לקוטי תורה

Likouteï Torah — Likkutei Torah, Bamidbar.9

Rabbi Chneour Zalman de Liadi - discours sur Vayikra, Bamidbar, Devarim et Chir HaChirim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

"Je te fiancerai à Moi pour l'éternité. Je te fiancerai à Moi par la justice, etc.

וארשתיך לי לעולם. וארשתיך לי בצדק כו׳ וארשתיך כו׳.

(עיין רבות בא ס״פ י״ח. תרומה פל״ג קרוב לס״פ.

ובפ׳ עקב גבי ד״א ושמר לך). הנה כנסת ישראל שהיא מקור כל נשמות ישראל נק׳ כלה ע״ש הפסוק כלתה נפשי כמ״ש ואל אישך תשוקתך.

כי תשוקתה לדבקה במקורה וחיי החיים ית׳ בכלות הנפש וכמ״ש אלקים אל דמי לך אל תחרש ואל תשקוט אל (ע׳ בזהר ח״א קע״ח ב׳ ע״ז ב׳ פ״ו ב׳. ח״ב ק״מ א׳ רנ״ו ב׳), וכן בפרטות נשמות כאו״א מישראל הנה כתיב נר אלקי׳ נשמת אדם שיש בטבעה לעלות למעלה כאור הנר וכשלהבת העולה מאליה לדבקה בו ית׳ בכלות הנפש ממש.

אך והוא ימשול בך שבע״כ אתה חי והחיות רצוא ושוב לירד ולהתלבש בגוף ולכן גם למטה אחר התלבשותה בגוף הנה זהו עיקר עבודת האדם להיות נכספה וגם כלתה נפשו ממש אליו ית׳. והנה יש שני בחי׳ בענין כלות הנפש וזהו הענין של שני בחי׳ כלה שהוזכרו בגמרא (פ״ב דכתובות) כלה אחת היינו כלה נאה וחסודה וע״ז נאמר כלתה נפשי לחצרות ה׳ (רבות ויחי פצ״ט קרוב לר״פ, נשא רפ״י ס״פ י״ג גבי ביום הששי קערת כסף).

והב׳ כלה כמות שהיא אפי׳ חיגרת או סומא ע״ז נאמר לבי ובשרי ירננו אל אל חי. וביאור הענין כי הנה האותיות נק׳ אבנים וצירופיהם נקראו בתים וחצרות כמ״ש בספר יצירה שתי אבנים בונות שני בתים כו׳ לפי שהאותיות הדבור שבאדם נחשבות לבחי׳ דומם לגבי מהות השכל.

"Je te fiancerai à Moi pour l'éternité. Je te fiancerai à Moi par la justice, etc.

Je te fiancerai, etc." (Osée 2, 21). (Voir les Rabbot, Bo, fin du chapitre 18.

Terouma, chapitre 33, proche de la fin du chapitre. Et dans la paracha Ekev au sujet de "autre explication : et garde-toi").

Voici que Knesset Israël, qui est la source de toutes les âmes d'Israël, est appelée fiancée, d'après le verset "mon âme a expiré", comme il est écrit "et vers ton mari sera ton désir" (Genèse 3, 16). Car son désir est de s'attacher à sa source et à la vie des vies, béni soit-Il, dans le kelot hanefech (l'expiration de l'âme), et comme il est écrit "Elokim, ne reste pas silencieux, ne te tais pas et ne demeure pas en repos, El" (Psaumes 83, 2) (voir à ce sujet Zohar I, 178b, 77b, 86b.

II, 140a, 256b). Et de même en particulier, les âmes de chacun d'Israël : voici qu'il est écrit "une lampe de Elokim est l'âme de l'homme" (Proverbes 20, 27), qui a dans sa nature de monter vers le haut comme la lumière de la lampe et comme la flamme qui monte d'elle-même, pour s'attacher à Lui, béni soit-Il, dans le kelot hanefech véritablement.

Mais "et lui dominera sur toi" (Genèse 3, 16) : malgré toi tu vis, et la vitalité est ratso vachov pour descendre et se revêtir dans le corps. C'est pourquoi, même en bas, après son revêtement dans le corps, voici que c'est là l'essentiel du service de l'homme : que son âme languisse et aussi qu'elle expire véritablement vers Lui, béni soit-Il.

Et voici qu'il y a deux aspects dans le sujet du kelot hanefech, et c'est le sujet des deux aspects de fiancée mentionnés dans la Guemara (chapitre 2 de Ketoubot) : une fiancée, c'est-à-dire une fiancée belle et gracieuse, et sur cela il est dit "mon âme a expiré vers les cours de ה'" (Psaumes 84, 3) (Rabbot, Vaye'hi, chapitre 99, proche du début du chapitre ; Nasso, début du chapitre 10, fin du chapitre 13, au sujet de "au sixième jour, un plat d'argent"). Et la seconde : une fiancée telle qu'elle est, même boiteuse ou aveugle ; sur cela il est dit "mon cœur et ma chair jubileront vers le El vivant" (Psaumes 84, 3).

Et l'explication du sujet : voici que les lettres sont appelées pierres, et leurs combinaisons sont appelées maisons et cours, comme il est écrit dans le Sefer Yetsira "deux pierres construisent deux maisons, etc.", parce que les lettres de la parole qui est dans l'homme sont considérées comme l'aspect du minéral par rapport à l'essence de l'intellect.

והנה ריבוי התחלקות העולמות לאין מספר לכמה מיני רבבות מדרגות חלוקות זו מזו כמ״ש ועלמות אין מספר וכן מלאכים ונשמות הצדיקים שאין חב״ד ומדות של זה דומה לזה כולם הם נמשכים ונשפעים מבחינת צירופי אותיות דבר ה׳ המהוה אותם מאין ליש שהם בחינת דומם לגבי מהות מקור חוצבה שבעולם האצילות (ע׳ באגה״ק ד״ה ויעש דוד שם ועמ״ש בפ׳ בראשית בד״ה ולהבין בתוספת ביאור ענין וייצר כו׳ ועמש״ל ע״פ והיה מספר בני ישראל בענין ארץ לא שבעה מים). והנה גם מקורן ושרשן בעולם האצילות דאיהו וגרמוהי חד שהם בחינת אלקות ואור א״ס ב״ה מופשט מכל בחי׳ גדר ומדה וגבול על כל זה מאחר שהם מקור לבחי׳ העולמות שנמשך מהם למטה יש שם למעלה בכח כל כך כחות והמשכות שיתהווה מהם בחי׳ התחלקות העולמות בפועל ממש (ועד״ז יובן מ״ש באגה״ק ד״ה איהו וחיוהי וקרוב לומר שגם האלפים ורבבות עלמין דיתבין בגלגלתא כו׳ אינן עלמין ממש כו׳ ור״ל שהם ג״כ בחי׳ אותיות שכשיומשכו למטה יתהוה מהם כ״כ עלמין בפועל ממש) וכמשל אותיות הדבור בעודן בכח חכמתו ולגבי א״ס ב״ה עצמו הסובב כל עלמין גם הם נקראים בחי׳ אותיות שהוא בחינת דומם כאבנים שהן במדרגה תחתונה שבעשי׳ כמ״ש כולם בחכמה עשית.

שאפילו בחינת ומדרגת חכמה נחשבת לבחי׳ עשייה גשמיות אצלו ית׳ (כמ״ש בלק״א), ומה שנק׳ בחי׳ אלקות היינו שהם בחי׳ אלקות שהם בחי׳ א״ס ב״ה שלא נתצמצם ונגבל בבחי׳ כלי. אבל אינם בערך א״ס ב״ה בעצמו ובכבודו ממש רק הארה וזיו המתפשט מעצמות א״ס ב״ה וכמשל זיו השמש המתפשט מגוף השמש כמ״ש במ״א.

Et voici : la multiplicité de la division des mondes, sans nombre, en plusieurs espèces de myriades de degrés distincts les uns des autres, comme il est écrit "et des jeunes filles sans nombre" (Cantique des Cantiques 6, 8), et de même les anges et les âmes des justes, dont le 'Habad ('hokhma, bina, daat) et les middot de l'un ne ressemblent pas à ceux de l'autre : tous sont attirés et déversés depuis l'aspect des combinaisons des lettres de la parole de ה', qui les fait exister de l'ayin (le néant) au yech (l'être, le moi), lesquelles sont l'aspect du minéral par rapport à l'essence de la source de leur extraction qui est dans le monde d'Atsilout (voir dans Igueret Hakodech, au début du discours "Et David fit un nom", là, et ce qui est écrit dans la paracha Beréchit, au début du discours "Et pour comprendre, avec un supplément d'explication, le sujet de Et Il forma, etc.", et ce qui a été expliqué plus haut sur le verset "Et le nombre des enfants d'Israël sera", au sujet de "une terre que l'eau n'a pas rassasiée"). Et voici : même leur source et leur racine dans le monde d'Atsilout, "Lui et Ses organes sont un", qui sont l'aspect de la divinité et de l'Or Ein Sof (lumière infinie), béni soit-Il, dégagé de tout aspect de limite, de mesure et de borne : malgré tout cela, puisqu'elles sont la source de l'aspect des mondes qui est attiré d'elles vers le bas, il y a là-haut, en puissance, tant de forces et d'attractions que de cela viendra à l'existence l'aspect de la division des mondes en acte véritablement (et de la même manière on comprendra ce qui est écrit dans Igueret Hakodech, au début du discours "Lui et Ses vitalités", et il est proche de dire que même les milliers et les myriades de mondes qui siègent dans le crâne, etc., ne sont pas des mondes véritablement, etc. ; et l'intention est qu'eux aussi sont l'aspect de lettres, de sorte que, lorsqu'ils seront attirés vers le bas, tant de mondes viendront à l'existence d'eux en acte véritablement).

Et comme l'exemple des lettres de la parole, tant qu'elles sont encore en puissance dans Sa 'hokhma : et par rapport à l'Or Ein Sof, béni soit-Il, Lui-même, qui est sovev kol almin (qui entoure tous les mondes), elles aussi sont appelées l'aspect de lettres, qui est l'aspect du minéral, comme des pierres qui sont au degré le plus bas de Assiya, comme il est écrit "Tu as tout fait avec 'hokhma" (Psaumes 104, 24). Car même l'aspect et le degré de 'hokhma est considéré comme un aspect de Assiya matérielle auprès de Lui, béni soit-Il (comme il est écrit dans Likoutei Torah de l'Ari z"l) ; et ce qu'on appelle aspect de divinité signifie qu'ils sont un aspect de divinité, qui sont un aspect d'Or Ein Sof, béni soit-Il, qui ne s'est pas contracté ni limité dans un aspect de keli.

Mais ils ne sont pas à la mesure de l'Or Ein Sof, béni soit-Il, en Lui-même et en Sa gloire véritablement, seulement une illumination et un éclat qui se répand depuis l'essence de l'Or Ein Sof, béni soit-Il, et comme l'exemple de l'éclat du soleil qui se répand du corps du soleil, comme il est écrit ailleurs.

וכמו בדבור האדם עם היות שאין ערך בו לגבי מהות שכלו על כל זה הארת השכל מתפשט ומתגלה בדבורו ואי אפשר להשכיל לזולתו כ״א דרך העברת הקול ודבור. והדבור שלו נעשה שכל לחבירו.

כך כביכול הארת עצמות א״ס ב״ה מתגלה ע״י בחי׳ אותיות שהם הם מקורי ושרשי המשכת החיות מאור א״ס ב״ה להתלבש ולהשפיע החיות בעולמות עליונים ותחתונים ובחי׳ אותיות שבעולם העליון שהוא מדרגה תחתונה שבו נעשה בחי׳ ראש ושכל לעולם שלמטה ממנו וכמ״ש בד״ה ועתה יגדל נא גבי כאשר דברת לאמר, ולכן נקרא בחי׳ מקור ושורש המשכת החיות בשם חצרות שדרך שם עובר החיות והשפעה שמשפיע לנבראים. ויש בהם ב׳ בחי׳ המשכות.

אחד הוא לחיצונית העולמות ונק׳ חצר החיצונה והב׳ הוא לפנימית העולמות שהם בחי׳ אותיות התורה והתפלה ונשמות הצדיקים ונק׳ חצר הפנימית נוכח בית המלך:

Et comme dans la parole de l'homme : bien qu'il n'y ait en elle aucune mesure par rapport à l'essence de son intellect, malgré tout cela l'illumination de l'intellect se répand et se révèle dans sa parole, et il est impossible de faire comprendre à autrui sinon par la voie de la transmission de la voix et de la parole. Et sa parole devient intellect pour son prochain.

Ainsi, pour ainsi dire, l'illumination de l'essence de l'Or Ein Sof, béni soit-Il, se révèle par l'intermédiaire de l'aspect des lettres, qui sont précisément les sources et les racines de l'attraction de la vitalité depuis l'Or Ein Sof, béni soit-Il, pour se revêtir et déverser la vitalité dans les mondes supérieurs et inférieurs. Et l'aspect des lettres qui est dans le monde supérieur, lequel est le degré inférieur en lui, devient un aspect de tête et d'intellect pour le monde qui est au-dessous de lui, comme il est écrit au début du discours "Et maintenant, que se magnifie donc", au sujet de "comme Tu as parlé en disant" ; et c'est pourquoi l'aspect de la source et de la racine de l'attraction de la vitalité est appelé du nom de cours, car c'est par là que passent la vitalité et l'influx qu'Il déverse aux créatures.

Et il y a en elles deux aspects d'attractions. L'un est pour l'extériorité des mondes, et il est appelé la cour extérieure ; et le second est pour l'intériorité des mondes, qui sont l'aspect des lettres de la Torah et de la téfila et des âmes des justes, et il est appelé la cour intérieure, en face de la maison du Roi.

ב וזהו כלתה נפשי לחצרות ה׳. נפשי הוא מקור נש״י שהיא מלכות דאצילות המתלבשת בבי״ע וחפצה ותשוקתה להיות במקורה ושרשה באצילות אשר שם הוא החצרות ה׳ המשכת החיות מאור א״ס ב״ה הממשיך ומשפיע לה חיות ובירידתה למטה בבי״ע כלתה נפשה תיכף לדבקה במקורה ושרשה וחיותה.

וכמו שהאדם תאב לחיי נפשו כמ״ש נפשי אויתיך כו׳ וכמ״ש במ״א (וע׳ בזהר ויחי דרמ״ח ע״ב). וכן למטה הנה זהו בעבודת האדם לדבקה בו ית׳ בדבורי ומחשבות אותיות התורה והתפלה שהם הם חצרות ה׳ והמשכת אלקות מאור א״ס ב״ה.

והנה יש שני בחי׳. בחי׳ חצר.

ובחי׳ בית.

2. Et c'est là : "mon âme a expiré vers les cours de ה'".

"Mon âme", c'est la source des âmes d'Israël, qui est malkhout d'Atsilout se revêtant dans Beria, Yetsira et Assiya, et son vouloir et son désir sont d'être dans sa source et sa racine en Atsilout, là où sont les cours de ה', l'attraction de la vitalité depuis l'Or Ein Sof, béni soit-Il, qui attire et lui déverse la vitalité ; et dans sa descente en bas, dans Beria, Yetsira et Assiya, son âme expire aussitôt pour s'attacher à sa source, à sa racine et à sa vitalité. Et comme l'homme a soif de la vie de son âme, comme il est écrit "mon âme Te désire, etc." (Isaïe 26, 9), et comme il est écrit ailleurs (et voir Zohar, Vaye'hi, 248b).

Et de même en bas, voici que ceci est dans le service de l'homme : s'attacher à Lui, béni soit-Il, par les paroles et les pensées des lettres de la Torah et de la téfila, qui sont précisément les cours de ה' et l'attraction de la divinité depuis l'Or Ein Sof, béni soit-Il. Et voici qu'il y a deux aspects : l'aspect de cour, et l'aspect de maison.

ושתיהן הן בחי׳ אבנים רק בית הוא מקורה והחצר אין לה גג. וככה ממש יש ב׳ בחי׳ בעבודת ה׳.

הנה יש מי שהוא עוסק בתורה ותפלה ומכוין את לבו לאותיות שבהם לבדם כי גם זו דרך ישרה כמ״ש במ״א. הנה אין מלובש בהם רק כח המחשבה לבד בלא כח השכליות וכיון ששכלו פנוי הרי יכול ליפול בשכלו מחשבות חוץ כמשל החצר שאין לה גג שהמטר יורד לתוכו.

לפיכך מי שהוא בעל שכל ואין מחשבתו יכולה להלביש את שכלו. הנה זאת עצתו להעמיק דעתו ושכלו לפירוש המלות שבתפלה עד מקום שידו מגעת ובעיון שכלו בעסק התורה בפרד״ס וזה נק׳ פנימית התורה ובחי׳ זו נק׳ בית שהוא פנימי וגם הוא מקורה שכל עצמיותו מראשו ועד רגלו מלובש ומעוטף בו (וע׳ בזהר ח״ג ער״ה א׳ גבי המקרה במים כו׳ ובהרמ״ז שם).

וז״ש בזהר דאורייתא היכלא עילאה דקוב״ה דתמן יתיב מלכא והיינו פנימיות התורה שהיא פי׳ וטעמי התורה שמלובש בהן חכמה עילאה רק כשמבין בפשטי התורה וגם פירוש המלות שבתפלה לפי פשוטו נק׳ בתים והיכלות דעשייה וכל זה הוא בחי׳ כלה נאה וחסודה דהיינו מי שכל ימיו בתורת ה׳ חפצו ולא סר ממנה ימין ושמאל ונפשו האלקית היא העיקרית בו:

Et toutes deux sont l'aspect de pierres ; seulement, la maison est couverte, et la cour n'a pas de toit. Et ainsi véritablement, il y a deux aspects dans le service de ה'.

Voici qu'il en est qui s'occupe de Torah et de téfila et qui dirige son cœur vers les lettres qui s'y trouvent seulement, car cela aussi est une voie droite, comme il est écrit ailleurs. Voici qu'il n'est revêtu en elles que la force de la pensée seule, sans la force de l'intellectualité ; et puisque son intellect est vacant, il peut alors tomber dans son intellect des pensées étrangères, à l'exemple de la cour qui n'a pas de toit, en laquelle la pluie descend.

C'est pourquoi, celui qui est maître d'intellect et dont la pensée ne peut revêtir son intellect, voici quel est son conseil : approfondir sa daat et son intellect dans l'explication des mots de la téfila, jusqu'au lieu où sa main atteint, et dans l'étude de son intellect dans l'occupation de la Torah selon le Pardès ; et cela est appelé l'intériorité de la Torah, et cet aspect est appelé maison, car elle est intérieure, et elle est aussi couverte, de sorte que toute son essence, de sa tête jusqu'à son pied, y est revêtue et enveloppée (et voir Zohar III, 275a, au sujet de "Celui qui couvre d'eaux, etc.", et dans le Ramaz, là). Et c'est ce qui est dit dans le Zohar, que la Torah est le palais suprême de Koudcha Berikh Hou, car là siège le Roi ; et c'est l'intériorité de la Torah, qui est l'explication et les raisons de la Torah, en lesquelles est revêtue la 'hokhma supérieure.

Seulement, lorsqu'on comprend les sens simples de la Torah, et aussi l'explication des mots de la téfila selon son sens simple, cela est appelé maisons et palais de Assiya. Et tout cela est l'aspect de la fiancée belle et gracieuse, c'est-à-dire celui dont tous les jours sont dans la Torah de ה', son désir, et qui ne s'en écarte ni à droite ni à gauche, et dont la nefech élokit (âme divine) est l'essentiel en lui.

ג אך מי שהעביר את הדרך שהוא בחי׳ חיגרת או סומא וכמ״ש עינים להם ולא יראו ונפשו הבהמית היא שמושלת בו וע״כ אין לו כלות הנפש לחיי נפשו האלקית מאחר שהיא במאסר הגוף ונפש החיונית הבהמית. הנה זאת עצתו להיות אעפ״כ בבחי׳ כלה וע״ז אמרו כלה כמות שהיא.

כי להיותו חיגרת או סומא מצד נפשו הבהמית אין זה מונע מלהיות בחי׳ כלה מצד נפשו האלקית ע״י בחי׳ לבי ובשרי ירננו אל אל חי. כי הנה הלב והבשר לפי שהם כלים גשמיים אינם יכולים להיות תשוקתם וחפצם למקור חיותם לאור א״ס ב״ה המשפיע חיותם כי גברו הצמצוצים והמסכים ורבו למאד בהסתר ובהעלם אחר העלם ע״כ אינם נכספים וכלות לחצרות ה׳ שהוא מקור וחיי הנפש כ״א כאשר ירננו אל אל חי והוא כאשר יתבונן באמונה האמיתית בה׳ שהוא למעלה מעלה מבחי׳ סוכ״ע שאינו בגדר ובחי׳ עלמין כלל רק לפי שכלנו הדל שאין אנו משיגים אותו אומרים עליו שהוא ממכ״ע וסוכ״ע.

אבל באמת הוא רם ונשא וגבוה מאד אפי׳ מבחי׳ סוכ״ע שהוא שייך בענין השפעה לנבראים והמשכת החיות לאמר שבחי׳ ההשפעה אינה מתלבשת ונתפסת בתוך עלמין רק שהוא למעלה מהם וסובב עליהן.

3. Mais celui qui a quitté la voie, qui est l'aspect de la boiteuse ou de l'aveugle, et comme il est écrit "ils ont des yeux et ne voient pas" (Psaumes 115, 5), et dont la nefech habéhamit (âme animale) est celle qui domine en lui, et c'est pourquoi il n'a pas de kelot hanefech pour la vie de sa nefech élokit, puisqu'elle est dans la prison du corps et de l'âme vitale animale : voici quel est son conseil, être néanmoins dans l'aspect de fiancée, et c'est à ce sujet qu'ils ont dit : une fiancée telle qu'elle est.

Car, du fait qu'elle est boiteuse ou aveugle du côté de sa nefech habéhamit, cela n'empêche pas d'être l'aspect de fiancée du côté de sa nefech élokit, par l'aspect de "mon cœur et ma chair jubileront vers le El vivant". Car voici : le cœur et la chair, parce qu'ils sont des kelim matériels, ne peuvent avoir leur désir et leur vouloir vers la source de leur vitalité, vers l'Or Ein Sof, béni soit-Il, qui déverse leur vitalité, car les tsimtsoumim (retraits) et les massakhim ont prévalu et se sont beaucoup multipliés dans la dissimulation et dans l'occultation après l'occultation ; c'est pourquoi ils ne languissent ni n'expirent vers les cours de ה', qui sont la source et la vie de l'âme, sinon lorsqu'ils jubileront vers le El vivant.

Et c'est lorsqu'il méditera dans la foi véritable en ה', qui est bien au-dessus de l'aspect de sovev kol almin, lequel n'est pas du tout dans la limite ni dans l'aspect des mondes ; seulement, selon notre intellect pauvre, qui ne Le saisit pas, nous disons de Lui qu'Il est memalé kol almin (qui remplit tous les mondes) et sovev kol almin. Mais en vérité, Il est élevé, exalté et très haut, même au-dessus de l'aspect de sovev kol almin, lequel a trait au sujet de l'influx vers les créatures et de l'attraction de la vitalité, en ce que l'on dit que l'aspect de l'influx ne se revêt pas et n'est pas saisi à l'intérieur des mondes, mais qu'Il est au-dessus d'eux et les entoure.

והנה ענין השפעה אינו שייך כ״א בבחי׳ אותיות הנ״ל וכשצריך להשפיע השכלה לזולתו כו׳. אבל מצד עצמותו  ומהותו קודם שבא לבחי׳ השפעה לא שייך בחי׳ עלמין כלל לא בחי׳ ממלא ולא בחי׳ סובב וכאשר יעמיק שכלו ובינתו בזה יתעורר ויקוד יקד אש בלבו להתלהב ולהתלהט להיות הלב גשמי ממש נמס ותשתפך נפשו בכלות הנפש ממש לדבקה בו ית׳.

Et voici : le sujet de l'influx n'a trait qu'à l'aspect des lettres susdites, et lorsqu'il faut déverser une intellection à autrui, etc. Mais du côté de Son essence et de Son être, avant qu'Il ne vienne à l'aspect de l'influx, l'aspect des mondes n'a aucunement trait, ni l'aspect de memalé, ni l'aspect de sovev.

Et lorsqu'il approfondira son intellect et sa bina en cela, il s'éveillera, et un feu brûlera, brûlera dans son cœur, pour s'enflammer et s'embraser, de sorte que le cœur matériel véritablement fonde, et que son âme se répande dans le kelot hanefech véritablement, pour s'attacher à Lui, béni soit-Il.

וכאשר יעמיק שכלו ובינתו בענין הנ״ל הנה מחמת שהתבוננות הנ״ל הוא ממקום גבוה מאוד דהיינו בחי׳ עצמותו ומהותו ית׳ ולפניו כחשכה כאורה לכן יכולה היא ההתבוננות הנמשך מזה לנגוע גם עד לבו ובשרו הגשמיות להיות גם הם תשוקתם וחפצם לכלות אליו ית׳ לדבקה בו בכלות הנפש ממש וזהו לבי ובשרי ירננו אל אל חי בעצמו ובכבודו קודם שבא לידי בחי׳ המחיה ומשפיע לזולתו כנודע שכל מה שהוא בחי׳ עליונה יותר יכולה היא לירד ולהתפשט למטה יותר ועי״ז באה ונגעה עד הלב כו׳. (ועמ״ש בפ׳ משפטים ע״פ לא תהיה משכלה ועקרה בענין שכשכנס״י היא בבחי׳ עקרה שאינה מולדת אהבה ויראה העצה הוא ותתפלל חנה על הוי׳ למעלה מבחי׳ שם הוי׳ כו׳ ע״ש, ועמ״ש בפ׳ יתרו בביאור ע״פ משה ידבר בשם האדרא רבא ששלש עולמות בי״ע שרשם מהתיקון הראשון די״ג ת״ד דא״א מי אל כמוך כו׳ ע״ש, ואפשר שזהו לבי ובשרי ירננו אל אל כו׳ וע״ש בד״ה מראיהם ומעשיהם).

וזהו וארשתיך לי לעולם כי בזמן שאין בהמ״ק קי ים נק׳ כנס״י סוכת דוד הנופלת מחמת שיש לה עליות וירידות ותמיד היא בבחי׳ נופלת שעולה ויורדת וגם למטה בכללות ישראל בעבודתם עולים ויורדים, אבל לע״ל כתיב אקים את סוכת דוד הנופלת שתהא קמה וגם נצבה לעולם בלי הפסק שלא תהי׳ בבחי׳ נפילה ח״ו. וזהו שאנו אומרים ומבקשים קדשנו במצותיך.

ופעם אנו אומרים אשר קדשנו במצותיו שכבר קדשנו והיינו לפי שעכשיו בקדושין אלו יש בחי׳ ירידה עדיין לכן אנו אומרים ומבקשים קדשנו במצותיך קדשנו לעולם שיהי׳ בלי הפסק ח״ו (וע׳ בזהר ויקרא ד״ו ע״ב וברע״מ פ׳ תצא דרע״ז ע״א):

Et lorsqu'il approfondira son intellect et sa bina dans le sujet susdit, voici que, du fait que la méditation susdite vient d'un lieu très élevé, c'est-à-dire l'aspect de Son essence et de Son être, béni soit-Il, et que devant Lui l'obscurité est comme la lumière, cette méditation qui est attirée de là peut donc atteindre jusqu'à son cœur et à sa chair matériels, pour que eux aussi aient leur désir et leur vouloir d'expirer vers Lui, béni soit-Il, pour s'attacher à Lui dans le kelot hanefech véritablement. Et c'est là : "mon cœur et ma chair jubileront vers le El vivant", en Lui-même et en Sa gloire, avant qu'Il ne vienne à l'aspect de Celui qui vivifie et qui déverse à autrui ; comme il est connu, que tout ce qui est un aspect plus supérieur peut descendre et se répandre plus bas, et par cela elle vient et atteint jusqu'au cœur, etc.

(Et voir ce qui est écrit dans la paracha Michpatim sur le verset "tu ne seras pas privée d'enfants ni stérile", au sujet de ce que, lorsque Knesset Israël est dans l'aspect de stérile, qui n'enfante pas l'amour et la crainte, le conseil est : "et 'Hanna pria sur Havaya", au-dessus de l'aspect du nom Havaya, etc., voir là ; et voir ce qui est écrit dans la paracha Yitro, dans l'explication sur le verset "Moché parlera", au nom de l'Idra Rabba, que les trois mondes de Beria, Yetsira et Assiya ont leur racine depuis le premier tikoun des treize tikouné dikna d'Atika Kadicha, "qui est un El comme Toi, etc.", voir là ; et il est possible que ce soit là : "mon cœur et ma chair jubileront vers le El, etc.", et voir là, au début du discours "Leur aspect et leurs actes"). Et c'est là : "Je te fiancerai à Moi pour l'éternité", car au temps où le Beit Hamikdach n'existe pas, Knesset Israël est appelée la souka de David qui est tombée, du fait qu'elle a des montées et des descentes, et qu'elle est toujours dans l'aspect de tombée, qui monte et qui descend ; et de même en bas, dans la généralité d'Israël, dans leur service, ils montent et descendent.

Mais dans l'avenir il est écrit : "J'érigerai la souka de David qui est tombée" (Amos 9, 11), pour qu'elle se tienne debout et aussi qu'elle soit dressée pour l'éternité, sans interruption, afin qu'elle ne soit pas dans l'aspect de chute, à D.ieu ne plaise. Et c'est ce que nous disons et demandons : "Sanctifie-nous par Tes commandements".

Et une fois nous disons : "qui nous a sanctifiés par Ses commandements", car Il nous a déjà sanctifiés ; et c'est parce que maintenant, dans ces fiançailles, il y a encore l'aspect de descente ; c'est pourquoi nous disons et demandons : "Sanctifie-nous par Tes commandements", sanctifie-nous pour l'éternité, afin que ce soit sans interruption, à D.ieu ne plaise (et voir Zohar, Vayikra, 6b, et dans le Raaya Mehemna, paracha Tetsé, 277a).

ד והנה ענין הקדושין ומאמר ענין א׳ הוא. וביאור הענין ע״ד מ״ש את ה׳ האמרת היום.

ופי׳ האמרת לשון מפעיל שהפעלת האמירה בו ית׳ ע״י עסק התורה כמ״ש במ״א. והנה באמירה זו שהוא בחי׳ אותיות התורה מתגלה בו הארת עצמות א״ס ב״ה עם היות שאינה מבחינתו ולא כערכו כלל, כמשל דבור גשמי שבאדם שבו משכיל לזולתו מבחי׳ חכמה שבו, ובחי׳ הנ״ל הוא בחי׳ מקיף אך אינו מתלבש בו לגמרי כי בעודו בכח חכמתו אזי אין בו בחי׳ אותיות המגבילים לדבר על ענין זה באותיות אלו וכשיוצאים מכח אל הפועל מהעלם אל הגילוי בפה הנה הבל הדבור מפריד הקול ומחלק האותיות ולכן הבל הדבור הוא בחי׳ מקיף לנשמה כי דרך הבל הדבור יוצא ומתגלה הארה עצמיות וההבל נעשה לבוש אליו ומקור ההבל נשאר בבחי׳ מקיף עליו מלמעלה ושורש ההבל זה הוא מרוח פיו ית׳ שורש כל המקיפין שממנו נמשך הארה להיות עובר בתוך הבל הקול שלו (ע׳ בסש״ב ספ״ה בשם הפרע״ח ועמ״ש בס׳ מבוא שערים ש״ג ח״ב פ״ג ע״פ האדרא נשא דקל״ד מהאי פומא עילאה נשבא רוחא כו׳ ע״ש.

ועמ״ש מזה ע״פ ביום השמיני עצרת בפי׳ ואשים דברי בפיך וע׳ רבות כי תשא פמ״א ע״פ מפיו דעת ותבונה. ומענין האמרת היום רבות שם ר״פ מ״ה.

נשא פי״ד בפסוק ביום השביעי במדרש איכה בפסוק על אלה אני. גיטין דנ״ו ע״ב חגיגה ד״ג ע״א ברכות דף ו):

4. Et voici : le sujet des fiançailles et le dire sont un seul sujet.

Et l'explication du sujet est à la manière de ce qui est écrit : "Tu as fait dire ה' aujourd'hui" (Deutéronome 26, 17). Et l'explication de "tu as fait dire" : cela a le sens du causatif, en ce que tu as fait agir le dire en Lui, béni soit-Il, par l'occupation de la Torah, comme il est écrit ailleurs.

Et voici : dans ce dire, qui est l'aspect des lettres de la Torah, se révèle en lui l'illumination de l'essence de l'Or Ein Sof, béni soit-Il, bien qu'elle ne soit pas de Son aspect et qu'elle ne soit aucunement à Sa mesure, à l'exemple de la parole matérielle qui est dans l'homme, par laquelle il fait comprendre à autrui depuis l'aspect de 'hokhma qui est en lui. Et l'aspect susdit est l'aspect de makif, mais il ne se revêt pas en lui entièrement : car tant qu'il est encore en puissance dans sa 'hokhma, il n'y a pas en lui l'aspect des lettres qui limitent, pour parler de ce sujet en ces lettres-ci ; et lorsqu'elles sortent de la puissance à l'acte, de l'occultation à la révélation, dans la bouche, voici que le souffle de la parole sépare la voix et divise les lettres.

Et c'est pourquoi le souffle de la parole est l'aspect de makif pour l'âme, car c'est par la voie du souffle de la parole que sort et se révèle l'illumination essentielle, et le souffle devient un vêtement pour elle, et la source du souffle demeure dans l'aspect de makif sur elle, d'en haut. Et la racine de ce souffle, c'est l'esprit de Sa bouche, béni soit-Il, racine de tous les makifim, de laquelle est attirée une illumination pour passer à l'intérieur du souffle de sa voix (voir dans le Tanya, fin du chapitre 5, au nom du Peri Ets 'Haïm, et ce qui est écrit dans le livre Mevo Chearim, porte 3, seconde partie, chapitre 3, d'après l'Idra de Nasso, 134, "de cette bouche supérieure souffle un esprit, etc.", voir là.

Et voir ce qui est écrit de cela sur le verset "au huitième jour, une solennité", dans l'explication de "et Je mettrai Mes paroles dans ta bouche", et voir les Rabbot, Ki Tissa, chapitre 41, sur le verset "de Sa bouche, la connaissance et l'intelligence". Et du sujet de "tu as fait dire aujourd'hui", Rabbot, là, début du chapitre 45.

Nasso, chapitre 14, sur le verset "au septième jour". Dans le Midrach Eikha, sur le verset "sur celles-ci je".

Guitin, 56b. 'Haguiga, 3a. Berakhot, folio 6).

וזהו ענין הקדושין שנותן לה טבעת בחי׳ אור מקיף. וכך את ה׳ האמרת היום וממשיך עליו או״מ ממקור ושורש כל המקיפי׳ הרי הוא מקודש לשמים.

פי׳ שהוא מוכן ומקושר לדבקה בו ית׳ כמו אדם המקדש אשה שבקדושין אלו נאסרה על כל העולם ומיוחדת רק לבעלה. כך ע״י התורה בחי׳ את ה׳ האמרת הנ״ל הוא מקושר ודבוק בהבל הדבור להיות מכון לשבתו.

מה שאין כן אם אינו לומד להמשיך בחי׳ כח הדבור אליו הרי הוא כאלו חבירו מדבר לפניו והוא אינו שומע שלא ידבק בשכלו ומחשבתו של חבירו בלי שמיעת הקול.

Et c'est le sujet des fiançailles, en ce qu'il lui donne un anneau, l'aspect d'une lumière makif. Et ainsi : "Tu as fait dire ה' aujourd'hui", et il attire sur lui une lumière makif depuis la source et la racine de tous les makifim : le voici consacré aux cieux.

L'explication : il est prêt et lié pour s'attacher à Lui, béni soit-Il, comme un homme qui fiance une femme, laquelle, par ces fiançailles, est interdite à tout le monde et réservée seulement à son mari. Ainsi, par la Torah, l'aspect de "Tu as fait dire ה'" susdit, il est lié et attaché au souffle de la parole, pour être préparé à Sa demeure.

Ce qui n'est pas le cas s'il n'étudie pas pour attirer vers lui l'aspect de la force de la parole : le voici comme si son prochain parlait devant lui et qu'il n'entendait pas, de sorte qu'il ne s'attache pas à l'intellect et à la pensée de son prochain sans l'audition de la voix.

וזהו וארשתיך לי כו׳ אך עוד הוא צריך לפדות נפשו האלקית מתוך מאסר הגוף ונפשו הבהמית שלא תהי׳ נקראת  חיגרת או סומא והפדיון הוא בצדקה, וזהו וארשתיך לי בצדק כי גדולה צדקה שמקרבת את הגאולה כו׳ וכרבי אליעזר דיהיב פרוטה לעני והדר מצלי. וכמ״ש באגה״ק ד״ה אין ישראל נגאלין אלא בצדקה שנאמר ושביה בצדקה.

שעי״ז פודה נפשו כו׳ ועתה נפדה כו׳ ע״ש באריכות (ועמ״ש בפ׳ כי תשא סד״ה שמאלו תחת לראשי). ובמשפט דהנה כתיב רשע מכתיר את הצדיק ועל זה נאמר ובערת הרע מקרבך לכך צ״ל משפט ע״ז ובחסד וברחמים דהיינו לעורר ר״ר על נפשו וכדכתיב ליעקב אשר פדה את אברהם כמ״ש במ״א (ועמ״ש בפ׳ בשלח ע״פ אשירה.

בפי׳ משפט וצדקה ביעקב אתה עשית ועיין ברבות פ׳ עקב מענין וארשתיך לי בצדק ובמשפט). וארשתיך לי באמונה דהיינו מי שאינו יכול ללמוד וגם איש עני הוא ואין יכול ליתן צדקה אעפ״כ אין מונע לו להיות בחי׳ כלה וארוסה ע״י האמונה כנ״ל בהתבוננות מעומק דליבא איך דכולא קמיה כלא חשיבי ושהוא למעלה מעלה מבחי׳ סוכ״ע (ועמ״ש ע״פ כי אברהם לא ידענו כו׳ כי אתה ה׳ אבינו כו׳.

וממש״ש יובן יותר ענין וארשתיך לי באמונה). וכ״ז הוא בבחי׳ כלה וארוסה אבל אח״כ צריך להיות בחי׳ נשואין (וכמ״ש ברבות בא ס״פ י״ח) וזהו וידעת את ה׳ מלשון והאדם ידע את חוה שהוא בחי׳ התקשרות האמיתי.

כמ״ש ומלאה הארץ דעה את ה׳ פי׳ שתמלא כולו לה׳ שלא יהיה שום מחשבה דבור ומעשה כי אם לה׳ לבדו וכל מחשבות אדם יהיו ממולאים רק מן דעת ה׳ וזהו ותן חלקנו בתורתך שיהיה חלקנו מיוחד בתכלית היחוד בתורתך ויהיו לאחדים ממש וד״ל:

Et c'est là : "Je te fiancerai à Moi, etc.". Mais encore faut-il qu'il rachète sa nefech élokit du sein de la prison du corps et de sa nefech habéhamit, afin qu'elle ne soit pas appelée boiteuse ou aveugle ; et le rachat est par la tsédaka.

Et c'est là : "Je te fiancerai à Moi par la justice", car grande est la tsédaka, qui rapproche la délivrance, etc., et comme Rabbi Eliézer, qui donnait une perouta au pauvre et ensuite priait. Et comme il est écrit dans Igueret Hakodech, au début du discours "Israël n'est délivré que par la tsédaka", car il est dit "et ses captifs, par la tsédaka" (Isaïe 1, 27).

Car par cela il rachète son âme, etc., et maintenant elle est rachetée, etc., voir là longuement (et voir ce qui est écrit dans la paracha Ki Tissa, à la fin du discours "Sa gauche sous ma tête"). Et "par le jugement" : voici qu'il est écrit "le méchant encercle le juste" (Habacuc 1, 4), et sur cela il est dit "et tu extirperas le mal du milieu de toi" (Deutéronome 21, 21) ; c'est pourquoi il faut le jugement à ce sujet.

Et "par la bonté et par les miséricordes", c'est-à-dire éveiller les miséricordes sur son âme, et comme il est écrit "à Yaacov, qui a racheté Avraham" (Isaïe 29, 22), comme il est écrit ailleurs (et voir ce qui est écrit dans la paracha Bechala'h sur le verset "je chanterai", dans l'explication de "le jugement et la justice en Yaacov, Toi Tu as faits", et voir dans les Rabbot, paracha Ekev, du sujet de "Je te fiancerai à Moi par la justice et par le jugement"). "Je te fiancerai à Moi par la foi" : c'est-à-dire celui qui ne peut étudier, et qui est aussi un homme pauvre et ne peut donner la tsédaka : malgré cela, rien ne l'empêche d'être l'aspect de fiancée et de promise, par la foi, comme ci-dessus, dans la méditation du fond du cœur, comment tout est devant Lui comme rien, et qu'Il est bien au-dessus de l'aspect de sovev kol almin (et voir ce qui est écrit sur le verset "car Avraham ne nous connaît pas, etc.", "car Toi, ה', Tu es notre père, etc.".

Et de ce qui est écrit là on comprendra mieux le sujet de "Je te fiancerai à Moi par la foi"). Et tout cela est dans l'aspect de fiancée et de promise ; mais ensuite il faut qu'il y ait l'aspect des noces (et comme il est écrit dans les Rabbot, Bo, fin du chapitre 18).

Et c'est là : "et tu connaîtras ה'", de l'expression "et l'homme connut 'Hava" (Genèse 4, 1), qui est l'aspect de l'attachement véritable. Comme il est écrit : "et la terre sera remplie de la connaissance de ה'" (Isaïe 11, 9) : l'explication, qu'elle sera tout entière remplie pour ה', afin qu'il n'y ait aucune pensée, parole ni action sinon pour ה' seul, et que toutes les pensées de l'homme soient remplies seulement de la connaissance de ה'.

Et c'est là : "et donne notre part dans Ta Torah", afin que notre part soit unie dans l'union la plus parfaite dans Ta Torah, et qu'ils soient véritablement uns. Et cela suffit à l'entendement.

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