Explication de ces paroles. Voici : il y a volonté et il y a volonté, etc.
ביאור הדברים הנה אית רצון ואית רצון כו׳. רצון הנולד מן הדעת וההשכלה לפי העמקת שכלו שתופס ומשיג עד״מ איכות ההטבה שיהיה לו מן הדבר ככה תתגדל התשוקה כו׳.
והנה לית מחשבה תפיסא בי׳ אלא בהתפשטות גדולתו מהוה מאין ליש ומחיה עליונים כו׳. ודבר זה כאשר נתפס בשכלו ובהעמקת הדבר נולד מזה התשוקה בלב בחיצוניותו כי הלב יכול להיות כלי לקבל אור זה המתפשט בשכלו כי המוח שליט על הלב (וזהו נודע בשערים בעלה שבעלה דמטרוניתא הוי׳ נודע בשערים כו׳) ואהבה זו בא מלמעלה בבחי׳ השתלשלות רבות בהתפשטות גדולתו ושם אתה מוצא ענותנותו כו׳.
וזהו נודע בשערים בעלה לכל חד וחד לפום מה דמשער בלבא ושבחא דקב״ה איהו בעלה דמטרוניתא שהוא נודע כו׳.
Explication de ces paroles. Voici : il y a volonté et il y a volonté, etc.
La volonté qui naît de la daat et de la réflexion, selon l'approfondissement de son intellect qui saisit et appréhende, par exemple, la qualité du bien qui lui adviendra de la chose : ainsi grandira le désir, etc. Et voici : "nulle pensée ne Le saisit" (Tikouné Zohar, Pata'h Eliyahou), sinon dans l'extension de Sa grandeur, qui fait être de l'ayin (le néant) au yech (l'être, le moi) et qui vivifie les supérieurs, etc.
Et cette chose, lorsqu'elle est saisie dans son intellect et par l'approfondissement du sujet, naît de cela le désir dans le cœur, dans son extériorité, car le cœur peut être un keli pour recevoir cette lumière qui se répand dans son intellect, car le cerveau domine sur le cœur (et c'est là "Son mari est connu aux portes" (Proverbes 31, 23), car le mari de la Matronita, ה', est connu aux portes, etc.). Et cet amour vient d'en haut dans l'aspect de nombreux enchaînements, dans l'extension de Sa grandeur, et là tu trouves Son humilité, etc.
Et c'est "Son mari est connu aux portes", pour chacun selon ce qu'il estime dans le cœur, et la louange du Saint, béni soit-Il, c'est le mari de la Matronita, qui est connu, etc.
והנה בתשוקת אהבה זו יש בה בחי׳ קטנות וגדלות לפי גדלות וקטנות השכל כי הקטן אוהב כו׳. ולכן נק׳ רצון תחתון שהוא המתפשט מכחות הנפש שכל ומדות.
אבל אית רצון לעילא בשרש הנשמה במקור חוצבה בכל העולמות אבי״ע. ובהארתה למטה בבחי׳ יחידה שבנפש הפרטי בביטול מערך השגתו והשכלתו מפני עוצם רוממותו ית׳ דלית מחשבה תפיסא בי׳ וביטול כל הנבראים לגבי עצמותו ומהותו ית׳ דכולא קמי׳ כלא ממש חשיבי (הגם דלית מחשבה תפיסא במהותו ית׳ מ״מ היינו במהות עצמו אבל בגדולת מהותו לגבי נבראים שאין ערוך אליו ית׳ כל הנשמה תהלל ולגדולתו אין חקר) ועי״ז תתעורר הנפש לצאת מנרתיקה זה הגוף.
והנה לזה אין חיצוניות הלב כלי להיות האהבה ויראה מורגשת בו כי גבהו ממנו אלא תתבטל הנפש מכחותי׳ והיה כלא היה וזהו ובכל מאדך והוא מאיר בהשוואה גמורה לכל נפש מישראל אלא שהמונע הוא שאין התלבשותה בגוף אלא עומדת בבחי׳ מקיף.
Et voici : dans le désir de cet amour il y a un aspect de petitesse et de grandeur, selon la grandeur et la petitesse de l'intellect, car le petit aime, etc. C'est pourquoi on l'appelle volonté inférieure, celle qui se répand à partir des forces de l'âme, intellect et middot.
Mais il y a une volonté en haut, dans la racine de l'âme, dans la source d'où elle est taillée, dans tous les mondes Atsilout, Beria, Yetsira, Assiya. Et dans son illumination en bas, dans l'aspect de ye'hida qui est dans l'âme particulière, dans le bitoul (effacement de soi) de la mesure de son appréhension et de sa réflexion, à cause de l'intensité de Son élévation, béni soit-Il, car "nulle pensée ne Le saisit", et le bitoul de tous les créés vis-à-vis de Son essence et de Son être, béni soit-Il, car tout devant Lui est considéré comme absolument rien (bien que "nulle pensée ne Le saisit" dans Son être, béni soit-Il, néanmoins cela vise Son essence elle-même ; mais dans la grandeur de Son être vis-à-vis des créés, auxquels Il n'a nulle commune mesure, béni soit-Il : "que toute âme loue" (Psaumes 150, 6), et "à Sa grandeur point de sonde" (Psaumes 145, 3)).
Et par cela s'éveillera l'âme à sortir de son fourreau, ce corps. Et voici : pour cela l'extériorité du cœur n'est pas un keli pour que l'amour et la crainte y soient ressentis, car ils sont trop élevés pour lui ; mais l'âme s'efface de ses forces et elle est comme si elle n'avait pas été, et c'est "et de tout ton meod" (Deutéronome 6, 5).
Et il illumine dans une égalité parfaite pour toute âme d'Israël, sauf que l'empêchement est qu'il n'y a pas son revêtement dans le corps, mais qu'elle se tient dans l'aspect de makif.
וזהו שאו את ראש שהוא הרצון התחתון הנולד מהתפשטות החיות בנבראים לגבי רצון העליון שהוא לגולגולת בחי׳ שרש הנפש ובחי׳ יחידה הנולד מהתבוננות ביטול ערך הנבראים לגבי עצמותו ומהותו לכן מ״ש בענין כריתות כו׳. כי הרשעים מלאים חרטות מבחינת יחידה והמחבר בחי׳ מקיף הזה להתפשט בכחות הנפש המתלבשים בגוף הוא מ״ת בשבועות שעל כל דבור פרחה נשמתן שהדיבור המשיך מעצמותו ית׳ אנכי מי שאנכי וכן כלל התורה הוא וחכמתו א׳ וטעמי תורה לא נתגלו דאנת הוא חכים ולא בחכמה ידיעא כו׳.
Et c'est "Élevez la tête" (Nombres 1, 2), qui est la volonté inférieure née de l'extension de la vitalité dans les créés, vis-à-vis de la volonté supérieure qui est pour le crâne, l'aspect de la racine de l'âme et l'aspect de ye'hida, né de la contemplation du bitoul de la valeur des créés vis-à-vis de Son essence et de Son être. C'est pourquoi ce qui est écrit au sujet du retranchement, etc.
Car les méchants sont pleins de regrets de l'aspect de ye'hida, et ce qui relie cet aspect de makif pour qu'il se répande dans les forces de l'âme qui se revêtent dans le corps, c'est le don de la Torah à Chavouot, où sur chaque parole leur âme s'envola (Chabbat 88b), car la parole a attiré de Son essence, béni soit-Il, "Celui que Je suis" (Exode 20, 2). Et de même l'ensemble de la Torah, Lui et Sa sagesse sont un, et les raisons de la Torah n'ont pas été révélées, car "C'est Toi qui es sage, mais non d'une sagesse connue" (Tikouné Zohar, Pata'h Eliyahou), etc.
ומ״מ שכל אדם תפיסא בה בחיצוניותו כי נתלבשה בדברים גשמיים זרעים מועד כו׳. וכאשר האדם מדבק בה שכלו ומחשבתו הרי המאור שבה שהוא הוא עצמותו ומהותו ית׳ המלובש בה מחזירו למוטב.
פי׳ כי טוב הוא זיו ואור הגנוז לצדיקים שנהנין כו׳ ומוטב הוא מקור הטוב הגבה למעלה בשרשו. אך הנה ובחנות המשכן כו׳ שהוא סוכת דוד הנופלת כו׳ רגליה יורדת כו׳ יקימו אותו הלוים ג׳ בחי׳ גרשון קהת ומררי.
בחי׳ גרשון לאכפייא לסט״א ולבער הרע כו׳ ותשליך במצולות ים כו׳ מררי להתמרמר על ירידה זו ועל ידי כן אתהפכא חשוכא לנהורא. בחי׳ קהת ולו יקהת עמים ולילה כיום יאיר כחשכה כאורה זדונות נעשה כזכיות וזהו עבודת הלוים להקימה מנפילתה.
Et néanmoins l'intellect de l'homme la saisit dans son extériorité, car elle s'est revêtue dans des choses matérielles : semences, temps fixés, etc. Et lorsque l'homme attache à elle son intellect et sa pensée, voici que "la lumière qui est en elle", qui est précisément Son essence et Son être, béni soit-Il, revêtu en elle, "le ramène au bien".
Explication : car le bien est le rayonnement et la lumière cachée pour les justes, dont ils jouissent, etc., et motav est la source du bien, élevée en haut dans sa racine. Mais voici : "et au campement du Michkan" (Nombres 1, 51), etc., qui est "la soukka de David qui est tombée" (Amos 9, 11), etc., "ses pieds descendent", etc. : les Léviim le dresseront, trois aspects, Guerchon, Kehat et Merari.
L'aspect de Guerchon : pour soumettre le sitra a'hra (l'autre côté) et pour extirper le mal, etc., et "Tu jetteras dans les profondeurs de la mer" (Michée 7, 19), etc. Merari : pour s'amertumer sur cette descente, et par cela les ténèbres se transforment en lumière.
L'aspect de Kehat : "et à lui le rassemblement des peuples" (Genèse 49, 10), et "la nuit comme le jour illuminera, comme les ténèbres comme la lumière" (Psaumes 139, 12), les fautes volontaires deviennent comme des mérites (Yoma 86b), et c'est le service des Léviim : la dresser de sa chute.
ועבודת הכהנים ובא אהרן ובניו כו׳ כי האומר אין לי אלא תורה כו׳ אלא כמ״ש אחזתיו ולא ארפנו עד שהבאתיו כו׳ אחזתיו דייקא אלא דלית מחשבה תפיסא בי׳ וא״א להתגלות ולהתפשט בכחות הנפש עד שהבאתיו כו׳ וד״ל:
Et le service des cohanim : "et Aharon et ses fils viendront", etc. Car celui qui dit : "je n'ai que la Torah" (Yevamot 109b), etc., mais comme il est écrit : "je l'ai saisi et je ne le lâcherai pas, jusqu'à ce que je l'aie amené" (Cantique des Cantiques 3, 4), etc.
"Je l'ai saisi", précisément ; seulement "nulle pensée ne Le saisit", et il est impossible qu'Il se révèle et se répande dans les forces de l'âme jusqu'à ce que "je l'aie amené", etc. Et cela suffit à qui comprend.