Explication des paroles selon "car en ce jour il expiera" (Lévitique 16, 30) mentionné plus haut. Voici, nous exposerons d'abord le sujet des vêtements blancs du Cohen Gadol, car le service de Yom Kippour se fait dans des vêtements blancs.
ביאור הדברים ע״פ כי ביום הזה יכפר הנ״ל, הנה נקדים ענין בגדי לבן דכה״ג שעבודת יוהכ״פ הוא בבגדי לבן. והנה הן היו מפשתן דייקא וכמ״ש כתנת בד קדש ילבש ומכנסי בד כו׳.
בגדי קדש הם.
Explication des paroles selon "car en ce jour il expiera" (Lévitique 16, 30) mentionné plus haut. Voici, nous exposerons d'abord le sujet des vêtements blancs du Cohen Gadol, car le service de Yom Kippour se fait dans des vêtements blancs.
Et voici, ils étaient précisément de lin, comme il est écrit : "une tunique de lin de sainteté il revêtira, et des caleçons de lin" (Lévitique 16, 4), etc. Ce sont des vêtements de sainteté.
וע׳ בזהר פ׳ ויחי דרי״ז א׳ ובפ׳ פקודי דף רל״ט א׳ ובגמרא בזבחים דף י״ח ב׳ דאמר קרא בד דבר העולה מן הקרקע בד בבד. ופרש״י שם קנה יחידי מכל גרעין ואין ב׳ קנים עולים מגזע אחד, משא״כ בשאר כל מיני צמחה כמו חטים ודגן שכמה שבלים עולין מחטה אחת.
והענין לפי שבחי׳ בד היינו שנמשך מעולם האחדות, ועד״ז יובן ענין קרבן קין דכתיב ויבא קין מפרי האדמה מנחה לה׳ וארז״ל זרע פשתן היה. והיינו לפי שהוא בחי׳ בד (ועיין בלק״ת פ׳ קדושים באזהרת שעטנז והנה קין העלה כו׳ ובזח״ב תצוה קפ״א ב׳ ובזח״ג קדושים פ״ז א׳).
ולכן היה הכה״ג צ״ל לבוש ביוהכ״פ בעבודת היום בבגדי בד דייקא כי אז הוא נכנס לפני ולפנים בעולם האחדות לכפר על כל פשעי בנ״י וכמ״ש ונסלח כו׳ והיינו בבגדי פשתן דוקא. וזהו ענין הוי׳ בדד ינחנו.
פי׳ בדד הוא בחי׳ לבדו כמו קודם שנברא העולם וכמ״ש במ״א (ועמ״ש סד״ה וארא אל אברהם בענין בחי׳ יחיד וסד״ה להבין הענין שתפלת הבעל עסק כו׳ יחוד או״א כו׳ משא״כ למעלה מעלה בחי׳ אנכי כו׳ וע׳ בסש״ב ח״ב פ״ט בהג״ה. וע׳ עוד מענין בד בלק״ת פ׳ צו גבי מדו בד ובע״ח שער א״א פ״ה ועיין בר״ח שער התשובה פ״ג ובמא״א אות ב׳ ס״ד ועיין מ״ש במ״א גבי עד הגל).
ולכך הן בגדי לבן, כי בחי׳ הלובן אינו כשאר הגוונים. כי הוא בחי׳ עצמיות של הדבר ואין כאן דבר נוסף רק עצם הדבר לבד.
משא״כ שאר הגוונים שהם צבע שצובעים בו אדום ירוק. שהצבע אדום הוא דבר נוסף על עצם הדבר שהיה לבן עד״מ ועכשיו ע״י הצבע נעשה אדום, ונמצא זהו הרכבה על עצם הדבר משא״כ גוון לבן שהוא עצמי ואינו צבע ומה שמכבסים בגדי פשתן בלשון אשכנז (בלייחט לאייווענט) היינו רק שע״י זה יתוסף ויתגלה עצם הלבנונית והנמשל מזה כי הנה ידוע ענין אורות וכלים שקודם שנאצלו הכלים לא שייך לומר על שפע אור א״ס שהוא קרוב לחסד יותר מחכמה.
כי לאו מכל מדות אלין איהו כלל. רק אחר שהכלי הגביל את האור נעשה התמונה בהאור להיות אור החסד או אור הגבורה שאז נק׳ הספירה בשם זה דוקא משא״כ האורות בעצמן הן בחי׳ בלי מה בלי מהות כו׳ שהאור מעין המאור למעלה מעלה ממהות מדות ואפילו ממהות חב״ד כו׳ כנודע.
Et vois dans le Zohar paracha Vaye'hi folio 217a, et dans la paracha Pekoudé folio 239a, et dans la Guemara Zevahim folio 18b, car le verset dit "bad" : une chose qui monte du sol, "bad bebad". Et Rachi explique là : une tige unique de chaque grain, et deux tiges ne montent pas d'un même tronc, ce qui n'est pas le cas de toutes les autres espèces de végétation, comme le blé et la céréale, dont plusieurs épis montent d'un seul grain de blé.
Et le sujet, c'est que l'aspect de bad est ce qui est attiré du monde de l'unité. Et de cette manière on comprendra le sujet de l'offrande de Caïn, car il est écrit "et Caïn apporta du fruit de la terre une offrande à ה'" (Genèse 4, 3), et nos Sages ont dit que c'était de la semence de lin.
C'est-à-dire selon que c'est l'aspect de bad (et vois dans Likoutei Torah paracha Kedochim dans l'avertissement de chaatnez "et voici Caïn éleva" etc., et dans le Zohar II Tetsavé 181b, et dans le Zohar III Kedochim 87a). Et c'est pourquoi le Cohen Gadol devait être revêtu à Yom Kippour, dans le service du jour, de vêtements de lin précisément, car alors il entre devant et au-dedans, dans le monde de l'unité, pour expier toutes les fautes des enfants d'Israël, et comme il est écrit "et il sera pardonné" etc., et c'est dans des vêtements de lin précisément.
Et c'est le sujet de "ה' seul le conduit" (Deutéronome 32, 12). Explication : badad est l'aspect de "Lui seul", comme avant que le monde fût créé, et comme il est écrit ailleurs (et vois ce qui est écrit à la fin du discours "et Je Me suis fait voir à Avraham" au sujet de l'aspect de ya'hid, et à la fin du discours "pour comprendre le sujet que la prière de l'homme d'affaires" etc., l'union d'Abba veImma etc., ce qui n'est pas le cas bien au-dessus, l'aspect d'Anokhi, "Celui que Je suis" (Exode 20, 2), etc., et vois dans Chaar Hayihoud Vehaémouna, deuxième partie, chapitre 9, dans la note.
Et vois encore du sujet de bad dans Likoutei Torah paracha Tsav à propos de "sa tunique de lin" (Lévitique 6, 3), et dans Ets 'Haïm chaar Arikh Anpin chapitre 5, et vois dans Rechit 'Hokhma chaar hatechouva chapitre 3, et dans (מא"א) lettre bet section 4, et vois ce qui est écrit ailleurs à propos de "ed hagal"). Et c'est pourquoi ce sont des vêtements blancs, car l'aspect de la blancheur n'est pas comme les autres couleurs.
Car c'est l'aspect de l'essentialité de la chose, et il n'y a ici rien d'ajouté, seulement l'essence de la chose seule. Ce qui n'est pas le cas des autres couleurs, qui sont une teinture dont on teint en rouge, en vert.
Car la teinture rouge est une chose ajoutée sur l'essence de la chose qui était blanche, par exemple, et maintenant par la teinture elle est devenue rouge, et il se trouve que c'est une composition sur l'essence de la chose. Ce qui n'est pas le cas de la couleur blanche, qui est essentielle et n'est pas une teinture.
Et ce qu'on blanchit les vêtements de lin, en langue ashkénaze (bleicht leinen), c'est seulement que par cela s'ajoutera et se dévoilera l'essence de la blancheur. Et le nimchal de cela : car voici, il est connu le sujet des lumières et des kelim, qu'avant que les kelim fussent émanés, il n'est pas applicable de dire de l'effluence de la lumière de l'Or Ein Sof (lumière infinie) qu'elle est plus proche du 'hessed que de la 'hokhma.
Car "Il n'est d'aucun de tous ces attributs" (Pata'h Eliyahou). Seulement après que le keli a limité la lumière, la figure s'est faite dans la lumière, pour être lumière du 'hessed ou lumière de la guevoura, et alors la sefira est appelée de ce nom précisément.
Ce qui n'est pas le cas des lumières en elles-mêmes : elles sont l'aspect de "sans quoi, sans essence" etc., car la lumière est de la nature du luminaire, bien au-dessus de l'essence des middot, et même de l'essence de 'Habad ('hokhma, bina, daat), etc., comme il est connu.
וזהו ענין ההפרש שבין גוון לבן לשאר הגוונים. שבחי׳ לבן שהוא גוון עצמי ואין כאן דבר זולת עצם המהות זה הוא למעלה בחי׳ האורות כמו שהם בעצמן קודם שנתלבשו בכלים שע״ז מורה המראה לבן שההארה והגילוי הוא אור א״ס ממש פשוט בתכלית הפשיטות, אבל כשהאורות מתלבשים בכלים ונעשה בחי׳ אור בכלי החסד או בכלי הגבורה שהכלי מגבלת האור הפשוט ועושה בו תמונה כמו הגוון והצבע ירוק או אדום הנעשה על דבר הפשוט כו׳ שנצבע אותו הדבר הפשוט.
להיות ירוק סומק כו׳ אש ומים חו״ג כו׳ (ועמ״ש במ״א ע״פ אם בחקתי תלכו בענין ההפרש שבין אותיות החקיקה שהם מיניה וביה ובין אותיות הכתב שהדיו הוא דבר נוסף כו׳, דלכאורה זהו קרוב להפרש המבואר כאן בין לבן לשאר הגוונים ממש):
Et c'est le sujet de la différence entre la couleur blanche et les autres couleurs. Car l'aspect du blanc, qui est une couleur essentielle, et il n'y a ici rien d'autre que l'essence de l'essence, c'est en haut l'aspect des lumières telles qu'elles sont en elles-mêmes, avant qu'elles se soient revêtues dans les kelim ; c'est ce qu'indique l'aspect blanc, que l'illumination et le dévoilement sont la lumière de l'Or Ein Sof véritablement, simple dans l'extrême de la simplicité.
Mais lorsque les lumières se revêtent dans les kelim et qu'il se fait un aspect de lumière dans le keli du 'hessed ou dans le keli de la guevoura, le keli limite la lumière simple et y fait une figure, comme la couleur et la teinture verte ou rouge qui se fait sur une chose simple, etc., dont on teint cette chose simple pour qu'elle soit verte, rouge, etc., feu et eau, 'hessed et guevoura, etc. (et vois ce qui est écrit ailleurs sur le verset "si vous marchez dans Mes statuts" (Lévitique 26, 3), au sujet de la différence entre les lettres de la gravure, qui sont d'elle-même et en elle, et les lettres de l'écriture, dont l'encre est une chose ajoutée, etc. ; car en apparence cela est proche de la différence exposée ici entre le blanc et les autres couleurs, véritablement) :
והנה התלבשות האורות בכלים הוא כדי שעי״ז יומשך מהאור התהוות העולמות ובעלי גבול וזהו רבות עשית כו׳ נפלאותיך ומחשבותיך אלינו כו׳ פי׳ שכדי שיומשך מהאורות דע״ס שהם בחינת נפלאותיך ומחשבותיך אלינו דהיינו בבי״ע עצמו מספר רבוא רבבות הצמצומים והיינו בחי׳ הכלים כו׳ וכלים מכלים שונים כו׳.
Et voici, le revêtement des lumières dans les kelim est afin que par cela soit attirée de la lumière la venue à l'existence des mondes et des baalei gvoul (limités). Et c'est "Tu as multiplié" etc., "Tes merveilles et Tes pensées envers nous" etc.
(Psaumes 40, 6). Explication : afin que soit attiré des lumières des dix sefirot, qui sont l'aspect de "Tes merveilles et Tes pensées envers nous", c'est-à-dire dans Beria, Yetsira, Assiya même, un nombre de myriades de myriades de tsimtsoumim (retraits), et c'est l'aspect des kelim, etc., et des kelim issus de kelim différents, etc.
ודרך כלל הכלים הוא ציור אדם כמ״ש בצלמנו כדמותינו והיינו חב״ד חג״ת נה״י. ונה״י מתלבשים בעשייה עד שעי״ז נמשך מחכמה דאצי׳ להתלבש ג״כ בעשייה וכמארז״ל טפה זו מה תהא עליה חכם כו׳ והיינו ע״י רבבות צמצומים כנ״ל וכ״ז אינו אלא לפי שהאור החכמה נתלבש בגוון וכלי.
משא״כ האור כמו שהוא פשוט כו׳ וזהו ענין בגדי לבן כנ״ל. ולכן לענין אבל לא אסרו אלא כלים חדשים לבנים בלבד.
(וע׳ בלק״ת פ׳ ויחי):
Et en règle générale, les kelim sont la figure de l'homme, comme il est écrit "à notre image, selon notre ressemblance" (Genèse 1, 26), c'est-à-dire 'Habad, 'hessed-guevoura-tiféret, netza'h-hod-yesod. Et netza'h-hod-yesod se revêtent dans Assiya, jusqu'à ce que par cela soit attirée de la 'hokhma d'Atsilout pour se revêtir aussi dans Assiya, et comme nos Sages ont dit : "cette goutte, qu'en sera-t-il d'elle ? un sage" etc.
(Nidda 16b). Et c'est par des myriades de tsimtsoumim, comme ci-dessus.
Et tout cela n'est que parce que la lumière de la 'hokhma s'est revêtue dans une couleur et un keli. Ce qui n'est pas le cas de la lumière telle qu'elle est simple, etc.
Et c'est le sujet des vêtements blancs, comme ci-dessus. Et c'est pourquoi, pour le sujet du deuil, on n'a interdit que les vêtements neufs blancs seulement.
(Et vois dans Likoutei Torah paracha Vaye'hi.)
ב והנה להבין ענין בגדי בד קודש לכה״ג ביום הכפורים דייקא יום הסליחה. יש להקדים ענין הידוע שע״י קיום התורה ומצות ממשיכים אורות פנימים ואורות מקיפים, כי הנה אורייתא מחכמה נפקת ושרשה ממו״ס דא״א שהיא נק׳ בחי׳ אור פנימי כמ״ש בע״ח שער א״א פ״ד מו״ס דא״א הנק׳ חכמה והוא סוד אור פנימי והמצות הן נמשכות מגולגלתא דא״א שהוא בחי׳ אור מקיף (כמ״ש בע״ח שם ובפרק ג׳ ועיין בע״ח שכ״ב ספ״ו).
ואע״ג שעל התורה נאמר לבושיה כתלג חיוור הרי שהתורה היא ג״כ בחי׳ לבוש ומקיף. הענין כי לבושיה כתלג חיוור קאי על י״ג ת״ד שהם נעשים לבושים וחופפים על או״א שלכך נק׳ או״א דאצי׳ הנסתרות לה׳ וכנודע דהנסתרות היינו י״ה שהם או״א ומה שנק׳ נסתרות היינו לפי שהם מחופים ומכוסים בדיקנא דאריך, ואע״פ שהדיקנא היא נמשכה ממו״ס [והרמ״ז בפ׳ בראשית דף ח׳ כ׳ בשם הפע״ח שהדיקנא מאירה ומתכוננת מג׳ מוחין חב״ד היושבין לעילא בגולגלתא כו׳ אשר כ״ז הוא למעלה מאו״א דאצילות].
אך עכ״ז השפלתה הוא יותר למטה להיות ג״כ לבוש לאו״א דאצילות.
b Et voici, pour comprendre le sujet des vêtements de lin de sainteté pour le Cohen Gadol au jour de Kippour précisément, jour du pardon. Il faut d'abord exposer le sujet connu, que par l'accomplissement de la Torah et des mitsvot on attire des lumières intérieures et des lumières makif.
Car voici, la Torah sort de la 'hokhma, et sa racine est du mocha stimaa d'Arikh Anpin, qui est appelé aspect de lumière intérieure, comme il est écrit dans Ets 'Haïm chaar Arikh Anpin chapitre 4 : le mocha stimaa d'Arikh Anpin, appelé 'hokhma, et c'est le secret de la lumière intérieure. Et les mitsvot sont attirées de la galgalta d'Arikh Anpin, qui est l'aspect de lumière makif (comme il est écrit dans Ets 'Haïm là et au chapitre 3, et vois dans Ets 'Haïm chaar 22 à la fin du chapitre 6).
Et bien que de la Torah il soit dit "ses vêtements sont comme la neige blanche" (Daniel 7, 9), voici que la Torah est aussi un aspect de vêtement et de makif. Le sujet est que "ses vêtements sont comme la neige blanche" se rapporte aux treize tikouné dikna, qui deviennent des vêtements et recouvrent Abba veImma ; c'est pourquoi Abba veImma d'Atsilout sont appelés "les choses cachées sont à ה'" (Deutéronome 29, 28), et comme il est connu que les choses cachées sont yod-hé, qui sont Abba veImma, et ce pourquoi elles sont appelées cachées, c'est selon qu'elles sont recouvertes et couvertes par la dikna d'Arikh.
Et bien que la dikna soit attirée du mocha stimaa [et le Ramaz dans la paracha Berechit folio 8 a écrit au nom du Pri Ets 'Haïm que la dikna illumine et se dispose des trois mohin 'Habad qui siègent en haut dans la galgalta, etc., tout cela étant au-dessus d'Abba veImma d'Atsilout]. Toutefois son abaissement est plus bas, pour être aussi un vêtement pour Abba veImma d'Atsilout.
ופי׳ וענין הלבוש היינו כמו עד״מ האותיות המלבישים את השכל שאע״פ שע״י האותיות מתגלה השכל שהרב מסביר לתלמידו השכל ע״י האותיות היינו פשוטו של השכל אבל פנימי׳ ועומק השכל אינו מתגלה ממש בהאותיות כ״א מוסתר ונעלם בהם בבחי׳ הסתר והעלם.
Et l'explication et le sujet du vêtement, c'est comme, par exemple, les lettres qui revêtent l'intellect : bien que par les lettres se dévoile l'intellect, le maître expliquant à son élève l'intellect par les lettres, c'est-à-dire le sens simple de l'intellect, mais l'intériorité et la profondeur de l'intellect ne se dévoilent pas véritablement dans les lettres, sinon qu'elles sont cachées et voilées en elles, en un aspect de cachette et de voilement.
ולכן ארז״ל דלא קאים אינש אדעתי׳ דרביה עד ארבעין שנין והיינו מפני שעומק השכל של השפעת הרב היה עדיין בבחי׳ הסתר והעלם ממנו אלא שאעפ״כ אחר ארבעים שנין קאים לפי שמ״מ היה דעתיה דרבי׳ בבחי׳ מקיף עליו שמוסתר ומלובש בתוך האותיות שקבל מרבו בבחי׳ הסתר והעלם.
Et c'est pourquoi nos Sages ont dit qu'"un homme ne se tient pas dans la connaissance de son maître avant quarante ans" (Avoda Zara 5b). C'est-à-dire parce que la profondeur de l'intellect de l'influence du maître était encore en un aspect de cachette et de voilement vis-à-vis de lui ; seulement, malgré cela, après quarante ans il s'y tient, parce que de toute façon la connaissance de son maître était en un aspect de makif sur lui, qui est caché et revêtu à l'intérieur des lettres qu'il a reçues de son maître, en un aspect de cachette et de voilement.
ואחר מ׳ שנין נמשך מהעלם אל הגילוי. נמצא מובן מזה שהאותיות שהם לבושים היינו שמסתירים שהפנימי׳ לא יתגלה רק החיצונית נמשך ומתגלה.
ויובן זה עוד ג״כ מענין מארז״ל בסנהדרין דל״ה הטעם שאין דנין בע״ש וגומרין באחד בשבת משום דמינשי טעמייהו ואע״ג דשני סופרי הדיינים עומדים לפניהם וכותבין דברי המזכין ודברי המחייבין, פרש״י דמ״מ לבא דאינשי לא כתבי כו׳ ונשכח מלבו ישובו לטעמו כו׳, והיינו לפי שפנימית הסברא אינו מתגלה כלל מתוך האותיות כ״א מוסתר ונעלם.
Et après quarante ans, cela est attiré du voilement vers le dévoilement. Il en résulte qu'on comprend de là que les lettres, qui sont des vêtements, c'est-à-dire qu'elles voilent, de sorte que l'intériorité ne se dévoile pas, seule l'extériorité est attirée et se dévoile.
Et cela se comprendra encore aussi du sujet de ce que nos Sages ont dit dans Sanhédrin folio 35a, la raison pour laquelle on ne juge pas la veille de Chabbat et l'on ne conclut pas le dimanche, parce qu'ils oublient leurs motifs ; et bien que les deux scribes des juges se tiennent devant eux et écrivent les paroles de ceux qui acquittent et les paroles de ceux qui condamnent, Rachi explique là que malgré tout on n'écrit pas le cœur des hommes, etc., et c'est oublié de son cœur, ils reviendront à leur motif, etc. ; c'est-à-dire selon que l'intériorité du raisonnement ne se dévoile pas du tout à partir des lettres, sinon qu'elle est voilée et cachée.
ועד״ז גם המשל מלביש השכל אלא שהוא לבוש המעלים יותר מהאותיות. וזהו ענין לבושיה כתלג כמו השלג שנקפא המים ונעשה שלג ואח״כ חוזר ונמס והיה למים.
כך הלבוש מעלים על פנימי׳ החכמה שאינו מתגלה להמקבל כ״א עומד עליו מלמעלה בבחי׳ הסתר ומקיף אלא שזהו בשעת ההשפעה, אמנם אח״כ יו כל להיות נמשך גם הפנימית מההעלם אל הגילוי.
Et de même aussi la parabole revêt l'intellect, sauf qu'elle est un vêtement qui voile davantage que les lettres. Et c'est le sujet de "ses vêtements sont comme la neige" (Daniel 7, 9), comme la neige : l'eau se fige et devient neige, et ensuite elle fond à nouveau et redevient de l'eau.
Ainsi le vêtement voile l'intériorité de la 'hokhma, qui ne se dévoile pas à celui qui reçoit, mais seulement se tient au-dessus de lui en un aspect de voilement et de makif ; sauf que c'est au moment de l'influence ; toutefois ensuite il pourra se faire que même l'intériorité soit attirée du voilement vers le dévoilement.
וכמשל התלמיד דאחר מ׳ שנין קאים אדעתיה דרביה כנ״ל. וזהו ענין שהשלג היה אח״כ למים כו׳ כבראשונה [ועמ״ש בפ׳ שלח לך בד״ה ויאמרו כו׳ טובה הארץ בענין עגולים ויושר].
וזהו ענין שי״ג ת״ד נק׳ לבושיה כתלג חיוור שהם נעשים ג״כ לבושי׳ לאו״א דאצילות. כי הנה אע״פ שהלבוש הוא נשפל להיות נמוך יותר מהשכל אבל באמת שרשו מלמעלה מהשכל המלובש בו, וכמ״ש במ״א מענין שלמה ששבח גודל חכמתו היה מ״ש וידבר שלשת אלפים משל [עיין מזה ר״פ לך לך בד״ה הנה אברם כו׳ ע״ש.
Et selon la parabole de l'élève qui, après quarante ans, se tient dans la connaissance de son maître, comme ci-dessus. Et c'est le sujet que la neige est ensuite redevenue de l'eau, etc., comme au commencement [et vois ce qui est écrit dans la paracha Chela'h lekha dans le discours "et ils dirent" etc.
"la terre est bonne", au sujet des igoulim et du yosher]. Et c'est le sujet que les treize tikouné dikna sont appelés "ses vêtements sont comme la neige blanche" (Daniel 7, 9), car ils deviennent aussi des vêtements pour Abba veImma d'Atsilout.
Car voici, bien que le vêtement soit abaissé pour être plus bas que l'intellect, en vérité sa racine est au-dessus de l'intellect qui y est revêtu, et comme il est écrit ailleurs au sujet de Chelomo, dont l'éloge de la grandeur de sa sagesse était ce qui est écrit "il prononça trois mille proverbes" (I Rois 5, 12) [vois à ce sujet au début de la paracha Lekh lekha dans le discours "voici Avram" etc., vois là.
ובד״ה והבדילה הפרוכת ובפ׳ מקץ בביאור על מארז״ל מזוזה מימין ונ״ח משמאל]. ולכך הדיקנא דאריך ששרשה ממו״ס שהיא למעלה מאו״א דאצי׳ היא דוקא שנעשית לבוש לאו״א כו׳, וכמו בגשמיות הזקן מתחיל לצמוח אחר עשרים שנה לפי שאז מאירים המוחין דגדלות וכמארז״ל ולמכור בנכסי אביו עד שיהיה בן עשרים שנה וכמ״ש במ״א.
נמצא שערות הדיקנא אף שהן בחי׳ שערות לבד עכ״ז הרי הן באין ונמשכין ממוחין דגדלות שלמעלה מהמוחין שיש לו בתחלה קודם עשרים שנה.
et dans le discours "et le rideau séparera" et dans la paracha Mikets dans l'explication sur ce que nos Sages ont dit "la mezouza à droite et le ner 'Hanouka à gauche"]. Et c'est pourquoi la dikna d'Arikh, dont la racine est du mocha stimaa, qui est au-dessus d'Abba veImma d'Atsilout, c'est précisément elle qui devient un vêtement pour Abba veImma, etc., et comme dans le physique la barbe commence à pousser après vingt ans, parce qu'alors s'illuminent les mohin de gadlout, et comme nos Sages ont dit "pour vendre dans les biens de son père jusqu'à ce qu'il ait vingt ans" (Baba Batra 156a), et comme il est écrit ailleurs.
Il en résulte que les cheveux de la dikna, bien qu'ils ne soient qu'un aspect de cheveux, malgré cela ils viennent et sont attirés des mohin de gadlout, qui sont au-dessus des mohin qu'il a d'abord, avant vingt ans.
ולכן ג״כ הסריס אין לו זקן לפי שאין בו כח ההולדה והיינו לפי שלהיות ההולדה וההשפעה הוא נמשך מהתחזקות המוחין והסריס שחסר בו כח זה אין לו זקן. וכן נשים שדעתן קלות אין להם זקן כו׳.
וזהו ענין שהתורה ששרשה ממו״ס נק׳ ג״כ לבושיה דהיינו בחי׳ הדיקנא שהיא לבוש לאו״א אבל מ״מ בשרש התורה במו״ס היא בחי׳ או״פ.
Et c'est pourquoi aussi l'eunuque n'a pas de barbe, parce qu'il n'y a pas en lui la force d'engendrer, c'est-à-dire selon que l'engendrement et l'influence sont attirés du renforcement des mohin, et l'eunuque en qui cette force manque n'a pas de barbe. Et de même les femmes, dont la daat est légère, n'ont pas de barbe, etc.
Et c'est le sujet que la Torah, dont la racine est du mocha stimaa, est aussi appelée "ses vêtements", c'est-à-dire l'aspect de la dikna qui est un vêtement pour Abba veImma, mais malgré tout, dans la racine de la Torah dans le mocha stimaa, elle est un aspect d'or pnimi.
והנה זה לעומת זה התאוה והכבוד הם פנימיים ומקיפים דנוגה כי התאוה להיות בסובאי יין וזוללי בשר זהו מזון ואו״פ דנוגה. והכבוד וגסות הרוח בלבישת בגדי כבוד זהו מקיפים דנוגה והוא זלעו״ז נגד הפנימיים ומקיפים דקדושה [ועמ״ש בד״ה זאת חנוכת המזבח כו׳ בענין הבו לה׳ כבוד] הנמשכים ע״י תורה ומצות שיסוד הקדושה הוא בחי׳ ביטול לאור א״ס ב״ה והמצות הם בחי׳ המשכה מלמעלה למטה שלכך נק׳ כל המצות ע״ש צדקה.
צדקת פרזונו בישראל. משמיא מיהב יהבי כו׳ בחי׳ או״י וגם בחי׳ או״ח הוא ביטול עצמותו שמואס בחיי עוה״ז.
משא״כ בחי׳ נוגה שהוא בחי׳ יש הפך הביטול וזהו התאוה והכבוד, ואצ״ל דבר איסור גמור ח״ו שהם פנימים ומקיפים דג״ק הטמאות שלמטה מטה מנוגה כו׳:
Et voici, ceci en face de cela : le désir et l'honneur sont les intérieurs et les makifim de noga, car le désir d'être parmi "ceux qui s'enivrent de vin et les gloutons de viande" (Proverbes 23, 20), c'est la nourriture et l'or pnimi de noga. Et l'honneur et la grossièreté d'esprit dans le revêtement des vêtements d'honneur, ce sont les makifim de noga, et c'est ceci en face de cela vis-à-vis des intérieurs et des makifim de sainteté [et vois ce qui est écrit dans le discours "ceci est la dédicace de l'autel" etc. au sujet de "Rendez à ה' la gloire" (Psaumes 29, 1)], qui sont attirés par la Torah et les mitsvot, dont le fondement de la sainteté est l'aspect du bitoul (effacement de soi) envers l'Or Ein Sof, béni soit-Il, et les mitsvot sont un aspect d'attraction de haut en bas, c'est pourquoi toutes les mitsvot sont appelées du nom de tsédaka.
"La justice de ses chefs en Israël" (Juges 5, 11). "Du ciel ils donnent" (Taanit 25a), etc., aspect d'or yachar, et aussi l'aspect d'or 'hozer est le bitoul de son essence, en ce qu'il rejette la vie de ce monde.
Ce qui n'est pas le cas de l'aspect de noga, qui est un aspect de yech (l'être, le moi), l'opposé du bitoul, et c'est le désir et l'honneur ; et il n'est pas besoin de dire une chose d'interdiction totale, à D.ieu ne plaise, qui sont les intérieurs et les makifim des trois klipot impures, qui sont bien en dessous de noga, etc.
ג והנה ענין יום הכפורים יום התשובה להיות מחילת עוונות הוא ע״י התגלות והמשכת הארה גדולה ועצומה מאור א״ס ב״ה מה שלמעלה מעלה אפילו ממקיפים ופנימיים הנמשכים ע״י תורה ומצות שעי״ז מתמלאים הפגמים שבתורה ומצות.
g Et voici, le sujet de Yom Kippour, jour de la techouva, pour qu'il y ait le pardon des fautes, c'est par le dévoilement et l'attraction d'une illumination grande et puissante de l'Or Ein Sof, béni soit-Il, de ce qui est bien au-dessus même des makifim et des intérieurs attirés par la Torah et les mitsvot, par quoi se remplissent les manques qui sont dans la Torah et les mitsvot.
וענין הארה עצומה זו היינו כי הנה מבואר למעלה דהמקיפים ופנימיים נמשכים מגלגלתא ומוחא דא״א וזהו ענין ההמשכה שע״י התורה ומצות אך ביוהכ״פ יום התשובה הוא התגלות עתיקא קדישא סתימא דכל סתימין שלמעלה מבחי׳ גלגלתא וכתר דא״א. ונק׳ מקור התענוגים וכמ״ש בזהר פ׳ אמור דק״א א׳ כתיב כי עמך הסליחה וכתיב כי עמך מקור חיים.
פי׳ מקור חיים הוא מקור התענוגים שלמעלה מבחי׳ גלגלתא ומו״ס שהוא בחי׳ הרצון עליון והחכמה עילאה. כי רק הארה מבחי׳ התענוג נמשך ומתלבש בהרצון והוא פנימית הרצון כו׳ (ועמ״ש ע״פ ואהיה אצלו אמון).
ולכן בהגלות בחי׳ עצמות התענוג עליון ע״ק הוא ממלא כל הפגמים שבמקיפים ופנימיים דגלגלתא ומו״ס, וע״ז ארז״ל במקום שבעלי תשובה עומדין אין צדיקים גמורים יכולים לעמוד. ועיין בזהר ויקרא די״ו ע״א מאן ישוב, ישוב ע״ק לאתגלייא כו׳.
Et le sujet de cette illumination puissante, c'est-à-dire car voici, il a été expliqué plus haut que les makifim et les intérieurs sont attirés de la galgalta et du mocha d'Arikh Anpin, et c'est le sujet de l'attraction qui se fait par la Torah et les mitsvot ; mais à Yom Kippour, jour de la techouva, c'est le dévoilement d'Atik Kadicha, le plus caché de tous les cachés, qui est au-dessus de l'aspect de la galgalta et du keter d'Arikh Anpin. Et il est appelé source des délices, et comme il est écrit dans le Zohar paracha Emor folio 101a : il est écrit "car avec Toi est le pardon" (Psaumes 130, 4) et il est écrit "car avec Toi est la source de vie" (Psaumes 36, 10).
Explication : la source de vie est la source des délices, qui est au-dessus de l'aspect de la galgalta et du mocha stimaa, qui est l'aspect de la volonté suprême et de la 'hokhma élevée. Car seule une illumination de l'aspect du délice est attirée et se revêt dans la volonté, et elle est l'intériorité de la volonté, etc.
(et vois ce qui est écrit sur le verset "et j'étais auprès de Lui un nourrisson" (Proverbes 8, 30)). Et c'est pourquoi, lorsque se dévoile l'aspect de l'essence du délice suprême d'Atik Kadicha, il remplit tous les manques qui sont dans les makifim et les intérieurs de la galgalta et du mocha stimaa, et à ce sujet nos Sages ont dit : "à l'endroit où se tiennent les baalé techouva, les justes parfaits ne peuvent se tenir" (Berakhot 34b).
Et vois dans le Zohar Vayikra folio 16a : "Qui reviendra ? Atik Kadicha reviendra pour se dévoiler" etc.
וזהו ענין יוהכ״פ ולכן הכהן גדול שעל ידו נמשך המשכה עליונה זו נאמר בו בד קדש ילבש. והם בגדי לבן שהוא גוון עצמי היינו גילוי עצמיות התענוג שהוא פשוט דהיינו שהוא למעלה מבחי׳ התענוג שמתצמצם להיות מלובש בחכמה, וכמ״ש במ״א כי מקור התענוג הוא בחי׳ עצמותו ית׳ ואינו עד״מ התענוג שלמטה באדם שהתענוג הוא מאיזו דבר שחוץ ממנו כמו מלמידת חכמה או איזה מאכל משא״כ בו ית׳ שאין לך דבר שחוץ ממנו ובחי׳ התענוג שבו היינו שהוא עצמו בחי׳ תענוג.
אלא שנמשך ע״י צמצום ומתלבש אח״כ בחכמה ולכן בחי׳ בגדי בד קדש זהו גילוי עצמיות התענוג שאז הוא פשוט שאינו מורכב ומלובש עדיין בשום דבר כו׳ עד״מ.
Et c'est le sujet de Yom Kippour. C'est pourquoi du Cohen Gadol, par qui est attirée cette attraction supérieure, il est dit "un lin de sainteté il revêtira" (Lévitique 16, 4).
Et ce sont des vêtements blancs, qui sont une couleur essentielle, c'est-à-dire le dévoilement de l'essentialité du plaisir, qui est simple, c'est-à-dire qu'il est au-dessus de l'aspect du plaisir qui se contracte pour être revêtu dans la 'hokhma, et comme il est écrit ailleurs : car la source du plaisir est l'aspect de Son essence, béni soit-Il, et ce n'est pas, par exemple, le plaisir d'en bas chez l'homme, où le plaisir vient de quelque chose qui est en dehors de lui, comme de l'étude de la sagesse ou de quelque aliment. Ce qui n'est pas le cas en Lui, béni soit-Il, car il n'est rien en dehors de Lui, et l'aspect du plaisir en Lui, c'est qu'Il est Lui-même l'aspect de plaisir.
Seulement il est attiré par un tsimtsoum et se revêt ensuite dans la 'hokhma. C'est pourquoi l'aspect des vêtements de lin de sainteté est le dévoilement de l'essentialité du plaisir, alors qu'il est simple, n'étant pas encore composé ni revêtu dans quoi que ce soit, etc., par exemple.
ועוד זאת כמ״ש הלק״ת בד נמשך מת׳ עלמין דכסופין שהם בחי׳ אורות שפע הענג העליון הנמשכים מע״ק כו׳. ונק׳ עובר לסוחר שהוא מבחינה שלמעלה מהכתר וגלגלתא שהוא בחי׳ מקיף לשון סחור והמשכה זו הוא מלמעלה יותר מהמקיפים הנ״ל.
(וכמ״ש במ״א בד״ה וישלח יעקב הנ״ל). והכה״ג שלובש בגדי בד קדש אשר הבגדים הם המקיפים היינו שמבחי׳ בד קדש שלמעלה מהמקיפים יומשך להיות בחי׳ מקיף דהיינו מה שמשם ממש נמשך למלאות כל הפגמים שבמקיפים ופנימיים דקדושה כנ״ל וזהו כענין עובר לסוחר שעוברים ונמשכים בבחי׳ סוחר שהוא בחי׳ מקיף כנ״ל.
וזהו ענין ויעבור דיג״מ הרחמים.
Et en outre, comme il est écrit dans le Likoutei Torah, le bad est attiré des quatre cents mondes de kissoufin, qui sont l'aspect des lumières, le flux du plaisir supérieur, attirés d'Atik Kadicha, etc. Et il est appelé "oveir laso'her" (Genèse 23, 16), qui est d'un aspect au-dessus du keter et de la galgalta, lequel est l'aspect de makif, l'expression so'her, et cette attraction est d'au-dessus davantage que les makifim mentionnés plus haut.
(Et comme il est écrit ailleurs dans le discours "Vayichla'h Yaakov" mentionné plus haut.) Et le Cohen Gadol qui revêt les vêtements de lin de sainteté, les vêtements étant les makifim, c'est-à-dire que de l'aspect du lin de sainteté qui est au-dessus des makifim sera attiré pour devenir l'aspect de makif, c'est-à-dire que de là-même est attiré pour remplir tous les manques qui sont dans les makifim et les intérieurs de la sainteté, comme ci-dessus. Et c'est comme le sujet de "oveir laso'her", qu'ils passent et sont attirés dans l'aspect de so'her qui est l'aspect de makif, comme ci-dessus.
Et c'est le sujet de "vayya'avor" (Exode 34, 6), les treize middot de miséricorde.
והנה פי׳ יכפר עליכם לטהר אתכם היינו מהמקיפים דנוגה כמו מהכבוד וגסות שמהם ליכא בירור והעלאה כ״א להיות מחיתי כעב פשעיך וכענן חטאתיך כו׳, משא״כ מבחי׳ הפנימיים דקליפה כמו התאוה בסובאי יין וזוללי בשר מאחר שנעשה מזה חיות פנימי בגוף הנה יוכל להתעלות אח״כ כשמתפלל בעומקא דליבא כו׳, וע״ז נאמר מכל חטאתיכם תטהרו אתם לא כן מהמקיפים.
Et voici l'explication de "il expiera pour vous afin de vous purifier" (Lévitique 16, 30), c'est-à-dire des makifim de noga, comme de l'honneur et de la grossièreté d'esprit, desquels il n'y a pas de tri ni d'élévation, mais seulement "J'ai effacé comme un nuage tes crimes, et comme une nuée tes péchés" (Isaïe 44, 22), etc. Ce qui n'est pas le cas de l'aspect des intérieurs de la klipa, comme le désir chez les "buveurs de vin et les gloutons de viande" (Proverbes 23, 20) : après que de cela est devenue une vitalité intérieure dans le corps, voici qu'il pourra s'élever ensuite lorsqu'il prie de la profondeur du cœur, etc.
Et à ce sujet il est dit "de tous vos péchés vous vous purifierez", vous ; il n'en est pas ainsi des makifim.
ועד״ז היה ג״כ בקרבנות ב׳ דברים זריקת הדם והקטרת אימורים. הקטרת אימורים החלב עם היותו אסור להדיוט עולה ונכלל באלקות ע״י אש שלמעלה שהיה יורד בדמות אריה אור י״ה מבחי׳ שם מ״ה כו׳ וזהו ענין בירורי הפנימיים ע״י התשובה.
וזריקת הדם הוא בחי׳ התעוררות גבורות עליונות ממקור הגבורות דתהו להיות עי״ז כלייה להמקיפים דנוגה כו׳. וזהו כי ביום הזה יכפר.
מאן דלית ליה שם ידיע והוא למעלה מבחי׳ סוכ״ע וממכ״ע. והיינו ע״י ממעמקים קראתיך כו׳:
Et de même il y avait aussi dans les sacrifices deux choses : l'aspersion du sang et la combustion des emourim. La combustion des emourim, la graisse, bien qu'elle soit interdite au simple particulier, monte et est incluse dans l'Elokout par le feu d'en haut qui descendait sous la forme d'un lion, lumière de yod-hé, de l'aspect du nom Mah (45), etc.
Et c'est le sujet des tris des intérieurs par la techouva. Et l'aspersion du sang est l'aspect de l'éveil des guevourot supérieures, de la source des guevourot de Tohou, afin qu'il y ait par cela un anéantissement pour les makifim de noga, etc.
Et c'est "car en ce jour il expiera" (Lévitique 16, 30). Celui qui n'a pas de nom connu, et Il est au-dessus de l'aspect de sovev kol almin (qui entoure tous les mondes) et de memalé kol almin (qui remplit tous les mondes).
Et c'est par "des profondeurs je T'ai appelé" (Psaumes 130, 1), etc.
ולתוספות ביאור. בענין הארה עצומה זו שלמעלה ממקיפים ופנימיים דגלגלתא ומו״ס.
הענין הוא כי הנה למעלה מהתהוות הכלים אין שייך בחי׳ א״פ וא״מ כלל. ששייכות ענין א״פ וגם אור מקיף הוא רק כשנתהוו בחי׳ הכלים אז שייך ענין א״פ המלובש בהכלי.
Et pour un supplément d'explication. Concernant le sujet de cette illumination immense qui est au-dessus des makifim et des intérieurs de la galgalta et du mocha stimaa.
Le sujet est que voici, au-dessus de la venue à l'existence des kelim, l'aspect d'or pnimi et d'or makif n'est pas du tout applicable. Car la relation du sujet d'or pnimi, et aussi de lumière makif, n'est que lorsque sont venus à l'existence les aspects des kelim : alors est applicable le sujet d'or pnimi revêtu dans le keli.
ואור מקיף שהוא מקיף על הא״פ והכלי. משא״כ בלמעלה מהתהוות הכלים כו׳ אין שייך שם כלל בחי׳ א״פ וא״מ.
וכמ״ש במ״א בפי׳ כי גאה גאה. פי׳ גאה הוא מלשון התנשאות מה שלמעלה מן הכלים שאינו יכול להתלבש בשום כלי כלל כ״א מאיר בבחי׳ מקיף מלמעלה והוא בחי׳ סוכ״ע.
אבל אעפ״כ מאחר שנק׳ סוכ״ע הרי יש לו שייכות לבחי׳ עלמין דהיינו בחי׳ אור מקיף שיש לו שייכות עם הכלים אבל א״ס ב״ה הוא גאה על גאה שהוא רם ומתנשא על המקיף והפנימי סוכ״ע וממכ״ע כו׳ ואינו בגדר עלמין כלל.
Et la lumière makif, qui fait makif sur l'or pnimi et le keli. Ce qui n'est pas le cas au-dessus de la venue à l'existence des kelim, etc. : l'aspect d'or pnimi et d'or makif n'y est pas du tout applicable.
Et comme il est écrit ailleurs dans l'explication de "car Il s'est souverainement élevé" (Exode 15, 1). L'explication de gaa est de l'expression d'élévation, ce qui est au-dessus des kelim, qui ne peut se revêtir dans aucun keli du tout, mais seulement illumine dans l'aspect de makif d'en haut, et c'est l'aspect de sovev kol almin.
Mais néanmoins, puisqu'il est appelé sovev kol almin, voici qu'il a une relation avec l'aspect des mondes, c'est-à-dire l'aspect de lumière makif qui a une relation avec les kelim. Mais l'Or Ein Sof, béni soit-Il, est élevé sur élevé, qui est haut et s'élève au-dessus du makif et de l'intérieur, sovev kol almin et memalé kol almin, etc., et n'est pas du tout dans la catégorie des mondes.
וזהו בחינת אתה הוא ה׳ לבדך. לבדך דייקא שאין שייך לומר סובב לבחי׳ עלמין כו׳.
וע״ז נאמר ה׳ בדד ינחנו בבחי׳ הוא לבדו הוא כמו קודם שנברא העולם כו׳. מה שאין לו שייכות לבחי׳ עלמין וכלים לא בבחי׳ א״פ ולא בבחי׳ א״מ.
לכן הכה״ג צ״ל ג״כ לבוש בגדי בד קדש להמשיך מבחי׳ בד קדש בחי׳ בגדי כהן מקיפים עליונים, וזהו ג״כ הענין שביוהכ״פ נכנס הכה״ג לפני ולפנים לבית קדש הקדשים. אשר סוכ״ע נק׳ קדש ומובדל שאינו מתלבש כו׳ אכן קדש הקדשים הוא מה שלמעלה מבחי׳ סוכ״ע כו׳ וע״י גילוי מבחי׳ זו מתמלאים כל הפגמים שבמקיפים ופנימיים דקדושה כו׳:
Et c'est l'aspect de "C'est Toi qui es ה' seul" (Néhémie 9, 6). "Seul" précisément, car il n'est pas applicable de dire sovev à l'égard de l'aspect des mondes, etc.
Et à ce sujet il est dit "ה' seul le conduit" (Deutéronome 32, 12), dans l'aspect "Il est seul", Il est comme avant que le monde fût créé, etc. Ce qui n'a pas de relation avec l'aspect des mondes et des kelim, ni dans l'aspect d'or pnimi ni dans l'aspect d'or makif.
C'est pourquoi le Cohen Gadol doit aussi être revêtu des vêtements de lin de sainteté, pour attirer de l'aspect du lin de sainteté l'aspect des vêtements du cohen, makifim supérieurs. Et c'est aussi le sujet qu'à Yom Kippour le Cohen Gadol entre devant et au-dedans, dans la Maison du Saint des saints.
Car sovev kol almin est appelé saint et séparé, qui ne se revêt pas, etc. Cependant le Saint des saints est ce qui est au-dessus de l'aspect de sovev kol almin, etc.
Et par le dévoilement de cet aspect se remplissent tous les manques qui sont dans les makifim et les intérieurs de la sainteté, etc.