Et ce sera pour vous un tsitsit, et vous le verrez et vous vous souviendrez etc., afin que vous vous souveniez etc." (Nombres 15, 39). Pour comprendre le sujet de ces deux souvenirs, pourquoi.
Aussi pour comprendre comment le commandement du tsitsit indique le souvenir de tous les commandements. Voici, tsitsit a le sens de regarder, comme "il regarde par les fentes" (Cantique des Cantiques 2, 9), qui est le sujet d'une splendeur et d'une illumination, c'est-à-dire qu'il illumine et se révèle l'aspect du dévoilement de Sa divinité, béni soit-Il, qui remplit tous les mondes (memalé kol almin) et qui entoure tous les mondes (sovev kol almin), et tout devant Lui est considéré comme rien, dans les cieux en haut et sur la terre en bas il n'y a rien d'autre, car Son Nom est élevé seul, Sa splendeur sur la terre et les cieux etc.
Sa splendeur est une splendeur et une illumination de Lui etc., comme expliqué ailleurs.
והנה ענין בחינת גילוי זה פי׳ גילוי מציאותו ולא מהותו ח״ו צריך שיתגלה בלב האדם דוקא כמאמר רז״ל הלב רואה כו׳ בקהלת רבה דפ״ז ע״א ר״פ דברתי אני עם לבי, ולא די לו בהסתכלות העינים שהם חב״ד שלו בלבד שלכן נקראים חכמים עיני העדה אלא שצריך שתתפשט עד כי להיות נגעה עד בחי׳ נקודת לבו ממש שיהיה בבחי׳ הלב רואה ומרגיש ומתפעל בהרגשתו דהיינו התפעלות הפחד בלבו או התפעלות כרשפי אש מיסוד האש שבלבו כי להיות המוח עיקרו מיסוד המים והלחות שהוא קר בטבע ואינו פועל בנפשו שום השתנות ויש בו כבידות כידוע שהמים יורדים ממקום גבוה למקום נמוך, כך ראיית עיני השכל שבנפשו האלהית אינו פועל בנפשו החיונית שום התפעלות שיתפעל להשתנות טבעו ומהותו באשר הוא שם ולשנות את טעמו אל ההיפך לגמרי רק הוא כדקאי קאי בבחי׳ כבדות ועצלות במקום נמוך שהיה בו כ״א ע״י שיתלהב ויתלהט בנפשו עד כי נגע עד נקודת לבו ששם הוא יסוד האש העולה למעלה כרשפי אש ושלהבת י״ה כשלהבת העולה מאליה ליפרד מן הפתילה בלי השקט ומנוחה, וכל השתנות הוא ע״י האש דוקא כמו מצרף לכסף וכור לזהב עד כי הגו סיגים מכסף כו׳ [ועמ״ש מענין זה בד״ה ונקדשתי בתוך בנ״י.
Et voici, le sujet de cet aspect de dévoilement, c'est-à-dire le dévoilement de Son existence et non de Son essence, à D.ieu ne plaise, doit se dévoiler dans le cœur de l'homme précisément, comme le dit nos Sages, de mémoire bénie : "le cœur voit" etc. (Kohélet Rabba, début du chapitre 7, folio 7a, au début de "J'ai parlé, moi, avec mon cœur" (Kohélet 1, 16)), et il ne lui suffit pas du regard des yeux, qui sont son 'Habad ('hokhma, bina, daat) seul, c'est pourquoi les sages sont appelés les yeux de l'assemblée, mais il faut qu'il se propage jusqu'à ce qu'il touche jusqu'à l'aspect du point de son cœur vraiment, qu'il soit dans l'aspect du cœur qui voit et sent et s'émeut dans son émotion, c'est-à-dire l'émotion de la crainte dans son cœur ou l'émotion comme des braises de feu du fondement du feu qui est dans son cœur, car le cerveau, son essence est du fondement de l'eau et de l'humidité, qui est froid de nature et n'opère dans son âme aucun changement, et il y a en lui de la lourdeur, comme on le sait, que les eaux descendent d'un lieu élevé vers un lieu bas, ainsi la vision des yeux de l'intellect qui est dans son âme divine n'opère dans son âme vitale aucune émotion pour qu'elle s'émeuve de changer sa nature et son essence là où il est, et de changer son goût vers l'opposé complètement, mais il reste comme il se trouve dans l'aspect de lourdeur et de paresse dans un lieu bas où il était, sinon par le fait qu'il s'enflamme et s'embrase dans son âme jusqu'à ce qu'il touche jusqu'au point de son cœur, où est le fondement du feu qui monte en haut comme des braises de feu et la flamme de ה' comme la flamme qui monte d'elle-même pour se séparer de la mèche sans repos ni tranquillité, et tout changement est par le feu précisément, comme un creuset pour l'argent et un four pour l'or jusqu'à ce qu'il enlève les scories de l'argent etc.
[et voir ce qui est écrit de ce sujet à la fin du discours "Et Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël".
ובד״ה במדבר סיני באהל מועד כי תבאו אל הארץ גבי ונפש כי תקרב ובד״ה ויושט המלך לאסתר את שרביט הזהב]. והארה זו שמתלהט ומתלהב בלב האדם הוא ענין בחי׳ תכלת ולבן שבציצית כי בחינת לבן מורה על האהבה כרשפי אש כשלהבת מתלהב בלב האדם.
Et à la fin du discours "Dans le désert de Sinaï dans la tente d'assignation lorsque vous entrerez dans le pays" au sujet de "Et une âme lorsqu'elle s'approchera" et à la fin du discours "Et le roi étendit vers Esther le sceptre d'or"]. Et cette illumination qui s'embrase et s'enflamme dans le cœur de l'homme est le sujet de l'aspect de tekhelet et de blanc qui sont dans le tsitsit, car l'aspect de blanc indique l'amour comme des braises de feu comme une flamme qui s'embrase dans le cœur de l'homme.
והתכלת מורה על הפחד שבלבו [והיינו כמ״ש בפע״ח שער הציצית פ״ד דלבן נמשך ממוח בינה ותכלת מאבא, ונודע דבינה היא מקור האהבה כרשפי אש וחכמה הוא בחי׳ יראה עילאה ואבא יסד ברתא היא בחינת יראה תתאה וכמ״ש במ״א ע״פ בחכמה יסד ארץ כונן שמים בתבונה ועמ״ש מזה בביאור ע״פ שימני כחותם].
Et le tekhelet indique la crainte qui est dans son cœur [et c'est comme ce qui est écrit dans Pri Ets 'Haïm, porte du tsitsit, chapitre 4, que le blanc est attiré du cerveau de bina et le tekhelet de Abba, et il est connu que bina est la source de l'amour comme des braises de feu, et 'hokhma est l'aspect de crainte supérieure, et Abba a fondé la fille, elle est l'aspect de crainte inférieure, et comme expliqué ailleurs sur le verset "Par la 'hokhma Il a fondé la terre, Il a établi les cieux par la tevouna" (Proverbes 3, 19), et voir ce qui est écrit de cela dans le commentaire sur le verset "Place-moi comme un sceau"].
וזהו שכתוב אין פחד אלקים לנגד עיניו כי כל זמן שהוא עדיין בחי׳ לנגד עיניו שהוא בחי׳ ראיית השכל בלבד אין לו פחד אלהים כי פחד הוא בלב דוקא שתפול עליו אימה ופחד בהתגלות הלב כ י הפחד מושרש ג״כ ביסוד האש שבלב כמו גוון התכלת שבאש ואור הנר התחתון שבפתילה ממש כנודע.
Et c'est ce qui est écrit : "Il n'y a pas de crainte d'Elokim devant ses yeux" (Psaumes 36, 2), car tant qu'il est encore dans l'aspect de devant ses yeux, qui est l'aspect de la vision de l'intellect seul, il n'a pas de crainte d'Elokim, car la crainte est dans le cœur précisément, qu'il tombe sur lui une terreur et une crainte dans le dévoilement du cœur, car la crainte est enracinée aussi dans le fondement du feu qui est dans le cœur, comme la teinte du tekhelet qui est dans le feu et la lumière de la bougie inférieure qui est dans la mèche vraiment, comme on le sait.
והנה ציצית לשון נקבה כי כנסת ישראל מקבלת הארה זו מלמעלה מבחי׳ סובב כל עלמין כמ״ש מציץ מן החרכים מציץ לשון מפעיל ולשון זכר המשפיע שהקב״ה מפעיל ומשפיע הארה זו בכנס״י להיות להם בחינת הארה זו בהתגלות הלב בחי׳ הלב רואה ומרגיש ומתפעל בתגבורת יסוד האש אלהי שבנפש האלקית והיינו ע״י חרכים וחלונות שהוא ענין לב נשבר רוח נשברה וכמאמר פתחי לי וגו׳ וכמ״ש במ״א [ועמ״ש בד״ה ועשית ציץ זהב טהור כו׳ מלשון מציץ מן החרכים והוא אור האהבה רבה הבאה מלמעלה שהיא בחי׳ אהרן זקן אהרן כו׳ ע״ש, ועמ״ש בביאור ע״פ ויקח קרח בענין זקן אהרן שהוא ענין א׳ עם חוטי הציצית, ועיין בפע״ח שער הציצית פ״ג, ועמ״ש מענין אה״ר דאהרן ע״פ בהעלותך את הנרות וע״פ ועשית בגדי קדש לאהרן כו׳ ע״ש. ולפמש״כ דבחי׳ אה״ר דאהרן זהו ענין חוטי הציצית א״כ יובן דבחינת בגדי קדש דאהרן שהם הלבושים הנעשים ממעשה המצות כמש״ש זהו עצמו ענין הרמוז בהטלית וכדלקמן]:
Et voici, tsitsit a le sens du féminin, car Knesset Israël reçoit cette illumination d'en haut de l'aspect qui entoure tous les mondes (sovev kol almin), comme il est écrit "il regarde par les fentes", "regarde" a le sens de l'actif et le sens du masculin qui influence, que le Saint, béni soit-Il, active et influence cette illumination dans Knesset Israël pour qu'ils aient cet aspect d'illumination dans le dévoilement du cœur, l'aspect du cœur qui voit et sent et s'émeut dans la prédominance du fondement du feu divin qui est dans l'âme divine, et c'est par les fentes et les fenêtres, qui est le sujet d'un cœur brisé, un esprit brisé, et comme le dit "Ouvre-moi" etc. (Cantique des Cantiques 5, 2), et comme expliqué ailleurs [et voir ce qui est écrit à la fin du discours "Et tu feras un diadème d'or pur" etc., qui a le sens de "il regarde par les fentes", et c'est la lumière de l'amour grand qui vient d'en haut, qui est l'aspect d'Aharon, le vieux Aharon etc., voir là, et voir ce qui est écrit dans le commentaire sur le verset "Et Kora'h prit" au sujet du vieux Aharon, qui est un même sujet avec les fils du tsitsit, et voir dans Pri Ets 'Haïm, porte du tsitsit, chapitre 3, et voir ce qui est écrit du sujet de l'amour grand d'Aharon sur le verset "Lorsque tu élèveras les lampes" et sur le verset "Et tu feras des vêtements sacrés pour Aharon" etc., voir là.
Et selon ce qui est écrit, que l'aspect de l'amour grand d'Aharon est le sujet des fils du tsitsit, alors on comprendra que l'aspect des vêtements sacrés d'Aharon, qui sont les vêtements faits de l'acte des commandements, comme expliqué là, c'est lui-même le sujet indiqué dans le talit, et comme ci-après] :
ב וזהו פשטתי את כתנתי איככה אלבשנה רחצתי את רגלי איככה אטנפם. שהוא מענה כללות ישראל על מאמר פתחי לי שאמר הקב״ה כי להיות אור ה׳ מאיר ומתגלה בגילוי הלב של אדם להיות כמאמר פתחי לי, צריך להקדים לזה ב׳ בחינות אלו בחי׳ אלבשנה ובחינת אטנפם, ופי׳ וענין בחי׳ אטנפם הוא להיות ממארי דחושבנא לחשוב כל מחשבה דיבור ומעשה אשר לא טובים מיום היותו ואפי׳ חטאת נעורים כי לא די במה שכבר התחרט על עונותיו לכן כתיב רחצתי את רגלי פי׳ שכבר עשיתי תשובה איככה אטנפם איככה אוכל לבזות את עצמי ולטנפם דהיינו להזכירם עוד עלי לפי שקשה עלי הדבר, ורגלי הוא ענין קיום והעמדה של נפש האלהית רק צריך שיהיה תמיד לנגד עיניו כל הימים ויהיה נבזה בעיניו נמאס.
2. Et c'est "J'ai retiré ma tunique, comment la revêtirai-je ?
J'ai lavé mes pieds, comment les salirai-je ?" (Cantique des Cantiques 5, 3). Qui est la réponse de l'ensemble d'Israël sur le dire "Ouvre-moi" que dit le Saint, béni soit-Il, car pour que la lumière de ה' illumine et se révèle dans le dévoilement du cœur de l'homme pour être comme le dire "Ouvre-moi", il faut précéder à cela ces deux aspects, l'aspect de "la revêtirai-je" et l'aspect de "les salirai-je", et l'explication et le sujet de l'aspect de "les salirai-je" est d'être des maîtres du calcul pour calculer toute pensée, parole et action qui ne sont pas bonnes depuis le jour de son existence, et même le péché de la jeunesse, car il ne suffit pas de ce qu'il s'est déjà repenti de ses fautes, c'est pourquoi il est écrit "J'ai lavé mes pieds", c'est-à-dire que j'ai déjà fait techouva, "comment les salirai-je", comment pourrai-je me mépriser moi-même et les salir, c'est-à-dire les rappeler encore sur moi, car la chose m'est difficile, et "mes pieds" est le sujet de l'existence et de la station de l'âme divine, seulement il faut que ce soit toujours devant ses yeux tous les jours et qu'il soit méprisé à ses yeux, abominable.
ובחינת אלבשנה יובן בהקדים מאמר רז״ל תקט״ו תפלות כמנין ואתחנן התחנן משה שיכנס לארץ מפני הרבה מצות מעשיות שנצטוו ישראל ואי אפשר לקיימן כ״א בארץ ישראל, כי המצות מעשיות שנוהגין בחוץ לארץ אינם אלא בערך חלק חמישית מרמ״ח מצות וארבע הידות אינו נוהג כ״א בארץ ישראל דוקא ורובן בזמן שבהמ״ק קיים כמו קרבנות ודומיהן.
Et l'aspect de "la revêtirai-je" se comprendra en précédant le dire de nos Sages, de mémoire bénie : 515 prières comme le nombre de "et je suppliai" (Deutéronome 3, 23), Moché supplia d'entrer dans le pays à cause de beaucoup de commandements pratiques qui furent ordonnés à Israël et qu'il est impossible de les accomplir sinon en terre d'Israël, car les commandements pratiques qui sont en usage hors du pays ne sont qu'en proportion d'une cinquième partie des 248 commandements, et les quatre cinquièmes ne sont en usage que en terre d'Israël précisément, et la plupart au temps où le Beit Hamikdach existait, comme les sacrifices et leurs semblables.
ולהבין למה רצה משה רבינו ע״ה לקיים מצות מעשיות דוקא. אך הנה כתיב וצדקה תהיה לנו כי נשמור לעשות את כל המצוה וגו׳ כי כל המצות נקראים בשם צדקה כי כמו שצדקה היא בחי׳ לבוש כמאמר לבושו צדקה.
וכמאמר רז״ל (פ״ק דב״ב) על פסוק וכבגד עדים כל צדקותינו מה בגד זה כל נימא ונימא מצטרפת לבגד גדול אף צדקה כל פרוטה ופרוטה מצטרפת לחשבון גדול. כך כל המצות הם בחינות לבושין וכל נימא ונימא הם פרטי הלכות כהררים התלוין בשערה מצטרפין לחשבון גדול שהוא בחינת מקיף וסובב כל עלמין [ועמ״ש מענין חשבון גדול בביאור ע״פ וספרתם לכם.
Et pour comprendre pourquoi Moché notre maître, que la paix soit sur lui, voulait accomplir des commandements pratiques précisément. Mais voici, il est écrit : "Et la tsedaka sera pour nous, car nous garderons pour faire tout le commandement" etc.
(Deutéronome 6, 25), car tous les commandements sont appelés du nom de tsedaka, car comme la tsedaka est un aspect de vêtement, comme le dit "Son vêtement est la tsedaka" (Isaïe 59, 17). Et comme le dit nos Sages, de mémoire bénie (premier chapitre de Bava Batra) sur le verset "Et comme un vêtement usé toutes nos tsedakot" (Isaïe 64, 5), de même que ce vêtement, chaque fil et fil se joint pour un grand vêtement, ainsi la tsedaka, chaque piécette et piécette se joint pour un grand compte.
Ainsi tous les commandements sont des aspects de vêtements, et chaque fil et fil sont les détails des halakhot comme des montagnes suspendues à un cheveu, se joignent pour un grand compte, qui est l'aspect de makif et qui entoure tous les mondes (sovev kol almin) [et voir ce qui est écrit du sujet du grand compte dans le commentaire sur le verset "Et vous compterez pour vous".
וע׳ בע״ח שער א״א ספ״ה דחשבון גדול היינו למעלה בא״א בחינת סוכ״ע ולגדולתו אין חקר כו׳ ועמ״ש במ״א ע״פ ואתה מרבבות קדש וע״פ הזהר פ׳ חיי שרה דקכ״ג א׳ גבי מאה שנה כו׳ עד ברזא דמאה ברכאן דכל יומא].
Et voir dans Ets 'Haïm, porte de Atika Kadicha, fin du chapitre 5, que le grand compte est en haut dans Atika Kadicha, l'aspect de sovev kol almin, et à Sa grandeur il n'y a pas de recherche etc., et comme expliqué ailleurs sur le verset "Et Toi des myriades de sainteté" et sur le Zohar, paracha 'Hayé Sarah, folio 123a, au sujet de cent ans etc., jusqu'au secret des cent bénédictions de chaque jour].
והנה כתיב מבלי אשר לא ימצא האדם את המעשה אשר עשה האלהים מראש ועד סוף פי׳ שכך היתה כוונת הבריאה שלא ידע האדם ענין המעשה שבעולם מהו בחינת ראש ומהו בחינת סוף. כמ״ש מזה ע״פ והיה מספר בני ישראל שהרי במדרגת ומעלת הבריאה שהיא דומם צומח חי מדבר הרי האדם שהוא המדבר הוא במעלה ומדרגה גבוה ועולה על כולנה.
Et voici, il est écrit : "De sorte que l'homme ne trouve pas l'œuvre que D.ieu a faite du début jusqu'à la fin" (Kohélet 3, 11), c'est-à-dire qu'ainsi était l'intention de la création, que l'homme ne sache pas le sujet de l'œuvre qui est dans le monde, ce qui est l'aspect de tête et ce qui est l'aspect de fin. Comme expliqué de cela sur le verset "Et sera le nombre des enfants d'Israël", car dans le degré et l'élévation de la création, qui est minéral, végétal, animal, parlant, voici l'homme, qui est le parlant, est dans une élévation et un degré élevé et monte au-dessus de tous.
והרי אנו רואים בחוש שהאדם צריך להחיות את גופו ממיני מאכל הבעל חי ואפי׳ מבחי׳ צומח ודומם כמו מלח כי המאכל אין צריך להאדם והאדם צריך לו וגם אד רבה שהדומם שהוא עפר הנה ארץ ממנה יצא לחם וכל מיני צמחים להחיות את האדם כי סוף מעשה במחשבה תחלה.
Et voici, nous voyons de manière sensible que l'homme a besoin de faire vivre son corps des espèces de nourriture de l'être vivant, et même de l'aspect végétal et minéral, comme le sel, car la nourriture n'a pas besoin de l'homme, et l'homme a besoin d'elle, et aussi la terre grande, que le minéral, qui est la poussière, voici "la terre, d'elle sort le pain" (Job 28, 5) et toutes les espèces de plantes pour faire vivre l'homme, car la fin de l'acte est dans la pensée au début.
וזהו נעוץ תחלתן בסופן וסופן בתחלתן מפני שכשם שהוא ית׳ א״ס כך לפעולותיו אין להם בחי׳ סוף כי בכל בחינה ובחינה שיתכן לומר בחי׳ סוף יתכן לומר ג״כ בחי׳ ראש לפי שבאמת אין להם בחינת ראש ולא בחינת סוף ויש להם כל בחי׳ ראש ובחינת סוף. (ועמ״ש מזה בד״ה אתם נצבים).
וכך הוא הענין בבחינת לבושין שהם מצות מעשיות הנ״ל וכללותן הוא מעשה הצדקה לפי שהוא נותן מיגיעו ועמלו אשר עמל בכל כחות גופו שלכן נק׳ מצוה סתם וכמ״ש במ״א. הנה כתיב והלך לפניך צדקך כבוד ה׳ יאספך כבוד הוא בחינת לבוש כמאמר רבי יוחנן קרא למאני מכבדותא [ועמ״ש סד״ה זאת חנוכת המזבח מענין כבוד שהוא בחי׳ מקיף כו׳ ע״ש].
יאספך הוא ענין אסיפה וכניסה לתוכו להקיפו מכל צדדיו ולהיות לו למחסה ולמסתור כבגד ששומרו מן הצינה וכדכתיב ה׳ שומרך ה׳ צלך שהמצות מעשיות להיותם בחי׳ דומם בחי׳ עשיה גשמיות.
Et c'est "planté leur début dans leur fin et leur fin dans leur début", parce que comme Il est, béni soit-Il, infini, ainsi pour Ses actions ils n'ont pas d'aspect de fin, car dans chaque aspect et aspect où il est possible de dire un aspect de fin, il est possible de dire aussi un aspect de tête, car en vérité ils n'ont pas d'aspect de tête ni d'aspect de fin, et ils ont tout aspect de tête et aspect de fin. (Et voir ce qui est écrit de cela à la fin du discours "Vous vous tenez").
Et ainsi est le sujet dans l'aspect des vêtements, qui sont les commandements pratiques susmentionnés, et leur ensemble est l'acte de la tsedaka, car il donne de sa peine et de son labeur qu'il a peiné dans toutes les forces de son corps, c'est pourquoi il est appelé commandement simplement, et comme expliqué ailleurs. Voici, il est écrit : "Et marchera devant toi ta justice, la gloire de ה' t'assemblera" (Isaïe 58, 8), la gloire est un aspect de vêtement, comme le dit Rabbi Yo'hanan : il appelait ses vêtements "mes honneurs" [et voir ce qui est écrit à la fin du discours "Ceci est la dédicace de l'autel" du sujet de la gloire, qui est un aspect de makif etc., voir là].
"T'assemblera" est le sujet de rassemblement et d'entrée en lui pour l'entourer de tous ses côtés et être pour lui un abri et un refuge, comme un vêtement qui le garde du froid, et comme il est écrit "ה' te garde, ה' est ton ombre" (Psaumes 121, 5), que les commandements pratiques, étant un aspect de minéral, un aspect d'action matérielle.
וכן כל פרטי הלכות שבש״ס להיותם גשמיים בערך יראת ה׳ ואהבתו לזאת הם בחי׳ מקיפין ואהבה ויראה הם בחינת תורת האדם דהיינו שהם מורים ומתגלים בפנימיותו ומהותו כמ״ש וזאת תורת האדם כו׳.
Et ainsi tous les détails des halakhot qui sont dans le Talmud, étant matériels en proportion de la crainte de ה' et de Son amour, pour cela ils sont des aspects de makifin, et l'amour et la crainte sont l'aspect de la Torah de l'homme, c'est-à-dire qu'ils indiquent et se révèlent dans son intériorité et son essence, comme il est écrit "Et ceci est la Torah de l'homme" etc.
ואין זאת אלא יראה כנודע [מענין בזאת יבא אהרן אל הקדש עיין בזהר ר״פ אחרי דף נ״ז ע״ב ועיין בזהר פ׳ בא דל״ז ע״ב ור״פ חקת] שהיא בחינת התכלת שבציצית להיות פחד ה׳ נקבע בלב האדם וכשם שאי אפשר להיות ציצית בלי בגד כך אי אפשר להיות אהבה ויראה בלי הקדמת עשיית כל המצות שהם בחי׳ מקיפין ולבושין כנ״ל. כמ״ש שש שנים תזרע שדך שהם שתא סדרי משנה ושש שנים תזמור כרמך שהם ששה סדרים תלמוד ואספת את תבואתה דהיינו שתאסוף ותלקוט אותם בנפשך כמארז״ל ותלמודו בידו ואז עי״ז תוכל ג״כ שתהיה כבוד ה׳ יאספך וגו׳ [ועמ״ש מענין זה בפ׳ בהר ע״פ כי תבאו אל הארץ כו׳]:
Et ce n'est que la crainte, comme on le sait [du sujet de "Par ceci Aharon entrera dans le sanctuaire", voir dans le Zohar, début de la paracha A'haré, folio 57b, et voir dans le Zohar, paracha Bo, folio 37b, et début de la paracha 'Houkat], qui est l'aspect du tekhelet qui est dans le tsitsit, pour que la crainte de ה' soit fixée dans le cœur de l'homme, et de même qu'il est impossible qu'il y ait un tsitsit sans vêtement, ainsi il est impossible qu'il y ait amour et crainte sans précéder l'accomplissement de tous les commandements, qui sont des aspects de makifin et de vêtements, comme ci-dessus. Comme il est écrit "Six ans tu ensemenceras ton champ" (Lévitique 25, 3), qui sont les six ordres de la Michna, et "six ans tu tailleras ta vigne", qui sont les six ordres du Talmud, "et tu recueilleras sa récolte", c'est-à-dire que tu rassembleras et cueilleras eux dans ton âme, comme le dit nos Sages : "et son Talmud dans sa main", et alors par cela tu pourras aussi que "la gloire de ה' t'assemblera" etc.
[et voir ce qui est écrit de ce sujet dans la paracha Behar sur le verset "Lorsque vous entrerez dans le pays" etc.] :
ג ובזה יובן מאמר רז״ל שהתינוק בבטן אמו מלמדין אותו כל התורה כולה ואח״כ משכחין ממנו כיון שהגיע זמנו להולד בא מלאך וסטרו על פיו [ועמ״ש ג״כ מזה בד״ה שחורה אני ונאוה].
3. Et par cela se comprendra le dire de nos Sages, de mémoire bénie, que l'enfant dans le ventre de sa mère, on lui enseigne toute la Torah entière, et ensuite on la lui fait oublier, dès qu'arrive le temps de naître, vient un ange et le frappe sur sa bouche [et voir ce qui est écrit aussi de cela à la fin du discours "Je suis noire et belle"].
ולהבין למה מלמדין אותו ואח״כ משכחין ממנו אלא לפי שצריך להאיר בו אור ה׳ כדי שיהיה יראתו על פניו ואהבת ה׳ ופחדו בלבו לפיכך מלמדין אותו כל התורה כולה שהיא בחי׳ המקיפים וממנו יאיר לו אור ה׳ וכח אהבה ויראה.
Et pour comprendre pourquoi on lui enseigne et ensuite on la lui fait oublier, mais parce qu'il faut illuminer en lui la lumière de ה' afin que sa crainte soit sur son visage et l'amour de ה' et sa crainte dans son cœur, c'est pourquoi on lui enseigne toute la Torah entière, qui est l'aspect des makifin, et d'elle s'illuminera pour lui la lumière de ה' et la force d'amour et de crainte.
ואח״כ משכחין ממנו בכדי שתהיה זאת עבודת האדם לבחור בטוב. וכמאמר פתחי לי וגו׳.
אך הארת התורה שהאירה הארה גדולה ועצומה בנשמתו בטרם שנתלבשה לגמרי בגוף החומר היא הנותנת כח ועוז שמאיר בה אור התורה אחר שנתלבשה בגוף החומרי שתוכל להפכו מחשוכא לנהורא כו׳ ע״י הארת אור האהבה ויראה המאירים מהתורה כי הרשימו נשאר מהארה הנ״ל שיאיר לו אור האהוי״ר מתוך הרשימו שנשאר אחר השכחה. (וזהו משכני אחריך נרוצה הביאני המלך חדריו דמשכני לשון להבא והביאני לשון עבר והל״ל תביאני.
אלא הפי׳ כי חדר ר״ת חסד דין רחמים וזהו ובדעת חדרים ימלאו כי הדעת הוא המחבר וממשיך התפשטות המוחין בהמדות. והדעת והמדות האלו מהם נמשך הלכות התורה כשר ופסול כו׳ כמ״ש בסש״ב בהקדמה.
וגם כי התורה היא מפתחות הפנימיות וזהו ענין חדריו היינו בתי גואי וזהו הביאני לשון עבר דהיינו כשהנשמה היתה למעלה טרם ירידתה בגוף שמלמדין אותה כל התורה כולה והן הן חדריו ולכן עי״ז גם אח״כ כשנתלבשה בגוף החומרי. עכ״ז משכני ע״י שכבר הביאני כו׳ ונשאר רשימו כו׳ ועמ״ש עוד מענין אחריך נרוצה בד״ה אדם כי יקריב מכם).
וזהו פשטתי את כתנתי איככה אלבשנה פי׳ מאחר שנשכח ממני התורה ע״י המלאך שסטרו על פיו א״כ קשה עלי הדבר להלביש עלי עוד בחינת התורה והמצות שהם בחינת לבושין כנ״ל.
Et ensuite on la lui fait oublier afin que ce soit le service de l'homme de choisir le bien. Et comme le dit "Ouvre-moi" etc.
Mais l'illumination de la Torah qui a illuminé une illumination grande et puissante dans son âme avant qu'elle se revête complètement dans le corps de la matière, elle est celle qui donne force et puissance pour qu'illumine en elle la lumière de la Torah après qu'elle s'est revêtue dans le corps matériel, qu'elle puisse le transformer de l'obscurité à la lumière etc. par l'illumination de la lumière de l'amour et de la crainte qui s'illuminent de la Torah, car le rechimou (trace) reste de l'illumination susdite, qu'illumine pour lui la lumière de l'amour et de la crainte de l'intérieur du rechimou qui reste après l'oubli. (Et c'est "Tire-moi après toi, nous courrons, le roi m'a fait entrer dans ses chambres" (Cantique des Cantiques 1, 4), que "tire-moi" a le sens du futur, et "m'a fait entrer" a le sens du passé, et il aurait fallu "tu me feras entrer".
Mais l'explication, car "chambre" est les initiales de 'hessed, din, ra'hamim, et c'est "Et par la connaissance les chambres seront remplies" (Proverbes 24, 4), car la connaissance est celle qui joint et attire la propagation des mohin dans les middot. Et cette connaissance et ces middot, d'eux sont attirées les halakhot de la Torah, casher et pasoul etc., comme écrit dans le Tanya, dans l'introduction.
Et aussi car la Torah est les clés de l'intériorité, et c'est le sujet de "ses chambres", c'est-à-dire les maisons intérieures, et c'est "m'a fait entrer" a le sens du passé, c'est-à-dire lorsque l'âme était en haut avant sa descente dans le corps, qu'on lui enseigne toute la Torah entière, et ce sont elles ses chambres, et c'est pourquoi par cela aussi ensuite lorsqu'elle s'est revêtue dans le corps matériel. Néanmoins "tire-moi" par le fait qu'il m'a déjà fait entrer etc., et reste un rechimou etc., et voir ce qui est écrit encore du sujet de "après toi nous courrons" à la fin du discours "Un homme lorsqu'il offrira de vous").
Et c'est "J'ai retiré ma tunique, comment la revêtirai-je", c'est-à-dire depuis que m'a été oubliée la Torah par l'ange qui l'a frappé sur sa bouche, ainsi la chose m'est difficile de revêtir sur moi encore l'aspect de la Torah et des commandements, qui sont l'aspect de vêtements, comme ci-dessus.
וזהו וראיתם אותו וזכרתם את כל מצות הוי׳ פי׳ מה שתראו בחינת ציצית שהוא בחינת הארת אהבה ויראה שהם בחי׳ תכלת ולבן שבציצית והן הם תורת האדם היוצאין בנימין ושערות מבחי׳ מקיף ולבוש שהוא בחינת מצות מעשיות שהם הנקראים מצות ה׳ לפי שאין נעשין עצמיות האדם כמו אהבה ויראה וגם הם מצות ה׳ ממש שהקב״ה מניח תפילין ומצלי. וזהו ענין אשר קדשנו במצותיו כי הם מצות שלו ממש.
משא״כ יראה לא שייך גבי הקב״ה לכך כתיב וזאת תורת האדם וגו׳ (עמ״ש סד״ה צאינה וראינה בפי׳ וממדבר מתנה בחינת מדבר הוא כמ״ש ולא ישב אדם שם שהוא למעלה מבחינת אדם משם שרש התורה ומשם נמשכה ונתלבשה בבחינת אדם. וזהו ענין וזאת תורת האדם כו׳, ולפמש״כ משמע דפי׳ וזאת תורת האדם היינו מה שנמשך ונתלבש בחב״ד דמל׳ דאצילות כו׳ ועיין בזח״א עמוד קכ״ו מענין וזאת תורת האדם).
וענין הזכירות הם ב׳ בחינות כנגד תכלת וכנגד לבן כנגד תכלת יזכור על מצות לא תעשה (שהיראה היא מקור לשמירת מל״ת כו׳ ועמ״ש מזה ע״פ שימני כחותם) ולא תתורו אחרי לבבכם ואחרי עיניכם אשר אתם זונים פי׳ תמיד תהיו אתם אצליכם בבחינת זונים ולא תאמרו רחצתי את רגלי כבר כו׳ וכמארז״ל ואפילו כל העולם כולו אומרים לך צדיק אתה היה בעיניך כרשע כו׳ וכנגד לבן יזכור על מצות עשה ועשיתם את כל מצותי והייתם קדושים פי׳ שגם בחי׳ האהבה והיראה שבכם יתעלו בעילוי עד שתהיינה ג״כ נכללות באור המקיף בחינת קדש העליון:
Et c'est "Et vous le verrez et vous vous souviendrez de tous les commandements de ה'", c'est-à-dire ce que vous verrez l'aspect du tsitsit, qui est l'aspect de l'illumination de l'amour et de la crainte, qui sont les aspects de tekhelet et de blanc qui sont dans le tsitsit, et ce sont eux la Torah de l'homme, qui sortent en fils et en cheveux de l'aspect de makif et de vêtement, qui est l'aspect des commandements pratiques, qui sont ceux appelés les commandements de ה', car ils ne deviennent pas l'essence de l'homme comme l'amour et la crainte, et aussi ils sont les commandements de ה' vraiment, que le Saint, béni soit-Il, met les téfilines et prie. Et c'est le sujet de "qui nous a sanctifiés par Ses commandements", car ils sont Ses commandements vraiment.
Ce qui n'est pas le cas de la crainte, qui ne s'applique pas au Saint, béni soit-Il, c'est pourquoi il est écrit "Et ceci est la Torah de l'homme" etc. (voir ce qui est écrit à la fin du discours "Sortez et voyez" dans l'explication de "Et du désert Matana", l'aspect de désert est comme il est écrit "Et aucun homme n'y a habité" (Jérémie 2, 6), qui est au-dessus de l'aspect d'Adam, de là est la racine de la Torah, et de là elle est attirée et se revêt dans l'aspect d'Adam.
Et c'est le sujet de "Et ceci est la Torah de l'homme" etc., et selon ce qui est écrit, il semble que l'explication de "Et ceci est la Torah de l'homme" est ce qui est attiré et se revêt dans le 'Habad de malkhout d'Atsilout etc., et voir dans le Zohar I, page 126, du sujet de "Et ceci est la Torah de l'homme"). Et le sujet des souvenirs sont deux aspects, en regard du tekhelet et en regard du blanc : en regard du tekhelet, il se souviendra des commandements de ne pas faire (que la crainte est la source pour la garde des commandements de ne pas faire etc., et voir ce qui est écrit de cela sur le verset "Place-moi comme un sceau") et "Vous ne suivrez pas après votre cœur et après vos yeux, après lesquels vous vous prostituez" (Nombres 15, 39), c'est-à-dire toujours vous serez, vous auprès de vous, dans l'aspect de ceux qui se prostituent, et vous ne direz pas "J'ai lavé mes pieds" déjà etc., et comme le dit nos Sages : "Et même si tout le monde entier te dit : tu es juste, sois à tes yeux comme un méchant" etc.
Et en regard du blanc, il se souviendra des commandements de faire "Et vous ferez tous Mes commandements et vous serez saints" (Nombres 15, 40), c'est-à-dire que même les aspects de l'amour et de la crainte qui sont en vous s'élèveront dans une élévation jusqu'à ce qu'elles soient aussi incluses dans la lumière du makif, l'aspect de sainteté supérieure :
קיצור הענין כי כוונת הכתוב להזהיר את האדם ולהיות לזכרון תמיד לעיניו גודל מעלת קדושת מצות מעשיות שמהם נעשה לבוש מקיף לנשמתו ושרשו ומקורו מאור מקיף ולבוש עליון שעליו נאמר עוטה אור כשלמה ולבושיה כתלג חיור. כמאמר רז״ל שהקב״ה מתעטף בטלית לבנה כו׳ שהוא מקור ושרש כל המצות שמהם נעשה לבוש לנשמת אדם הנקרא חלוקא דרבנן.
Résumé du sujet : car l'intention de l'Écriture est d'avertir l'homme et d'être pour un souvenir toujours devant ses yeux la grandeur de l'élévation de la sainteté des commandements pratiques, desquels se fait un vêtement makif pour son âme, et sa racine et sa source est de la lumière makif et du vêtement supérieur, sur lequel il est dit "Il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau" (Psaumes 104, 2) et "Ses vêtements comme la neige blanche". Comme le dit nos Sages, de mémoire bénie, que le Saint, béni soit-Il, s'enveloppe dans un talit blanc etc., qui est la source et la racine de tous les commandements, desquels se fait un vêtement pour l'âme de l'homme, appelé 'halouka derabbanan.
והנה גדולת ומעלת לבוש זה וקדושתו יזכור האדם בראיית הציצית שהם רק ד׳ נימין נמשכין מהארת לבוש זה ומן ד׳ נימין אלו שהם ב׳ חוטי תכלת וב׳ חוטי לבן נמשכה הארת דחילו ורחימו לחב״ד של כנסת ישראל שהם כל הנשמות שבישראל והוא נקרא תורת האדם וגו׳.
Et voici, la grandeur et l'élévation de ce vêtement et sa sainteté, l'homme s'en souviendra par la vision des tsitsit, qui ne sont que quatre fils attirés de l'illumination de ce vêtement, et de ces quatre fils, qui sont deux fils de tekhelet et deux fils de blanc, est attirée l'illumination de de'hilo ouré'himo (crainte et amour) vers le 'Habad ('hokhma, bina, daat) de Knesset Israël, qui sont toutes les âmes qui sont en Israël, et il est appelé "la Torah de l'homme" etc.
וא״כ אם מהארת ד׳ נימין לבד נמשכה הארה גדולה כזו דחילו ורחימו של כל נשמות ישראל שמעולם. א״כ מה עצמה וגדלה מאד מאד מעלת קדושת הלבוש כולה בכבודה ובעצמה הנעשה מקיום המצות מעשיות.
Et ainsi, si de l'illumination des quatre fils seuls est attirée une illumination si grande de de'hilo ouré'himo de toutes les âmes d'Israël depuis toujours. Ainsi, quelle force et quelle grandeur très très grande est l'élévation de la sainteté du vêtement tout entier dans sa gloire et en lui-même, qui est fait de l'accomplissement des commandements pratiques.
וכן תלמוד תורה בפיו דעקימת שפתים הוה מעשה. וגם הענין בהלכות כולם הן בדברים גשמיים שלכן הן הם גופי תורה גופי דייקא.
כמ״ש האריז״ל שקדושת הטלית גדלה מעלתה במאד מאד על קדושת הציצית שהם רק נימין הנמשכין מהטלית רק שמפני גודל מעלת קדושתה אינה יכולה להתלבש בטלית הגשמי ממש כמו בציצית ולכן אין בטלית הגשמי שום קדושה כלל ומותר להשתמש בה דברי חול משא״כ בציצית כשרים.
Et de même l'étude de la Torah de sa bouche, car le mouvement des lèvres est considéré comme un acte. Et aussi le sujet dans toutes les halakhot, elles sont dans des choses matérielles, c'est pourquoi elles sont les corps de la Torah, corps précisément.
Comme l'a écrit l'Ari z"l, que la sainteté du talit, son élévation est très très grande par rapport à la sainteté des tsitsit, qui ne sont que des fils attirés du talit, seulement à cause de la grandeur de l'élévation de sa sainteté, elle ne peut pas se revêtir dans le talit matériel vraiment comme dans les tsitsit, et c'est pourquoi il n'y a dans le talit matériel aucune sainteté du tout et il est permis de s'en servir pour des choses profanes, ce qui n'est pas le cas pour des tsitsit casher.