Explication de ces paroles d'après "Et le nombre des enfants d'Israël sera" (Osée 2, 1). Voici, pour comprendre la racine du sujet de "un ruisseau d'Elokim" (Psaumes 65, 10).
ביאור הדברים ע״פ והיה מספר בני ישראל כו׳. הנה להבין שרש ענין פלג אלקים כו׳.
הנה בתיבת אלקים יש אותיות מי אלה כידוע וכמ״ש בזהר בתחלתו ע״פ מי ברא אלה כו׳, והנה מי הוא בחי׳ נסתר מאחר דקיימא לשאלה מי הוא מפני שלא נודע ונגלה למטה כו׳ ואלה הוא בחי׳ נגלה שהרי אינו אומר אלה אלא על דבר הנגלה ונראית לעין כל שיתכן שיאמר עליו אלה לנכח כו׳.
Explication de ces paroles d'après "Et le nombre des enfants d'Israël sera" (Osée 2, 1). Voici, pour comprendre la racine du sujet de "un ruisseau d'Elokim" (Psaumes 65, 10).
Voici, dans le mot Elokim se trouvent les lettres "mi" "éleh", comme on le sait, et comme il est écrit dans le Zohar à son commencement sur le verset "Qui a créé ceux-ci" (Isaïe 40, 26). Et voici, "mi" est l'aspect du caché, puisqu'il se tient pour une question : "qui est-il ?", parce qu'il n'est pas connu ni révélé en bas.
Et "éleh" est l'aspect du révélé, car on ne dit "éleh" que d'une chose révélée et visible aux yeux de tous, dont il est possible de dire "éleh" en sa présence.
וא״כ ב׳ תיבות הללו הם ב׳ ענינים הפכיים שזה נסתר וזה נגלה. ושרש הענין הוא למעלה הן הנה ב׳ העולמות עלמא דאתכסיא שנק׳ מ״י ועלמא דאתגליא שנק׳ אלה כו׳, ודרך כלל הנה אותיות י״ה דשם הוי׳ הן חו״ב שנק׳ נסתרות ואותיות ו״ה הן המדות והדבור שנקראו נגלות.
והנה הבינה מתלבשת בז״א שהוא המדות ויש בחינת חסדים המכוסים ביסוד הבינה ויש בחי׳ חסדים המגולים (כמ״ש בע״ח שכ״ה ושער האונאה) וזהו ענין פלג אלקים דהיינו שנחלקו אותיות אלה המורים על הגילוי שהם החסדים המגולים מאותיות מי המורים על החסדים המכוסים. והוא כדי להיות גילוי החסדים המגולים.
שע״ז נאמר מי ברא אלה וענין בחי׳ זו בנפש היינו התגלות המוחין שהם דחילו ורחימו שכליים. משא״כ כשאותיות אלה הם בצירוף בתיבה אחת עם אותיות מי והוא בחינת שם אלקים הרי אז גם אותיות דאלה עדיין הם בבחי׳ הסתר והעלם כמו אותיות מי ומה גם שקדמו אותיות אלה לאותיות מי בתיבת אלקים.
והיינו כאשר כל הה״ח הן סתומים ומכוסים עדיין ביסוד אימא. (ועיין מזה בע״ח שער האונאה פ״ג ובלק״ת פ׳ לך לך במצות מילה).
וענין בחי׳ זו בנפש היינו מ״ש בבינונים פט״ז אם אין יד שכלו ורוח בינתו משגת להוליד אהבת ה׳ בהתגלות לבו כו׳ רק האהבה מסותרת במוחו ותעלומות לבו כו׳ יעו״ש באריכות. אך כאשר נמשכים ב׳ חסדים וב״ש להאיר בבחי׳ גילוי בז״א נק׳ פלג אלקים שנפלגו ונחלקו אותיות אלה שהם בחי׳ גילוי מב״ח המכוסים שהם בחי׳ מי ואזי דייקא הוא מלא מים שהחסדים נמשלו למים והם יורדים מגבוה לנמוך (וכמ״ש בע״ח שכ״ה הנ״ל).
ומ״מ שרש הגילוי דאלה נמשך מההעלם דמי. וזהו מי ברא אלה והיינו שע״י ההתבוננות בשכלו ועומק תבונתו נולד ונמשך הדחילו ורחימו בהתגלות לבו.
ועיין בע״ח ובלק״ת שם דלפעמים מתגלה גם שליש העליון דחסד המכוסה ואף כל הה״ח כו׳ וע׳ בפי׳ הרמ״ז בזהר פ׳ וירא (בדף צ״ח ע״ב) גבי כיון דאתגזר אתגלי כולא כו׳. [ואפשר שזהו ענין מי גילה לבני רז זה פי׳ מי היינו בינה גילה לבני נו״ה רז זה היינו החסדים המכוסים ביסוד אימא שנק׳ רז לפי שהם מכוסים ומי גילה לבני רז זה היינו יציאתם מההעלם אל הגילוי, ועמ״ש מזה בד״ה בשעה שהקדימו נעשה לנשמע כו׳ דפי׳ רז זה היינו גילוי האהבה המוסתרת שיש בכל נפש מישראל כו׳ ושם נתבאר דפי׳ רז זה היינו יסוד דאבא] (ועמ״ש בד״ה ואהיה אצלו אמון בפי׳ וימינך מקרב חיקך כלה):
Ainsi donc, ces deux mots sont deux sujets opposés, celui-ci caché et celui-là révélé. Et la racine du sujet est en haut : ce sont les deux mondes, le monde du caché (alma deitkasia) qui est appelé "mi", et le monde du révélé (alma deitgalia) qui est appelé "éleh".
Et d'une manière générale, voici : les lettres youd-hé du nom ה' sont 'hokhma et bina, qui sont appelées cachées, et les lettres vav-hé sont les middot et la parole, qui sont appelées révélées. Et voici, la bina se revêt dans Zeir Anpin, qui est les middot, et il y a l'aspect des 'hassadim couverts dans le yessod de la bina, et il y a l'aspect des 'hassadim révélés (comme il est écrit dans Ets 'Haïm, chaar 25, et Chaar HaOnaa).
Et c'est le sujet de "un ruisseau d'Elokim", c'est-à-dire que se sont divisées les lettres "éleh", qui indiquent la révélation, et qui sont les 'hassadim révélés, d'avec les lettres "mi", qui indiquent les 'hassadim couverts. Et c'est afin qu'il y ait révélation des 'hassadim révélés.
C'est sur cela qu'il est dit "Qui a créé ceux-ci". Et le sujet de cet aspect dans l'âme, c'est la révélation des mohin, qui sont la crainte et l'amour intellectuels.
Par contre, lorsque les lettres "éleh" sont en combinaison dans un seul mot avec les lettres "mi", et c'est l'aspect du nom Elokim, alors même les lettres de "éleh" sont encore dans l'aspect du cache et de l'occultation, comme les lettres "mi", et à plus forte raison du fait que les lettres "éleh" ont précédé les lettres "mi" dans le mot Elokim. C'est-à-dire lorsque tous les cinq 'hassadim sont encore clos et couverts dans le yessod d'Imma.
(Et voir de cela dans Ets 'Haïm, Chaar HaOnaa, chapitre 3, et dans Likoutei Torah de l'Ari z"l, paracha Lekh Lekha, dans la mitsva de la mila). Et le sujet de cet aspect dans l'âme, c'est ce qui est écrit dans le Tanya, chapitre 16 : si la main de son intellect et l'esprit de sa bina n'atteignent pas à engendrer l'amour de ה' dans la révélation de son cœur, mais que seulement l'amour est caché dans son cerveau et les secrets de son cœur, voir là longuement.
Mais lorsque sont attirés deux 'hassadim et deux tiers pour illuminer dans l'aspect de la révélation dans Zeir Anpin, cela est appelé "un ruisseau d'Elokim", en ce que se sont divisées et séparées les lettres "éleh", qui sont l'aspect de la révélation, d'avec les 'hassadim couverts, qui sont l'aspect de "mi", et alors précisément il est plein d'eau, car les 'hassadim sont comparés à l'eau et ils descendent de haut en bas (comme il est écrit dans Ets 'Haïm, chaar 25 susdit). Et néanmoins, la racine de la révélation de "éleh" est attirée de l'occultation de "mi".
Et c'est "Qui a créé ceux-ci", c'est-à-dire que par la contemplation dans son intellect et la profondeur de sa bina naissent et sont attirées la crainte et l'amour dans la révélation de son cœur. Et voir dans Ets 'Haïm et dans Likoutei Torah là-même, que parfois se révèle aussi le tiers supérieur du 'hessed couvert, et même tous les cinq 'hassadim.
Et voir dans le commentaire du Ramaz sur le Zohar, paracha Vayéra (folio 98b), au sujet de "dès lors qu'il a été circoncis, tout a été révélé". [Et il est possible que ce soit le sujet de "Qui a révélé à mon fils ce secret" : l'explication est que "mi", c'est-à-dire la bina, a révélé à "bani", netsa'h et hod, "ce secret", c'est-à-dire les 'hassadim couverts dans le yessod d'Imma, qui sont appelés secret parce qu'ils sont couverts, et "qui a révélé à mon fils ce secret", c'est-à-dire leur sortie de l'occultation vers la révélation.
Et voir ce qui est écrit de cela au début du discours "Au moment où ils ont fait précéder nous ferons de nous entendrons", que l'explication de "ce secret" est la révélation de l'amour caché qui se trouve en toute âme d'Israël, et là il est expliqué que l'explication de "ce secret" est le yessod d'Abba] (Et voir ce qui est écrit au début du discours "Et j'étais auprès de Lui comme un nourrisson" (Proverbes 8, 30), dans l'explication de "et Ta droite, du milieu de Ton sein, ô fiancée") :
ב ופי׳ פקדת ארץ ותשוקקה שע״י המצות שהם בחי׳ מים נולדה גילוי האהבה בהארץ שהיא כנס״י. והענין כי נגד ד׳ יסודות אש רוח מים עפר הם ד׳ שמות ובחי׳ שם ב״ן זהו בחי׳ ארץ ועפר.
ובחי׳ מים הוא בחי׳ מ״ה כמ״ש בפתח אליהו שם מ״ה כו׳ כמיא דאשקי לאילנא כו׳ וזהו ארץ לא שבעה מים דהיינו יחוד מ״ה וב״ן.
2. Et l'explication de "Tu as visité la terre et Tu l'as abreuvée de désir" (Psaumes 65, 10), c'est que par les mitsvot, qui sont l'aspect de l'eau, est née la révélation de l'amour dans la terre, qui est Knesset Israël.
Et le sujet : car en regard des quatre éléments, feu, souffle, eau, poussière, il y a quatre noms, et l'aspect du nom Ban (52), c'est l'aspect de la terre et de la poussière. Et l'aspect de l'eau est l'aspect de Mah (45), comme il est écrit dans Pata'h Eliyahou : là, Mah, comme l'eau qui abreuve l'arbre.
Et c'est "la terre n'est pas rassasiée d'eau" (Proverbes 30, 16), c'est-à-dire l'union de Mah (45) et de Ban (52).
והנה ידוע דמ״ה הוא המברר ב״ן כי בחכמה אתברירו. והענין יובן בתורה ומצות דאורייתא מחכמה נפקת והנה כל התורה הוא הוראה והבדלה בין טמא לטהור כשר או פסול שהוא ענין הבירור.
אך כשר ופסול וחייב וזכאי כו׳ נמשך מהמדות חו״ג והיינו שהחכמה מתלבשת להיות מוחין לז״א ועי״ז הוא הבירור וזהו ענין שם מ״ה שהוא בז״א אך שהוא בהתלבשות החכמה בז״א כי חכמה כח מ״ה (ועיין בזהר בלק דקצ״א ע״ב ע״פ מה שמו כו׳). ומה שנק׳ המצות מים כי הם מבחי׳ ה׳ חסדים כי רמ״ח מ״ע הם מבחי׳ ט״ס דז״א טפ״ט הוא פ״א כו׳ עד ה׳ חסדים המגדילים כמיא דאשקי לאילנא.
אך הגם דאורייתא מחכמה נפקת היינו שמשם נפקת בבחי׳ גילוי אבל שרשה הוא מבחי׳ כתר שתרי״ג מצות דאורייתא עם ז׳ מצות דרבנן הם תר״ך עמודי אור וכתר הוא רצון העליון רעוא דכל רעוין.
Et voici, il est connu que Mah (45) est celui qui trie Ban (52), car "par la 'hokhma ils ont été triés". Et le sujet se comprendra par la Torah et les mitsvot : "la Torah est issue de la 'hokhma".
Et voici, toute la Torah est une indication et une distinction entre l'impur et le pur, le casher ou le pasoul, ce qui est le sujet du tri. Mais casher et pasoul, coupable et innocent, est attiré des middot, 'hessed et guevoura, c'est-à-dire que la 'hokhma se revêt pour être des mohin pour Zeir Anpin, et par cela se fait le tri.
Et c'est le sujet du nom Mah (45), qui est dans Zeir Anpin, mais c'est dans le revêtement de la 'hokhma dans Zeir Anpin, car 'hokhma est la force de Mah (45) (et voir dans le Zohar, Balak, folio 191b, sur le verset "Quel est Son nom"). Et ce pour quoi les mitsvot sont appelées eau, c'est qu'elles sont de l'aspect des cinq 'hassadim, car les 248 mitsvot positives sont de l'aspect des neuf sefirot de Zeir Anpin : neuf fois neuf font 81, jusqu'aux cinq 'hassadim qui font croître, comme l'eau qui abreuve l'arbre.
Mais bien que "la Torah est issue de la 'hokhma", c'est-à-dire que de là elle est issue dans l'aspect de la révélation, cependant sa racine est de l'aspect de keter, car les 613 mitsvot de la Torah avec les 7 mitsvot rabbiniques sont 620 colonnes de lumière, et keter est la volonté suprême, le vouloir de tous les vouloirs.
וזהו ענין נה״י דא״א שמתלבשים בז״א כמ״ש בע״ח סוף שט״ו שז״א מלביש לנה״י דא״א דהיינו המשכת רעוא דכל רעוין המתלבש בהמצות שהן בט״ס דז״א כנ״ל. וזהו שע״י שפקדת ארץ במעשה המצות עי״ז ותשוקקיה כי לפי שהמצות הם מבחי׳ רעוא דכל רעוין ע״כ עושין התשוקה והרצון בכנס״י כו׳.
Et c'est le sujet de netsa'h, hod et yessod d'Arikh Anpin, qui se revêtent dans Zeir Anpin, comme il est écrit dans Ets 'Haïm, à la fin du chaar 15, que Zeir Anpin revêt netsa'h, hod et yessod d'Arikh Anpin, c'est-à-dire l'attraction du vouloir de tous les vouloirs qui se revêt dans les mitsvot, lesquelles sont dans les neuf sefirot de Zeir Anpin, comme ci-dessus. Et c'est que par le fait que "Tu as visité la terre" dans l'acte des mitsvot, par cela "Tu l'as abreuvée de désir", car puisque les mitsvot sont de l'aspect du vouloir de tous les vouloirs, c'est pourquoi elles font le désir et la volonté dans Knesset Israël.
וגם כח הבירור ע״י שם מ״ה נמשך מהארת המצחא שהוא רעוא דכל רעוין כמ״ש במ״א בביאור ע״פ את קרבני לחמי. וביאור ענין ארץ שהיא כנס״י לא שבעה מים שהם המצות וכמארז״ל והוי רץ למצוה קלה כו׳ לפי שתמיד צריכה להמשכה זו שע״י המצות שהם יעשו בה התשוקה והרצון עליון.
והטעם הוא לפי שהמל׳ דאצי׳ מקור נש״י היא תמיד בבחי׳ עליות וירידות שבלילה יורדת לבי״ע. וכמ״ש ותקם בעוד לילה ותתן טרף כו׳ ובתפלת שחרית היא עולה באצילות (וכמ״ש מזה במ״א ע״פ באתי לגני).
וזהו ענין לכי ומעטי את עצמך שמסתתרת בבי״ע וכמו שבהלבנה יש שינויים שמתמעט אורה בסוף כל חדש וחוזרת ומתגדלת מר״ח עד אמצע החודש כו׳ כך הוא ג״כ למעלה בבחי׳ מל׳. וע״ז נאמר למען יזמרך כבוד ולא ידום כו׳ ואני תפלה לעלות מבי״ע לאצילות (וכמ״ש ע״פ וארשתיך לי בענין נכספה וגם כלתה נפשי לחצרות ה׳).
אך עכ״ז מחמת גודל הירידה וההתלבשות לברר ק״נ דבי״ע אין בה כח כ״כ מעצמה לבד לעלות מצד שעדיין לא נבררו הבירורים דב״ן בשלימות והם מחשיכים קצת ולכן צריכה עזר וכח מלמעלה משם מ״ה שתוכל לעלות (וזהו ענין לכה דודי לקראת כלה כו׳) ויותר יובן זה למטה שלכך א״א לנש״י להתעוררות בהעלאת מ״ן מעצמו וצ״ל פקדת ארץ ותשוקקיה. והוא משום שהאדם ניזון ממאכלים גשמיים שמק״נ ואף שהאדם באכילתו מברר אותן עכ״ז אין הבירור בשלימות גמור עדיין ובהכרח נשאר מעט מטומאת ק״נ [וע׳ בתניא פ״ח] ולכך המאכל מגשם את האדם האוכלו שמוריד את נפשו להמשיך אחר גשמיות העולם, ואפילו הצדיק שמכוין באכילתו רק לשם שמים ואוכל רק לשובע נפשו שהיא השכינה (כמ״ש בזהר פ׳ ויחי דף ר״מ סע״א) מ״מ כיון שעדיין לא הגיע הזמן שתצא ק״נ לגמרי מחלאתה וטומאתה ותעלה לקדושה עד עת קץ הימין (כמ״ש בבינונים פל״ז) לכן בהכרח שהמאכל מגשם קצת כו׳.
ותדע דמי לנו גדול ממשה רבינו ע״ה יודע בשלימות כוונת היחודים עליונים באכילה ולכן נאמר ויבא אהרן וכל זקני ישראל לאכל לחם עם חתן משה לפני האלהים דהיינו שלפי שהיה משה עמהם נק׳ אכילתם לפני האלהים (וכדאיתא בגמרא סוף מסכת ברכות). ועכ״ז כשעלה לקבל התורה נאמר ארבעים יום וארבעים לילה לחם לא אכל.
והיינו מטעם הנ״ל שמצד חומריות המאכל וגסותו מק״נ בהכרח שיהיה מסתיר ומגשם קצת כיון שלא הגיע זמן שתתברר ק״נ לגמרי כנ״ל וגדולה מזו שאפילו המן שמלאכי השרת ניזונים בו לא אכל.
Et aussi la force du tri par le nom Mah (45) est attirée de l'illumination du front, qui est le vouloir de tous les vouloirs, comme il est écrit ailleurs dans l'explication sur le verset "Mon sacrifice, Mon pain" (Nombres 28, 2). Et l'explication du sujet de la terre, qui est Knesset Israël, "n'est pas rassasiée d'eau", qui sont les mitsvot, et comme l'ont dit nos maîtres : "et sois courant vers une mitsva légère" (Avot 4, 2), parce qu'elle a toujours besoin de cette attraction par les mitsvot, qui feront en elle le désir et la volonté suprême.
Et la raison est que la malkhout d'Atsilout, source des âmes d'Israël, est toujours dans un aspect de montées et de descentes : la nuit elle descend dans Beria, Yetsira, Assiya. Et comme il est écrit : "Elle se lève lorsqu'il est encore nuit et elle donne la nourriture" (Proverbes 31, 15), et dans la prière du matin elle monte dans Atsilout (et comme il est écrit de cela ailleurs sur le verset "Je suis venu dans mon jardin").
Et c'est le sujet de "Va et diminue-toi", qu'elle se cache dans Beria, Yetsira, Assiya. Et de même que dans la lune il y a des changements, que sa lumière diminue à la fin de chaque mois et qu'elle revient et grandit depuis la néoménie jusqu'au milieu du mois, ainsi en est-il aussi en haut dans l'aspect de malkhout.
Et sur cela il est dit : "Afin que la gloire Te chante et ne se taise pas" (Psaumes 30, 13), "et moi, je suis prière" (Psaumes 109, 4), pour monter de Beria, Yetsira, Assiya vers Atsilout (et comme il est écrit sur le verset "Et Je te fiancerai à Moi" (Osée 2, 21), au sujet de "Mon âme a langui et même défailli pour les parvis de ה'" (Psaumes 84, 3)). Mais néanmoins, à cause de la grandeur de la descente et du revêtement pour trier les 150 de Beria, Yetsira, Assiya, elle n'a pas tant de force d'elle-même seule pour monter, du fait que les tris de Ban (52) n'ont pas encore été triés dans la perfection, et ils obscurcissent un peu.
C'est pourquoi elle a besoin d'aide et de force d'en haut, du nom Mah (45), pour pouvoir monter (et c'est le sujet de "Viens, mon bien-aimé, à la rencontre de la fiancée"). Et cela se comprendra mieux en bas : c'est pourquoi il est impossible aux âmes d'Israël de s'éveiller dans l'élévation du mayin noukbin d'elles-mêmes, et il faut "Tu as visité la terre et Tu l'as abreuvée de désir".
Et c'est parce que l'homme se nourrit d'aliments matériels qui sont des 150, et bien que l'homme, par sa nourriture, les trie, néanmoins le tri n'est pas encore dans une perfection complète, et nécessairement il reste un peu de l'impureté des 150 [et voir dans le Tanya, chapitre 8]. C'est pourquoi l'aliment matérialise l'homme qui le mange, qui fait descendre son âme pour être attirée après la matérialité du monde.
Et même le tsadik qui, dans sa nourriture, n'a d'intention que pour le Ciel, et ne mange que pour la satiété de son âme, qui est la Chekhina (comme il est écrit dans le Zohar, paracha Vaye'hi, folio 240, fin de la page a), néanmoins, puisque le temps n'est pas encore arrivé où les 150 sortiront entièrement de leur souillure et de leur impureté et monteront à la sainteté, jusqu'au temps de la fin de la droite (comme il est écrit dans le Tanya, chapitre 37), c'est pourquoi nécessairement l'aliment matérialise un peu. Et sache : qui est plus grand pour nous que Moché notre maître, que la paix soit sur lui, qui connaît dans la perfection l'intention des unions supérieures dans la nourriture, et c'est pourquoi il est dit : "Et vinrent Aharon et tous les anciens d'Israël pour manger du pain avec le beau-père de Moché devant Elokim" (Exode 18, 12), c'est-à-dire que, parce que Moché était avec eux, leur nourriture est appelée "devant Elokim" (et comme il est rapporté dans la Guemara, à la fin du traité Berakhot).
Et néanmoins, lorsqu'il est monté pour recevoir la Torah, il est dit : "quarante jours et quarante nuits, du pain il n'a pas mangé" (Exode 34, 28). Et c'est pour la raison susdite, que du fait de la matérialité de l'aliment et de sa grossièreté issue des 150, nécessairement il cache et matérialise un peu, puisque le temps n'est pas arrivé où les 150 seront entièrement triées, comme ci-dessus.
Et plus grand que cela : même la manne, dont se nourrissent les anges servants, il ne l'a pas mangée.
והיינו משום שהגם ששרש המן גבוה מאד אך כשצ״ל יורד ונמשך למטה בבי״ע נמשך דרך חיצונית הכלים והלבושים דבי״ע אשר שם יש תערובות מעה״ד טו״ר. ולגבי קבלת התורה היה גם זה מגשם כו׳ ולכן עם היות שמצד משה עצמו לא היה שום מניעה שיהיה הבירור על ידו בשלימות כדבעי.
מאחר שהוא בחינת מ״ה כמ״ש ונחנו מ״ה. אך הזמן גרמא שבהכרח המאכל שמק״נ א״א שיתברר כל כך עד שלא יסתיר לגמרי עד עת קץ הימין שאז דייקא תצא ק״נ מטומאתה וחלאתה לגמרי ותעלה לקדושה להיות מרכבה לה׳.
(ועמ״ש מענין זה בפ׳ יתרו ע״פ וכל העם רואים כו׳ ועמ״ש ע״פ וידבר משה אל ראשי המטות בענין פרישות מביאה לידי קדושה). ומכ״ז יובן קצת למעלה בענין ירידת המל׳ בבי״ע לברר ק״נ דכיון שעדיין א״א להיות הבירור לגמרי לתכליתו.
הנה הם המונעים ומעכבים עליית המל׳ וצריך שיבוא לה העזר והסיוע מלמעלה תמיד ולכן ארץ לא שבעה מים שהוא בחי׳ פקדת הארץ ותשוקקיה כו׳ ע״י פלג אלקים מלא מים שעי״ז דייקא תוכל לעלות [וז״ש תלמיה רוה כו׳ כי בחינה זו נק׳ יורה כמ״ש בגמרא פ״ק דתענית ד״ו בענין יורה ומלקוש שיורה הוא ללחלח הארץ (וע׳ ברע״מ משפט ים קט״ו א׳). ובלקוטי הש״ס מהאר״י ז״ל במסכת תענית פי׳ פסוק פקדת ארץ].
וכמ״כ בחי׳ זו באדם ארץ לא שבעה מים שע״י המצות הנמשלים למים וכמ״ש זורע צדקות וכתיב אשריכם זורעי על כל מים. עי״ז דייקא נמשך הרצון והתשוקה בנפש להיות בבחי׳ ארץ ורצוא כו׳ ותמיד צ״ל המשכה זו כי הגם שהתפלל היום בכוונה עכ״ז מאחר שאח״כ אוכל ושותה ושאר גשמיות.
ע״כ צריך תמיד לסיוע מלמעלה לעורר התגלות הרצון והיינו ע״י קיום המצות ששרשם מבחי׳ רעוא דכל רעוין כו׳:
Et c'est parce que, bien que la racine de la manne soit très élevée, cependant, lorsqu'il faut qu'elle descende et soit attirée en bas dans Beria, Yetsira, Assiya, elle est attirée par la voie de l'extériorité des kelim et des revêtements de Beria, Yetsira, Assiya, où il y a un mélange de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et relativement à la réception de la Torah, cela aussi matérialisait.
C'est pourquoi, bien que du côté de Moché lui-même il n'y eût aucun empêchement à ce que le tri se fît par lui dans la perfection comme il convient, puisqu'il est l'aspect de Mah (45), comme il est écrit "et nous, que sommes-nous" (Exode 16, 7), cependant le temps en est cause : nécessairement, l'aliment qui est des 150 ne peut être trié au point de ne plus cacher entièrement, jusqu'au temps de la fin de la droite, où précisément les 150 sortiront entièrement de leur impureté et de leur souillure et monteront à la sainteté pour être une merkava pour ה'. (Et voir ce qui est écrit de ce sujet dans la paracha Yitro sur le verset "et tout le peuple voyait", et voir ce qui est écrit sur le verset "Et Moché parla aux chefs des tribus" au sujet de "la séparation mène à la sainteté").
Et de tout cela on comprendra un peu en haut, au sujet de la descente de la malkhout dans Beria, Yetsira, Assiya pour trier les 150 : puisque le tri ne peut pas encore être entièrement jusqu'à sa finalité, voici qu'ils empêchent et retardent la montée de la malkhout, et il faut que lui vienne toujours l'aide et le secours d'en haut. C'est pourquoi "la terre n'est pas rassasiée d'eau", qui est l'aspect de "Tu as visité la terre et Tu l'as abreuvée de désir", par "un ruisseau d'Elokim plein d'eau", par cela précisément elle pourra monter.
[Et c'est ce qui est écrit : "Tu abreuves ses sillons" (Psaumes 65, 11), car cet aspect est appelé "yoré", comme il est écrit dans la Guemara, premier chapitre de Taanit, folio 6, au sujet de "yoré et malkoch", que yoré est pour humecter la terre (et voir dans Raaya Mehemna, Michpatim, page 115a). Et dans Likoutei haChas de l'Ari z"l, traité Taanit, explication du verset "Tu as visité la terre"].
Et de même cet aspect dans l'homme : "la terre n'est pas rassasiée d'eau", car par les mitsvot comparées à l'eau, et comme il est écrit "qui sème des justices" (Osée 10, 12), et il est écrit "heureux êtes-vous qui semez auprès de toutes les eaux" (Isaïe 32, 20), par cela précisément sont attirés la volonté et le désir dans l'âme pour être dans un aspect de terre et de ratso. Et toujours il faut cette attraction, car bien qu'il ait prié aujourd'hui avec intention, néanmoins, puisqu'ensuite il mange et boit et le reste de la matérialité, c'est pourquoi il a toujours besoin d'un secours d'en haut pour éveiller la révélation de la volonté, et c'est par l'accomplissement des mitsvot dont la racine est de l'aspect du vouloir de tous les vouloirs :
ג והנה כ״ז הוא עכשיו שצ״ל פקדת הארץ שבחי׳ מים של המצות מבחי׳ שם מ״ה גדלה מעלתם מבחי׳ ארץ שם ב״ן כו׳ וזהו ג״כ ענין מיעוט הירח כנ״ל אבל לע״ל כתיב והיה אור הלבנה כאור החמה שיהי׳ זו״נ שוין בקומתן והוא מ״ש בע״ח שער מיעוט הירח ספ״א שתקבל אורותיה מאימא עצמה שלא ע״י ז״א דמיון או״א כו׳ דהיינו שזו״נ יקבלו שניהם השפע מחכמה עילאה בהשואה א׳ (ועמ״ש מזה בד״ה מהרה ישמע כו׳ משמח חתן עם הכלה). ופי׳ הענין הוא דהנה שם ב״ן הוא בחי׳ מל׳ דאצילות שהיא בחי׳ דבור העליון כמ״ש באשר דבר מלך שלטון כמו עד״מ במלך בשר ודם שהמלך מנהיג מלכותו בדבורו.
וכך עד״מ למעלה נק׳ בחי׳ מלכות בשם דבור ועמ״ש מזה באגה״ק ד״ה להבין אמרי בינה. והנה שרש הדבור הוא מהחכמה ונקרא אבא יסד ברתא.
בחכמה יסד ארץ (כמ״ש באגה״ק ע״פ ויעש דוד שם). אך הארת חכמה הנמשכת ומתלבשת באותיות הדבור הנמשכים ומתגלים בבי״ע הוא רק הארה מצומצמת וזהו מיעוט הירח שמתלבשת המל׳ באותיות הדבור המתגלים לחוץ כו׳ אבל לע״ל שיהיו שוין בקומתן היינו שבחי׳ מקור הדבור היא בחי׳ מל׳ דאצילות תתעלה למעלה לקבל השפע דחכמה עילאה כמו שמקבלים המדות מהחכמה שזהו בחי׳ התכללות ועליות הדבור בחכמה.
3. Et voici, tout cela est maintenant, qu'il faut "Tu as visité la terre", en ce que l'aspect d'eau des mitsvot, de l'aspect du nom Mah (45), a une élévation plus grande que l'aspect de terre, le nom Ban (52).
Et c'est aussi le sujet de la diminution de la lune, comme ci-dessus. Mais dans l'avenir il est écrit : "Et la lumière de la lune sera comme la lumière du soleil" (Isaïe 30, 26), que le masculin et le féminin seront égaux dans leur stature.
Et c'est ce qui est écrit dans Ets 'Haïm, Chaar de la diminution de la lune, fin du chapitre 1, qu'elle recevra ses lumières d'Imma elle-même, non par l'intermédiaire de Zeir Anpin, à la ressemblance d'Abba et d'Imma, c'est-à-dire que le masculin et le féminin recevront tous deux l'influx de la 'hokhma suprême dans une égalité une (et voir ce qui est écrit de cela au début du discours "Bientôt on entendra", "qui réjouit l'époux avec l'épouse"). Et l'explication du sujet est : voici, le nom Ban (52) est l'aspect de malkhout d'Atsilout, qui est l'aspect de la parole suprême, comme il est écrit : "là où est la parole du roi, il y a puissance" (Ecclésiaste 8, 4), comme par exemple chez un roi de chair et de sang, que le roi conduit sa royauté par sa parole.
Et ainsi, par exemple, en haut, l'aspect de malkhout est appelé du nom de parole. Et voir ce qui est écrit de cela dans Igueret Hakodech, au début du discours "pour comprendre les paroles de la bina".
Et voici, la racine de la parole est de la 'hokhma, et l'on dit : "Abba a fondé la fille". "Par la 'hokhma Il a fondé la terre" (Proverbes 3, 19) (comme il est écrit dans Igueret Hakodech sur le verset "Et David fit un nom").
Mais l'illumination de 'hokhma qui est attirée et se revêt dans les lettres de la parole qui sont attirées et révélées dans Beria, Yetsira, Assiya n'est qu'une illumination restreinte. Et c'est la diminution de la lune, que la malkhout se revêt dans les lettres de la parole qui se révèlent au-dehors.
Mais dans l'avenir, où ils seront égaux dans leur stature, c'est-à-dire que l'aspect de la source de la parole, qui est l'aspect de malkhout d'Atsilout, s'élèvera en haut pour recevoir l'influx de la 'hokhma suprême, comme les middot reçoivent de la 'hokhma, ce qui est l'aspect de l'inclusion et de la montée de la parole dans la 'hokhma.
והוא ע״ד מ״ש במשה רבינו ע״ה כי כבד פה וכבד לשון אנכי. דהיינו מפני שהיה מבחי׳ עצמיות חכמה עילאה לא היה יכול כח הדבור שלו לירד ולהתלבש בחיצוניות כ״כ כ״א היה כח הדבור נכלל ומתעלה בעצמיות חכמה כו׳.
כך עד״מ למעלה הוא עליית הנוק׳ דבור העליון לקבל מחו״ב עצמן. אך לפעמים יש בחינה כזו שהוא להפך וחסרון גדול דהיינו מה שעל זמן חורבן בית המקדש נאמר נאלמתי דומיה כו׳ וזהו לגריעותא והיינו שאי אפשר להיות גילוי הדבור מחמת ההסתר של הקליפות כרחל לפני גוזזיה נאלמה (וכמ״ש מזה במ״א ע״פ והיה אור הלבנה כו׳).
אבל בחי׳ כבד פה דמשה הוא להפך ממש שמצד התגלות הח״ע לא יוכל לדבר וזהו ענין עליית הדבור כו׳ (וזהו ענין יונת אלם דלשבח קאמר וכענין מלה בסלע משתוקא בתרין. והנה עכ״ז אינו מובן דמ״מ לפ״ז אין כאן דבור כלל ואיך נק׳ עליית המל׳ שהוא עליית הדבור.
ואפ״ל עפמ״ש באגה״ק ע״פ ויעש דוד. שהאותיות הן בבחינת חומר וצורה הנק׳ פנימית וחיצונית כו׳ ועיקר בחי׳ המל׳ שנק׳ דבור היינו פנימית הדבור והוא המאיר בעולמות עליונים רק בעשייה נמשך ע״י התלבשות בחיצונית הדבור שהוא חומר וגוף האותיות.
כמו עד״מ באדם הדבור היוצא לחוץ. ולעתיד שיהי׳ עליות העולמות לא יצטרך להיות ההתלבשות בחומר וחיצוני ות כו׳ וזהו עליית הדבור, גם כמו שתי רוחות מספרות זו עם זו הרי הסיפור והדבור שלהם דק כמו מחשבה שלנו, ועד״ז יובן ענין עליית הדבור.
ועמ״ש בפ׳ נח בביאור ע״פ מים רבים בפי׳ ביום שידובר בה שהדבור אינו בפ״ע רק בה שאינו נמשך למטה כו׳ ע״ש וזהו כענין מ״ש כאן. ועמ״ש בביאור ע״פ אלה מסעי בענין שם מ״ב דאנא בכח גדולת ז׳ פעמים ו׳ וזהו ג״כ ע״ד שבשבת הוא עליית הדבור.
ועיין בזהר תרומה דקל״ז ע״א בפי׳ אין אמר ואין דברים כשאר אמירן דעלמא כו׳ אלא הם בחי׳ בלי נשמע קולם ואעפ״כ בכל הארץ יצא קום ע״ש היטב ובזהר בראשית ד״נ ע״ב ועד״ז איתא בפי׳ הרמ״ז בזהר פ׳ ואתחנן דר״ס ע״ב גבי רב לך בענין וישמע את הקול מדבר אליו כו׳ שלא ע״י כלי הדבור רק בפנימיות כו׳ הוא שרש הדבור בפנימיותו כו׳ ע״ש ואפשר דהיינו פרצוף הפנימי דמלכות) (וכמ״ש מזה במ״א בביאור מאמר הזהר ר״פ בראשית כשושנה כו׳ כן רעיתי כו׳). ובמ״א נתבאר באופן אחר שעתה הדבור אינו מקבל הארת ח״ע אלא ע״י המדות עליונות אבל לעתיד יקבל הדבור מח״ע עצמה שלא ע״י המדות כו׳ ועמ״ש מזה ע״פ והיה מדי חדש בחדשו ועמ״ש במ״א ע״פ שמח תשמח רעים האהובים בפי׳ ע״כ יעזוב איש את אביו ואת אמו כו׳ אך ע״י השמחה כו׳ ע״ש אך מ״מ כשהדבור עצמו מקבל מחו״ב עצמן זהו בחינה גבוה יותר.
Et c'est à la manière de ce qui est écrit au sujet de Moché notre maître, que la paix soit sur lui : "car je suis lourd de bouche et lourd de langue" (Exode 4, 10). C'est-à-dire que, parce qu'il était de l'aspect de l'essence de la 'hokhma suprême, la force de sa parole ne pouvait pas descendre et se revêtir dans l'extériorité autant, mais seulement la force de la parole était incluse et s'élevait dans l'essence de la 'hokhma.
Ainsi, par exemple, en haut, c'est la montée du féminin, parole suprême, pour recevoir de 'hokhma et bina elles-mêmes. Mais parfois il y a un aspect tel qui est l'inverse, et un grand manque, c'est-à-dire ce qui, au temps de la destruction du Beit Hamikdach, est dit : "Je me suis tu, dans le silence" (Psaumes 39, 3), et c'est pour le défaut, c'est-à-dire qu'il est impossible qu'il y ait révélation de la parole à cause de la cachette des kelipot, "comme la brebis devant ceux qui la tondent, elle est muette" (Isaïe 53, 7) (et comme il est écrit de cela ailleurs sur le verset "Et la lumière de la lune sera").
Mais l'aspect de "lourd de bouche" de Moché est l'inverse même : du fait de la révélation de la 'hokhma suprême, il ne peut parler, et c'est le sujet de la montée de la parole. (Et c'est le sujet de "la colombe muette" (Psaumes 56, 1), qu'il dit pour la louange, et à la manière de "une parole vaut un sela, le silence en vaut deux" (Meguila 18a).
Et voici, néanmoins, cela n'est pas compris : de toute façon, selon cela, il n'y a ici aucune parole, et comment est-ce appelé montée de la malkhout, qui est montée de la parole. Et on peut dire selon ce qui est écrit dans Igueret Hakodech sur le verset "Et David fit".
Que les lettres sont dans un aspect de matière et de forme, appelées intériorité et extériorité. Et l'essentiel de l'aspect de la malkhout, appelée parole, c'est l'intériorité de la parole, et c'est elle qui illumine dans les mondes supérieurs ; seulement dans Assiya elle est attirée par le revêtement dans l'extériorité de la parole, qui est la matière et le corps des lettres.
Comme par exemple chez l'homme, la parole qui sort au-dehors. Et dans l'avenir, où il y aura montée des mondes, il ne sera pas besoin du revêtement dans la matière et l'extériorité.
Et c'est la montée de la parole. Aussi, comme deux esprits qui se parlent l'un avec l'autre, voici que leur récit et leur parole sont subtils comme notre pensée, et de cette manière se comprendra le sujet de la montée de la parole.
Et voir ce qui est écrit dans la paracha Noa'h dans l'explication sur le verset "des eaux nombreuses", dans l'explication de "au jour où l'on parlera en elle", que la parole n'est pas en elle-même, seulement "en elle", qu'elle n'est pas attirée en bas, voir là. Et c'est à la manière de ce qui est écrit ici.
Et voir ce qui est écrit dans l'explication sur le verset "Voici les étapes" au sujet du nom de 42, de "Ana bekoa'h", grandeur de sept fois vav, et c'est aussi à la manière que le Chabbat est la montée de la parole. Et voir dans le Zohar, Terouma, folio 137a, dans l'explication de "Il n'y a point de dit et il n'y a point de paroles" (Psaumes 19, 4), comme les autres dires du monde, mais ils sont un aspect sans que leur voix soit entendue, et néanmoins "sur toute la terre est sorti leur trait" (Psaumes 19, 5), voir là bien.
Et dans le Zohar, Beréchit, folio 50b. Et de cette manière il est rapporté dans le commentaire du Ramaz dans le Zohar, paracha Vaet'hanan, folio 260b, au sujet de "C'en est assez pour toi", au sujet de "et il entendit la voix qui lui parlait", non par l'intermédiaire de l'instrument de la parole, seulement dans l'intériorité, c'est la racine de la parole dans son intériorité, voir là.
Et il est possible que ce soit le partsouf intérieur de malkhout) (et comme il est écrit de cela ailleurs dans l'explication du propos du Zohar au début de la paracha Beréchit, "comme la rose", "ainsi est ma bien-aimée"). Et ailleurs il est expliqué d'une autre manière : que maintenant la parole ne reçoit l'illumination de la 'hokhma suprême que par l'intermédiaire des middot supérieures, mais dans l'avenir la parole recevra de la 'hokhma suprême elle-même, non par l'intermédiaire des middot.
Et voir ce qui est écrit de cela sur le verset "Et il arrivera, de mois en son mois" (Isaïe 66, 23), et voir ce qui est écrit ailleurs sur le verset "Réjouis, réjouis les amis aimés", dans l'explication de "c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère" (Genèse 2, 24), mais par la joie, voir là. Mais néanmoins, lorsque la parole elle-même reçoit de 'hokhma et bina elles-mêmes, c'est un aspect plus élevé.
ובמ״א נתבאר עוד בפי׳ אז נדברו יראי ה׳ דפי׳ נדברו הוא הדבור אשר בא ממילא ומאליו והיינו בחינת ודברי אשר שמתי בפיך רק שתען לשוני אמרתך והיינו ע״י בחי׳ הביטול בעסק התורה וכמ״ש המגיד להב״י אני המשנה המדברת בפיך וע״ד שכינה מדברת מתוך גרונו של משה.
Et ailleurs il est expliqué encore dans l'explication de "Alors se sont parlé ceux qui craignent ה'" (Malachie 3, 16), que l'explication de "se sont parlé" est la parole qui vient d'elle-même et de soi, et c'est l'aspect de "et Mes paroles que J'ai mises dans ta bouche" (Isaïe 59, 21), seulement "que ma langue réponde Ta parole" (Psaumes 119, 172). Et c'est par l'aspect du bitoul dans l'étude de la Torah, et comme l'a dit le Maguid au Beit Yossef : "Je suis la Michna qui parle dans ta bouche", et à la manière de la Chekhina qui parle de la gorge de Moché.
ועד״ז י״ל ג״כ פי׳ וענין ביום שידובר בה שזהו בחי׳ אז נדברו כו׳. וזהו ענין לרוקע הארץ על המים שבחי׳ שם ב״ן שנקרא ארץ לא יצטרך לקבל משם מ״ה שהוא ז״א הנק׳ מים כו׳ וזהו הנני בורא חדשה בארץ נקבה תסובב גבר ולא תהיה צריכה למים כו׳ וכמ״ש במ״א:
Et de cette manière on peut dire aussi l'explication et le sujet de "au jour où l'on parlera en elle", que c'est l'aspect de "Alors se sont parlé". Et c'est le sujet de "Qui étend la terre sur les eaux" (Psaumes 136, 6), que l'aspect du nom Ban (52), appelé terre, n'aura pas besoin de recevoir du nom Mah (45), qui est Zeir Anpin, appelé eau.
Et c'est "Me voici, Je crée une chose nouvelle dans la terre : la femme entourera l'homme" (Jérémie 31, 21), et elle n'aura pas besoin d'eau, et comme il est écrit ailleurs :
ד והנה ע״ז נאמר והיה מספר בנ״י כחול הים אשר לא ימד ולא יספר. כי הנה בחינת מספר נופל על דבר שהוא בבחינת התחלקות ופירוד.
והתחלקות זו נמשך מבחי׳ הגבורות וזהו ענין התחלקות הקול וההבל בכ״ב אותיות הדבור שבה׳ מוצאות שהוא ע״י ה״ג מנצפ״ך. ועד״ז גם המצות הם בבחינת מספר לפי שהתורה נמשך מבחינת גבורה מימינו אש דת כו׳.
4. Et voici, sur cela il est dit : "Et le nombre des enfants d'Israël sera comme le sable de la mer, qui ne se mesure ni ne se compte" (Osée 2, 1).
Car voici, l'aspect de nombre tombe sur une chose qui est dans un aspect de division et de séparation. Et cette division est attirée de l'aspect des guevourot, et c'est le sujet de la division de la voix et du souffle dans les vingt-deux lettres de la parole, qui sont dans les cinq issues, ce qui est par les cinq guevourot de menatsepakh.
Et de cette manière aussi les mitsvot sont dans un aspect de nombre, parce que la Torah est attirée de l'aspect de guevoura : "de Sa droite, un feu de loi" (Deutéronome 33, 2).
והנה כתיב ולתבונתו אין מספר פי׳ שעיקר התהוות ההתחלקות המדרגות עד ששייך בחינת מספר זהו אחר סיום יסוד אימא דהיינו למטה מהחזה דז״א ששם החו״ג מגולים ומתחלקים החסדים לג׳ קוין עד ששם שרש בחי׳ מספר ומשם מקבלת המל׳ שמתחלת מהחזה ולמטה כו׳. אבל לתבונתו היינו במקום שהחו״ג מכוסים ביסוד אימא הם בבחי׳ אחדות והתכללות כל החסדים דג׳ קוין באחדות א׳ ממש ביסוד אימא ולכן הם בבחי׳ אין מספר למעלה מבחינת ומדרגת המספר דאינו שייך אלא בבחינת התחלקות משא״כ למעלה בעלמא דאתכסיא הם בבחינת אחדות והתכללות וביטול באור א״ס ב״ה שלמעלה מבחינת התחלקות המדרגות וזהו ולתבונתו דייקא אין מספר.
שהוא בחי׳ סתים שלמעלה מבחינת גליא (ועיין מזה בלק״ת סוף תהלים ע״פ ולתבונתו אין מספר ועיין בזוהר ס״פ תרומה דקע״א ע״ב). ועמ״ש בביאור ע״פ אלה מסעי המתחיל לבאר ענין המסעות בענין לא יחפוץ כסיל בתבונה כו׳ דשם נתבאר ששם בחי׳ סתים הוא התגלות עתיק כו׳ ונקרא עץ החיים ועיין בפי׳ הרמ״ז בזהר פ׳ במדבר דקי״ז בפי׳ והיה מספר כו׳ דמבואר ממש ע״ד שנתבאר כאן.
והנה עכשיו המל׳ שהיא הדבור עליון מקבל מבחינת ז״א והיינו מהחזה ולמטה ששם מתחיל בנין הנוק׳ ולכן נקרא מספר בנ״י שמשם הוא שרש בחינת מספר (וגם משם הוא שרש בחינת התהוות הזמן כמ״ש בלק״ת פ׳ בראשית והיינו כי הזמן הוא ג״כ בחינת מספר והתחלקות) אבל לע״ל שתתעלה המל׳ שהיא הדבור לקבל מבחינת חו״ב עצמן שהוא בחינת ולתבונתו אין מספר אזי יהיה בחינת והיה מספר בנ״י כו׳ אשר לא ימד ולא יספר. דהיינו שגם עלמא דאתגליא שהוא עכשיו בבחינת מספר.
יהיה לעתיד במדרגת בחינת סתים ועלמא דאתכסיא אשר הוא בבחינת אין מספר. והיינו על ידי התשובה שהיא בחינת בינה ליבא ולתבונתו אין מספר כו׳ (ולכן עי״ז והיה במקום אשר יאמר להם לא עמי אתם יאמר להם בני אל חי דהפי׳ במקום ממש כי זדונות נעשו כזכיות כנזכר לעיל.
ומזה יובן ג״כ ענין יום הכפורים שהוא יום הסליחה משום שאז עליית המל׳ בבחינת ולתבונתו אין מספר) (כמ״ש בזהר פ׳ אמור דף ק׳ ע״ב ודף ק״ב ע״א ובשאר דוכתי) וזהו ביום ההוא יהיה ופי׳ בלק״ת שאותיות דשם הוי׳. יהיו לעתיד בבחינת יהיה ב״פ י״ה.
ור״ל שמדרגת ו״ה שהם זו״נ יהיו לע״ל כמו בחי׳ י״ה שהם או״א וזהו ממש ענין הנ״ל דוהיה מספר כו׳ אשר לא יספר לפי שעכשיו המל׳ שהיא ה׳ אחרונה דשם הוי׳ בחי׳ דבר ה׳ מקבלת מבחינת ו׳ שהוא המשכה מיו״ד שבראשו מה שנמשך ויורד מלמעלה למטה ועמ״ש מזה בד״ה ושבתי בשלום כמו בחינת מים יורדים מגבוה לנמוך ואינו עצמיות היו״ד ממש כ״א שהולך ומתקצר ונעשה קו דק יותר הרבה מהיו״ד עצמו שבראשו והוא ענין קלישת האור כמ״ש במ״א בענין כפילא וקלישא ומבחינת הוי״ו נמשך לבחינת ה׳ תתאה אבל בחינת י״ה אינו ע״י המשכה אלא כי היו״ד עצמו מתגלה בה׳ והכל בחינה אחת. (ועיין בספר עטרת זקנים בא״ח סי׳ ל״ב גבי כתיבת אות ה׳ ראשונה דשם ועמ״ש מזה בביאור ע״פ ולא אבה ה׳ אלקיך) אכן לע״ל יתעלה העולם שבחינת עלמא דאתגליא יהיה בבחינות ומדרגות עלמא דאתכסיא ויהיה זו״נ המדות והדבור ג״כ בבחינות י״ה שהם או״א (ע״ד משנ״ת בע״ח שער מיעוט הירח ספ״א כנזכר לעיל).
וזהו ג״כ ענין ונקבצו בני יהודה ובנ״י יחדו. שיחו״ת יהיה ג״כ במדרגת יחו״ע.
ופי׳ כי יהודה הוא בבחינת מל׳ איהי בהוד וישראל לי ראש היינו בחינת ז״א מהחזה ולמעלה שבו מאירין המוחין דאו״א. ולעתיד תהיה ספירת המל׳ ג״כ במדרגת ז״א אור הלבנה כאור החמה.
ועמ״ש ע״פ ויגש אליו יהודה וע״פ יהודה אתה וע״פ כי תשמע בקול כו׳ לעשות הישר בעיני כו׳. וזהו ושמו להם ראש אחד שהוא בחינת תפארת דאימא שיהיה כתר לשניהן בשוה (ועמ״ש בפ׳ תרומה גבי ענין הכרובים):
Et voici, il est écrit : "et à Son intelligence il n'est point de nombre" (Psaumes 147, 5). L'explication est que l'essentiel de la venue à l'existence de la division des degrés, jusqu'à ce que s'applique l'aspect de nombre, c'est après l'achèvement du yesod d'Imma, c'est-à-dire au-dessous de la poitrine de Zeir Anpin, là où les 'hassadim et les guevourot sont révélés et où les 'hassadim se divisent en trois lignes, de sorte que là se trouve la racine de l'aspect de nombre, et de là reçoit malkhout, qui commence de la poitrine et au-dessous, etc.
Mais "à Son intelligence", c'est-à-dire à l'endroit où les 'hassadim et les guevourot sont couverts dans le yesod d'Imma, ils sont dans l'aspect de l'unité et de l'inclusion de tous les 'hassadim des trois lignes dans une unité une, véritablement, dans le yesod d'Imma, et c'est pourquoi ils sont dans l'aspect de "il n'est point de nombre", au-dessus de l'aspect et du degré du nombre, car celui-ci ne s'applique que dans l'aspect de la division. Ce qui n'est pas le cas en haut, dans alma deitkasia (le monde du caché) : ils sont dans l'aspect de l'unité, de l'inclusion et du bitoul (effacement de soi) dans l'Or Ein Sof (lumière infinie), béni soit-Il, qui est au-dessus de l'aspect de la division des degrés.
Et c'est "à Son intelligence" précisément "il n'est point de nombre". C'est l'aspect du caché (satim), qui est au-dessus de l'aspect du révélé (galia) (et vois à ce sujet dans Likoutei Torah de l'Ari z"l, à la fin des Psaumes, sur le verset "et à Son intelligence il n'est point de nombre", et vois dans le Zohar, fin de la paracha Terouma, folio 171b).
Et vois ce qui est écrit dans le commentaire sur le verset "Voici les étapes" (Nombres 33, 1), qui commence à expliquer le sujet des marches au sujet de "le sot ne désire pas l'intelligence" (Proverbes 18, 2), etc., où il est expliqué que là l'aspect du caché (satim) est la révélation d'Atik, etc., et qu'il est appelé l'arbre de vie ; et vois dans le commentaire de Ramaz sur le Zohar, paracha Bamidbar, folio 117, dans l'explication de "Et le nombre sera", etc., où il est exposé exactement de la manière expliquée ici. Et voici : maintenant malkhout, qui est la parole supérieure, reçoit de l'aspect de Zeir Anpin, c'est-à-dire de la poitrine et au-dessous, là où commence la construction de la noukva ; et c'est pourquoi cela est appelé "nombre des fils d'Israël", car de là est la racine de l'aspect de nombre (et de là aussi est la racine de l'aspect de la venue à l'existence du temps, comme il est écrit dans Likoutei Torah de l'Ari z"l, paracha Beréchit ; et c'est que le temps est lui aussi un aspect de nombre et de division).
Mais dans l'avenir, lorsque malkhout, qui est la parole, s'élèvera pour recevoir de l'aspect de 'hokhma et bina elles-mêmes, qui est l'aspect de "et à Son intelligence il n'est point de nombre", alors il y aura l'aspect de "Et le nombre des fils d'Israël sera" (Osée 2, 1), etc., "qui ne sera ni mesuré ni compté". C'est-à-dire que même alma deitgalia (le monde du révélé), qui est maintenant dans l'aspect de nombre, sera dans l'avenir au degré de l'aspect du caché (satim) et d'alma deitkasia, qui est dans l'aspect de "il n'est point de nombre".
Et cela par le moyen de la techouva, qui est l'aspect de "bina est le cœur", et "à Son intelligence il n'est point de nombre", etc. (Et c'est pourquoi, par cela : "Et il sera au lieu où il leur sera dit : Vous n'êtes pas Mon peuple, il leur sera dit : Fils du D.ieu vivant" (Osée 2, 1) ; l'explication est "au lieu" au sens propre, car les fautes intentionnelles sont devenues comme des mérites, comme mentionné plus haut.
Et de cela on comprendra aussi le sujet de Yom Kippour, qui est le jour du pardon, parce qu'alors a lieu l'élévation de malkhout dans l'aspect de "et à Son intelligence il n'est point de nombre") (comme il est écrit dans le Zohar, paracha Emor, folio 100b et folio 102a, et en d'autres endroits). Et c'est "En ce jour-là, il sera" (Zacharie 14, 9) ; et l'explication dans Likoutei Torah est que les lettres du nom Havaya seront dans l'avenir dans l'aspect de "yehié", deux fois youd-hé.
C'est-à-dire que le degré de vav-hé, qui sont Zeir Anpin et noukva, seront dans l'avenir comme l'aspect de youd-hé, qui sont Abba et Imma ; et c'est exactement le sujet susdit de "Et le nombre sera", etc., "qui ne sera pas compté", parce que maintenant malkhout, qui est le hé final du nom Havaya, aspect de la parole de ה', reçoit de l'aspect du vav, qui est une attraction depuis le youd qui est à sa tête, ce qui est attiré et descend d'en haut en bas. Et vois ce qui est écrit à ce sujet dans le discours commençant par "Et je reviendrai en paix" (Genèse 28, 21) : comme l'aspect des eaux qui descendent de haut en bas ; et ce n'est pas l'essentialité du youd lui-même, mais seulement ce qui va et se raccourcit et devient une ligne fine, beaucoup plus que le youd lui-même qui est à sa tête ; et c'est le sujet de l'amincissement de la lumière, comme il est écrit ailleurs au sujet du redoublement et de l'amincissement (kephila vekelicha) ; et de l'aspect du vav est attiré vers l'aspect du hé inférieur.
Mais l'aspect de youd-hé n'est pas par une attraction : le youd lui-même se révèle dans le hé, et le tout est un seul aspect. (Et vois dans le livre Ateret Zekenim, sur l'Ora'h 'Haïm, siman 32, au sujet de l'écriture de la lettre hé première du Nom, et vois ce qui est écrit à ce sujet dans le commentaire sur le verset "et ה' ton Elokim n'a pas voulu" (Deutéronome 23, 6).) Toutefois, dans l'avenir, le monde s'élèvera, de sorte que l'aspect d'alma deitgalia sera dans les aspects et les degrés d'alma deitkasia, et Zeir Anpin et noukva, les middot et la parole, seront eux aussi dans les aspects de youd-hé, qui sont Abba et Imma (à la manière de ce qui a été expliqué dans Ets 'Haïm, porte de la diminution de la lune, fin du chapitre 1, comme mentionné plus haut).
Et c'est aussi le sujet de "Et les fils de Yehouda et les fils d'Israël se rassembleront ensemble" (Osée 2, 2) : que le yihoud tachtone (union inférieure) sera lui aussi au degré du yihoud elyone (union supérieure). Et l'explication : Yehouda est dans l'aspect de malkhout, "elle est dans le hod", et "Israël, à Moi la tête", c'est-à-dire l'aspect de Zeir Anpin de la poitrine et au-dessus, où brillent les mohin d'Abba et Imma.
Et dans l'avenir la sefira de malkhout sera elle aussi au degré de Zeir Anpin, "la lumière de la lune comme la lumière du soleil" (Isaïe 30, 26). Et vois ce qui est écrit sur le verset "Et Yehouda s'approcha de lui" (Genèse 44, 18), et sur le verset "Yehouda, toi" (Genèse 49, 8), et sur le verset "car tu écouteras la voix", etc., "pour faire ce qui est droit à Mes yeux", etc.
(Deutéronome 13, 19). Et c'est "et ils se donneront une seule tête" (Osée 2, 2), qui est l'aspect de tiféret d'Imma, qui sera keter pour les deux également (et vois ce qui est écrit dans la paracha Terouma au sujet des keroubim).