לקוטי תורה

Likouteï Torah — Likkutei Torah, Tzav.6

Rabbi Chneour Zalman de Liadi - discours sur Vayikra, Bamidbar, Devarim et Chir HaChirim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Pour comprendre ce qui est dit dans la Haggada : "Cette matsa que nous mangeons, à cause de quoi ? Parce que cela n'a pas eu le temps, etc., car ils furent chassés, etc." Ce qui implique que s'ils n'avaient pas été chassés et que cela avait eu le temps de lever, ils auraient mangé du 'hamets.

להבין מ״ש בהגדה מצה זו שאנו אוכלים ע״ש מה ע״ש שלא הספיק כו׳ כי גרשו כו׳. דמשמע הא אלו לא גורשו והספיק להחמיץ היו אוכלים חמץ, והלא כבר נצטוו בעשור לחדש הזה כו׳ על מצות ומרורים יאכלוהו.

וגם לדורות נצטוו שבעת ימים שאור לא ימצא  כו׳ בכל מושבותיכם תאכלו מצות ובפסוק עצמו יש להבין שהציווי שלדורות היה זכר ליצ״מ. והלא פסח מצרים אינו נוהג איסור חמץ אלא יום א׳ כדאיתא בגמרא (פ״ט דפסחים דצ״ו ע״ב).

והענין דפסח מצרים אינו נוהג אלא יום א׳, ולכן דוקא כי גורשו ומחמת זה הוא שאכלו מצה גם בשאר ימות הפסח וכ״כ המזרחי בפ׳ ראה ע״פ כי בחפזון יצאת ואעפ״כ הציווי שלדורות ז׳ ימים והם זכר ליצ״מ. ולהבין קצת ענין אכילת מצה יש להקדים ענין מועדים לשמחה שעיקר המועדים הוא בחי׳ השמחה וכדכתיב ושמחת בחגך שאז הוא זמן גילוי מוחין דאימא דהיינו מ״ש בהלל מושיבי עקרת הבית אם הבנים שמחה.

Pour comprendre ce qui est dit dans la Haggada : "Cette matsa que nous mangeons, à cause de quoi ? Parce que cela n'a pas eu le temps, etc., car ils furent chassés, etc." Ce qui implique que s'ils n'avaient pas été chassés et que cela avait eu le temps de lever, ils auraient mangé du 'hamets.

Or, ils avaient déjà reçu l'ordre le dixième de ce mois, etc. : "sur des matsot et des herbes amères ils le mangeront" (Exode 12, 8). Et pour les générations aussi il fut ordonné : "sept jours du levain ne se trouvera pas, etc., dans toutes vos demeures vous mangerez des matsot" (Exode 12, 19-20).

Et dans le verset lui-même il y a à comprendre que le commandement pour les générations était un souvenir de la sortie d'Égypte. Or le Pessa'h d'Égypte ne comporte l'interdiction du 'hamets qu'un seul jour, comme il est dit dans la Guemara (chapitre 9 de Pessa'him, folio 96b).

L'explication est que le Pessa'h d'Égypte ne s'applique qu'un seul jour, et c'est pourquoi précisément "car ils furent chassés", et c'est à cause de cela qu'ils mangèrent de la matsa aussi les autres jours de Pessa'h. Et ainsi l'a écrit le Mizra'hi sur la paracha Reé, sur le verset "car dans la précipitation tu es sorti" (Deutéronome 16, 3).

Et néanmoins le commandement pour les générations est de sept jours, et ils sont un souvenir de la sortie d'Égypte. Et pour comprendre un peu le sujet de la consommation de la matsa, il faut d'abord introduire le sujet de "les temps fixés pour la joie", car l'essentiel des fêtes est l'aspect de la joie, comme il est écrit "et tu te réjouiras en ta fête" (Deutéronome 16, 14), car c'est alors le temps du dévoilement des mohin d'Imma, c'est-à-dire ce qui est dit dans le Hallel : "Il fait habiter la stérile de la maison, mère des enfants, dans la joie" (Psaumes 113, 9).

והנה בשבת הוא גילוי מוחין דאבא והם יותר עליונים ואין שם בחינת גילוי שמחה כביו״ט. אך הענין כי הנה ביאור מהות מוחין דאימא יובן במה שנודע שיש ב׳ בחי׳ בגילוי אור א״ס ב״ה.

הא׳ בחי׳ ההשתלשלות וסדר המדרגות שהם בחי׳ ההמשכות מעילה לעילה כו׳ הארה והארה דהארה כו׳. כמשל שכל במדות ומדות במחשבה כו׳ שכל בחי׳ ההשתלשלות דרך כלל נק׳ יש מיש.

והב׳ למעלה מן ההשתלשלות יש מאין ממש מאין המוחלט כו׳.

Or, le Chabbat est le dévoilement des mohin d'Abba, et ils sont plus élevés, et il n'y a pas là l'aspect du dévoilement de la joie comme au yom tov. Mais l'explication est que l'élucidation de la nature des mohin d'Imma se comprendra par ce qui est connu : il y a deux aspects dans le dévoilement de l'Or Ein Sof (lumière infinie), béni soit-Il.

Le premier : l'aspect de l'enchaînement et de l'ordre des degrés, qui sont l'aspect des attractions d'une cause à une cause, etc., une illumination et une illumination de l'illumination, etc. Comme la parabole de l'intellect dans les middot et des middot dans la pensée, etc.

Tout l'aspect de l'enchaînement en général est appelé yech miyech (l'être issu de l'être). Et le second : au-dessus de l'enchaînement, yech mé-ayin (l'être issu du néant) véritable, de l'ayin (le néant) absolu, etc.

והנה בהשתלשלות עלה ועלול כשהעלול מתקרב לעילתו ממטה למעלה הנה הוא משיג את עילתו. ולכן הוא שש ושמח בו ותהי השמחה גדולה כמשל בן המלך שיצא מן השביה ובא וראה את פני אביו.

כך תהיה שמחת העלול בהגלות נגלות עליו אור העלה שלמעלה תחת אשר ירד בהשתלשלות ונעשה מרחק רב בינו ובין עילתו ורחק מאור פניו בסתר המדרגות והכל הוא מפני שעתה בגילוי זה יש לו השגה איך שיצא מאפילה לאור גדול ומאבל ליו״ט ומשעבוד לגאולה כו׳.

Or, dans l'enchaînement de la cause et de l'effet, lorsque l'effet se rapproche de sa cause de bas en haut, voici qu'il saisit sa cause. Et c'est pourquoi il est joyeux et se réjouit en elle, et la joie sera grande, comme la parabole du fils du roi qui est sorti de la captivité, est venu et a vu le visage de son père.

Ainsi sera la joie de l'effet lorsque se dévoile sur lui la lumière de la cause d'en haut, après qu'il est descendu dans l'enchaînement et qu'une grande distance s'est faite entre lui et sa cause, et qu'il s'est éloigné de la lumière de Son visage dans le secret des degrés. Et tout cela parce que maintenant, dans ce dévoilement, il a une saisie de comment il est sorti des ténèbres vers une grande lumière, et du deuil vers le yom tov, et de la servitude vers la délivrance, etc.

וזהו ענין יו״ט גילוי השמחה שמבחי׳ עקרת הבית נעשה אם הבנים שמחה. פי׳ כי עקרת מלשון עקרה ומלשון כחולדה זו הדרה בעיקרי בתים בגמ׳ פ׳ בתרא דפסחים והיא בחי׳ מל׳ שמלובשת כל יומין דחול בבי״ע בק״נ כן פי׳ בספר שו״ס לתלמיד הרמב״ן ז״ל.

Et c'est le sujet du yom tov : le dévoilement de la joie, que de l'aspect de "la stérile de la maison" il se fait "mère des enfants, dans la joie". Explication : akeret vient de la langue de "stérile", et de la langue de "comme cette belette qui demeure dans les fondations des maisons", dans la Guemara, dernier chapitre de Pessa'him.

Et elle est l'aspect de malkhout qui est revêtue tous les jours de semaine dans Beria, Yetsira, Assiya, dans la kelipat noga. Ainsi l'explique le livre Chochan Sodot de l'élève du Ramban, de mémoire bénie.

וביו״ט היא עולה למעלה באצי׳ בבחי׳ אם הבנים בינה והשגה באור א״ס הנגלה אז שאור א״ס משתלשל ויורד אז באופן שיהיה דרך ומבוא לתפיסא והשגה במה שיכולים להשיג מאור א״ס ב״ה הנגלה ואיך שהגילוי רב מאד עד כי נהפך להם מיגון לשמחה ושהיו בחשך ראו אור גדול הוא גילוי אור א״ס ב״ה המתגלה בבחי׳ יש והשגה להיות איזו תפיסא והשגה באור פני מלך המתגלה אז.

Et au yom tov elle s'élève en haut dans Atsilout, dans l'aspect de "mère des enfants", bina et saisie dans la lumière de l'Ein Sof qui se dévoile alors, que la lumière de l'Ein Sof s'enchaîne et descend alors de manière qu'il y ait une voie et un accès à la préhension et à la saisie de ce que l'on peut saisir de la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, qui se dévoile, et comment le dévoilement est très grand, jusqu'à ce qu'il se retourne pour eux du chagrin à la joie (Esther 9, 22), et que ceux qui étaient dans les ténèbres ont vu une grande lumière (Isaïe 9, 1) : c'est le dévoilement de la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, qui se dévoile dans l'aspect de yech et de saisie, pour qu'il y ait quelque préhension et saisie dans la lumière du visage du Roi qui se dévoile alors.

וכמו עד״מ הנשמה שמתענגת בעוה״ב מזיו השכינה תחת היותה מתלבשת בגוף הגשמי ונפרדה משם ועלתה למקור חוצבה שמתענגת בג״ע העליון ונהנית מזיו כו׳ הנאה ותענוג נפלא וע״ז נאמר להנחיל אוהבי יש שמתגלה אור א״ס בבחי׳ יש להיות השגה ותפיסא להנשמה להיות נהנית מזיו ואור הנ״ל דהיינו שיש השגה והבנה איך שיצאה מאפילה לאור גדול כו׳. וזהו בנהר יעברו ברגל שם נשמחה בו פי׳ בנהר היוצא מעדן שהוא בינה הוא העלייה בכל רגל משלשה רגלים ושם הוא מקור השמחה.

(ועמ״ש מזה בד״ה הוי׳ לי בעזרי). וכ״ז הוא מבחי׳ מוחין דאימא בינה עוה״ב ג״ע עליון גילוי תענוג הנשמות לפי השגתם אבל מוחין דאבא החכמה מאין תמצא אין נק׳ מה שאינו מושג למעלה מעלה מבחי׳ בינה והשגה דהיינו שמתגלה בחי׳ אור א״ס ב״ה מה דלית מחשבה תפיסא כו׳ ולא ניתן ליהנות בו מאחר שאין שם שום תפיסא והשגה.

Et comme par exemple l'âme qui se délecte dans le monde à venir du rayonnement de la Chekhina, après avoir été revêtue dans le corps matériel et s'en être séparée, et être montée à la source d'où elle fut taillée, qui se délecte dans le Gan Eden supérieur et jouit du rayonnement, etc., une jouissance et un délice merveilleux. Et sur cela il est dit "pour faire hériter à ceux qui M'aiment le yech" (Proverbes 8, 21), que se dévoile la lumière de l'Ein Sof dans l'aspect de yech, afin qu'il y ait saisie et préhension pour l'âme, afin qu'elle jouisse du rayonnement et de la lumière susdits, c'est-à-dire qu'il y a une saisie et une compréhension de comment elle est sortie des ténèbres vers une grande lumière, etc.

Et c'est "dans le fleuve ils passeront à pied, là nous nous réjouirons en Lui" (Psaumes 66, 6). Explication : dans le fleuve qui sort d'Éden, qui est bina, c'est l'élévation à chaque pèlerinage des trois pèlerinages, et là est la source de la joie.

(Et voir ce qui est écrit à ce sujet dans le discours "ה' est pour moi, parmi mes aides" (Psaumes 118, 7)). Et tout cela est de l'aspect des mohin d'Imma, bina, le monde à venir, le Gan Eden supérieur, le dévoilement du délice des âmes selon leur saisie.

Mais les mohin d'Abba, la 'hokhma, "de l'ayin se trouve" (Job 28, 12) : ayin est appelé ce qui n'est pas saisi, au-dessus au-dessus de l'aspect de bina et de la saisie, c'est-à-dire que se dévoile l'aspect de la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, de ce dont la pensée n'a aucune préhension, etc., et il n'est pas donné d'en jouir, puisqu'il n'y a là aucune préhension ni saisie.

וענין גילוי זה הוא ביטול ההשגה וביטול הנשמות במציאות באור א״ס ב״ה דלית מחשבה כו׳ והגילוי הזה הוא שמתגלה בשבת, ולכן אמרו בקושי התירו לדבר בד״ת בשבת כי אורייתא מחכמה נפקת פי׳ נפקת יוצאת לחוץ כמו נפקת לבר שהיא הארה בלבד היוצאת מחכמה אבל עצמיות החכמה היא רמה ונשגבה למעלה מעלה מבחי׳ אורייתא (וכמ״ש במ״א בד״ה עוטה אור כשלמה בשם האריז״ל בפי׳ נובלות חכמה שלמעלה תורה ועמ״ש בביאור ע״פ יונתי) ובגילוי זה לא שייך שמחה  ותענוג שאין השמחה והתענוג נראה ונרגש אלא במה שיש תפיסא והשגה איך שיצא מאפילה לאור גדול והיינו מאחר שנרגש בחי׳ אור גדול שהוא בבחי׳ מעלה מעלה.

Et le sujet de ce dévoilement est le bitoul (effacement de soi) de la saisie et le bitoul des âmes dans l'existence, dans la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, dont la pensée n'a aucune préhension, etc. Et ce dévoilement est ce qui se dévoile le Chabbat.

Et c'est pourquoi ils ont dit : c'est avec peine qu'ils ont permis de parler de paroles de Torah le Chabbat, car "la Torah sort de la 'hokhma". Explication : "sort", elle sort au-dehors, comme "elle sort à l'extérieur", car elle n'est qu'une illumination qui sort de la 'hokhma, mais l'essence de la 'hokhma est élevée et sublime, au-dessus au-dessus de l'aspect de la Torah.

(Et comme il est écrit ailleurs dans le discours "Il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau", au nom de l'Ari z"l, dans l'explication de "la Torah est une retombée de la 'hokhma d'en haut" (Beréchit Rabba 17, 5), et voir ce qui est écrit dans l'explication sur le verset "ma colombe"). Et dans ce dévoilement la joie et le délice ne sont pas de mise, car la joie et le délice ne se voient et ne se ressentent que dans ce en quoi il y a préhension et saisie de comment on est sorti des ténèbres vers une grande lumière, c'est-à-dire après que se ressent l'aspect d'une grande lumière qui est dans l'aspect d'en haut en haut.

ואחר שיבין שירד מטה מטה הנה בעלותו ממטה מטה למעלה מעלה תגדל השמחה במאד מאד. וכל זה לא שייך אלא במוחין דאימא שהוא גילוי אור א״ס בבחי׳ יש והשגה איך שהוא מעלה מעלה כו׳ אבל מוחין דאבא שהם בבחי׳ גילוי מה שלמעלה מהשגה שם לא שייך מעלה ומטה כלל ומעלה ומטה שוין וכחשכה כאורה שגם חשך לא יחשיך כו׳.

Et après qu'il comprend qu'il est descendu en bas en bas, voici qu'en montant de bas en bas vers en haut en haut, la joie grandira extrêmement. Et tout cela n'est de mise que dans les mohin d'Imma, qui sont le dévoilement de la lumière de l'Ein Sof dans l'aspect de yech et de saisie, de comment il est en haut en haut, etc.

Mais les mohin d'Abba, qui sont dans l'aspect du dévoilement de ce qui est au-dessus de la saisie, là le haut et le bas ne sont pas de mise du tout, et le haut et le bas sont égaux, "comme les ténèbres ainsi la lumière" (Psaumes 139, 12), car "même les ténèbres n'obscurciront pas", etc.

ודקדוק הלשון כחשכה כאורה בשני כפי״ן והל״ל חשכה כאורה אלא משום דחשכה כאורה בלבד לא סגי אלא לומר שגם החשך לא יחשיך כו׳ אבל כחשכה כאורה בשני כפי״ן משמע דלא זו שגם החשך לא יחשיך והחשך שוה לאור אלא אף האור שוה לחשך דכל נהורין מתחשכאן קמי׳ כו׳ וכתר עליון אע״ג דאיהו אור צח אור מצוחצח אוכם הוא כו׳. (ועמ״ש סד״ה שחורה אני ונאוה בפי׳ המולך מהודו ועד כוש ואפשר שזהו ענין ב׳ הכפי״ן דכחשכה כאורה.

כ״ף דכאורה זהו כתר עליון וכמ״ש בד״ה יונתי בחגוי הסלע. וכ״ף דכחשכה זהו כענין כלה ונחרצה.

וע״ד שנזכר בזח״א ד״ג ע״א וכן כרת עיין במא״א אות כ׳ סעיף ט״ו ולגבי אור א״ס ב״ה כחשכה כאורה כו׳). ועל זה נאמר ישת חשך סתרו שאין שם אור וגילוי ההשגה כלל אלא ביטול ההשגה ולכן אין שם בחי׳ שמחה ותענוג בגילוי בחי׳ ביטול זה מאחר דלית מחשבה כו׳ ואינו נחשב לבחי׳ עלי׳ כלל שאינו עולה ממטה למעלה רק שהוא בא לבחי׳ ומדרגה שמעלה ומטה שוין כו׳ כנ״ל.

(וזהו היש ה׳ בקרבנו אם אין פי׳ אם הגילוי מבחי׳ סדר ההשתלשלות שהיא בחי׳ להנחיל אוהבי יש וזהו היש ה׳ בקרבנו או שהגילוי מלמעלה מסדר ההשתלשלות מבחי׳ אין וזהו אם אין ועיין בזח״ג שלח קנ״ח ב׳ גם קנה חכמה קנה בינה ב״פ קנה גימט׳ יש. אמנם בחי׳ אין הוא בחי׳ העליונה שבחכמה שדבוקה במקורה בחי׳ והחכמה מאין תמצא ועיין בזוהר פ׳ ויקרא ד״ז ע״פ כשמן הטוב ועמ״ש בד״ה צאינה וראינה בענין להצהיל פנים משמן ומ״ש סד״ה שיר השירים בענין כי טובים דודיך מיין כי בחי׳ יין הוא המשמח אלקים ובחי׳ דודיך זהו מה שלמעלה מבחי׳ השמחה וכנ״ל וע״ש ובד״ה ששים המה מלכות בענין ומעין מבית ה׳ יצא כו׳ ובד״ה ושאבתם מים בששון):

Et la précision du langage "comme les ténèbres ainsi la lumière" avec deux kaf, et il aurait fallu dire "ténèbres comme lumière". Mais c'est parce que "ténèbres comme lumière" seulement ne suffit pas, sinon pour dire que même les ténèbres n'obscurciront pas, etc.

Mais "comme les ténèbres ainsi la lumière" avec deux kaf signifie non seulement que même les ténèbres n'obscurciront pas et que les ténèbres sont égales à la lumière, mais même la lumière est égale aux ténèbres, car "toutes les lumières s'obscurcissent devant Lui", etc., et le keter supérieur, bien qu'il soit une lumière pure, une lumière polie, est ténèbre, etc. (Et voir ce qui est écrit à la fin du discours "Je suis noire et belle", dans l'explication de "celui qui règne de l'Inde jusqu'à Kouch", et il est possible que ce soit le sujet des deux kaf de "comme les ténèbres ainsi la lumière".

Le kaf de "ainsi la lumière", c'est le keter supérieur, et comme il est écrit dans le discours "ma colombe dans les fentes du rocher". Et le kaf de "comme les ténèbres", c'est à la manière de "anéantissement (kala) et décret" (Isaïe 10, 23).

Et selon ce qui est mentionné dans le Zohar I, folio 3a, et de même karet, voir dans Meorei Or, lettre kaf, paragraphe 15. Et vis-à-vis de la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, "comme les ténèbres ainsi la lumière", etc.).

Et sur cela il est dit "Il a fait des ténèbres Sa cachette" (Psaumes 18, 12), car il n'y a là ni lumière ni dévoilement de la saisie du tout, mais le bitoul de la saisie. Et c'est pourquoi il n'y a pas là l'aspect de joie et de délice dans le dévoilement de cet aspect de bitoul, puisque la pensée n'a aucune préhension, etc., et il n'est pas considéré comme un aspect d'élévation du tout, car il ne monte pas de bas en haut, seulement il vient à un aspect et un degré où le haut et le bas sont égaux, etc., comme ci-dessus.

(Et c'est "Y a-t-il ה' au milieu de nous, ou non ?" (Exode 17, 7). Explication : si le dévoilement est de l'aspect de l'ordre de l'enchaînement, qui est l'aspect de "pour faire hériter à ceux qui M'aiment le yech", et c'est "Y a-t-il ה' au milieu de nous", ou si le dévoilement est d'au-dessus de l'ordre de l'enchaînement, de l'aspect de ayin, et c'est "ou non".

Et voir dans le Zohar III, Chela'h, folio 158b. De même "acquiers la sagesse, acquiers l'intelligence" (Proverbes 4, 5), deux fois "kené" en guématria yech.

Toutefois l'aspect de ayin est l'aspect supérieur de la 'hokhma qui est attachée à sa source, l'aspect de "et la 'hokhma, de l'ayin se trouve" (Job 28, 12). Et voir dans le Zohar, paracha Vayikra, folio 7, sur le verset "comme l'huile bonne", et voir ce qui est écrit dans le discours "Sortez et voyez", au sujet de "pour éclairer le visage plus que l'huile", et ce qui est écrit à la fin du discours "Chir haChirim", au sujet de "car tes caresses sont meilleures que le vin", car l'aspect du vin est ce qui réjouit Elokim, et l'aspect de "tes caresses" est ce qui est au-dessus de l'aspect de la joie, comme ci-dessus, et voir là, et dans le discours "Soixante sont les reines", au sujet de "et une source sortira de la maison de ה'", etc., et dans le discours "Et vous puiserez de l'eau avec joie").

קיצור ענין בערב תאכלו מצות וענין שלא הספיק בצקת כו׳. ענין יו״ט שהוא מועדים לשמחה.

בחי׳ מושיבי עקרת הבית אם הבנים שמחה. בנהר יעברו ברגל שם נשמחה בו.

וענין שבת בחי׳ גילוי והחכמה מאין תמצא דלית מחשבה תפיסא ביה. כי יש בחי׳ סדר ההשתלשלות עילה ועלול ששרשו מהבינה וז״ש נהר היוצא מעדן ושם שייך השמחה מההשגה ויש בחי׳ שלמעלה מסדר ההשתלשלות בחי׳ עדן עצמו שעז״נ עין לא ראתה כו׳ וזהו וקראת לשבת ענג ר״ת עדן נהר גן דהיינו שנמשך מבחי׳ עדן שלמעלה מבחי׳ נהר:

Résumé. Le sujet de "le soir vous mangerez des matsot" (Exode 12, 18) et le sujet de "la pâte n'a pas eu le temps", etc.

Le sujet du yom tov, qui est "les temps fixés pour la joie". L'aspect de "Il fait habiter la stérile de la maison, mère des enfants, dans la joie".

"Dans le fleuve ils passeront à pied, là nous nous réjouirons en Lui". Et le sujet du Chabbat, l'aspect du dévoilement de "et la 'hokhma, de l'ayin se trouve", dont la pensée n'a aucune préhension en Lui.

Car il y a l'aspect de l'ordre de l'enchaînement, cause et effet, dont la racine est de la bina, et c'est ce qui est dit "un fleuve sort d'Éden", et là la joie de la saisie est de mise. Et il y a l'aspect qui est au-dessus de l'ordre de l'enchaînement, l'aspect d'Éden lui-même, sur lequel il est dit "l'œil n'a pas vu", etc.

(Isaïe 64, 3), et c'est "et tu appelleras le Chabbat délice" (Isaïe 58, 13), initiales Éden, Nahar, Gan, c'est-à-dire qu'est attiré de l'aspect d'Éden qui est au-dessus de l'aspect du fleuve.

ב וזהו ושמרתם את השבת כי קדש היא היא בעצמה היא בחי׳ קדש העליון בחי׳ חכמה מוחין דאבא שמתגלה בשבת. משא״כ יו״ט נק׳ מקרא קדש הארה בעלמא מקדש העליון נה״י דאבא בתוך מוחין דאימא שהרי גם ביו״ט בגילוי מוחין דאימא צריך להמשיך מוחין דאבא כי מוחין דאימא הגם שהם בחי׳ יש מ״מ אינם בחי׳ דבר נפרד ח״ו אלא הוא היש שנמשך מאין כי אין ויש חו״ב הם תרין ריעין דלא מתפרשין ועמ״ש בד״ה ראה אנכי, שתמיד נמשך בחי׳ ביטול מוחין דאבא להיות בחי׳ מוחין דאימא התגלות התענוג שהתענוג הוא ג״כ מהמשכת אור א״ס ב״ה דלית מחשבה וכו׳ ולא תענוג מהשגת דבר נפרד ח״ו אלא שניתן ליהנות בגילוי אור זה מחמת ירידת  והשתלשלות אור וגילוי זה עד שבא להשגה איך שהוא אור גדול כו׳.

2. Et c'est "vous garderez le Chabbat, car il est saint" (Exode 31, 14) : elle elle-même est l'aspect de sainteté supérieure, l'aspect de 'hokhma, les mohin d'Abba qui se dévoilent le Chabbat.

Tandis que le yom tov est appelé "convocation sainte", une illumination seulement de la sainteté supérieure, netsa'h, hod, yessod d'Abba à l'intérieur des mohin d'Imma. Car même au yom tov, dans le dévoilement des mohin d'Imma, il faut attirer les mohin d'Abba, car les mohin d'Imma, bien qu'ils soient l'aspect de yech, ne sont toutefois pas l'aspect d'une chose séparée, à D.ieu ne plaise, mais c'est le yech qui est attiré de l'ayin, car ayin et yech, 'hokhma et bina, sont deux amis qui ne se séparent pas.

Et voir ce qui est écrit dans le discours "Vois, Je". Que toujours est attiré l'aspect du bitoul des mohin d'Abba pour être l'aspect des mohin d'Imma, le dévoilement du délice, car le délice est lui aussi de l'attraction de la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, dont la pensée n'a aucune préhension, etc., et non un délice de la saisie d'une chose séparée, à D.ieu ne plaise, mais il a été donné d'en jouir dans le dévoilement de cette lumière, à cause de la descente et de l'enchaînement de cette lumière et de ce dévoilement, jusqu'à ce qu'il vienne à la saisie de comment elle est une grande lumière, etc.

וכל מה שלמטה מטה כולא קמי׳ כלא כו׳ ועי״כ שש ושמח בהגלות נגלות אור וגילוי זה. אך בשמחה זו צריך להמשיך מוחין דאבא ג״כ שתהיה השמחה מגילוי אור א״ס דלית מחשבה כו׳ (ועמ״ש ע״פ אסרי לגפן אסר יו״ד לבחי׳ גפן כו׳) וזהו ענין מקרא קדש כאדם שקורא לחבירו וכמו שהקריאה באדם לחבירו הוא בשמו שהוא רק זיו והארה התפשטות ממנו בלבד.

כך הוא ענין מקרא קדש מבחי׳ שם שהוא רק הארה בעלמא מבחי׳ אבא. וכענין בשכמל״ו ויעש דוד שם כו׳ בחי׳ נה״י כו׳.

Et tout ce qui est en bas en bas est devant Lui comme rien, etc. Et par cela il est joyeux et se réjouit lorsque se dévoile cette lumière et ce dévoilement.

Mais dans cette joie il faut attirer aussi les mohin d'Abba, afin que la joie soit du dévoilement de la lumière de l'Ein Sof, dont la pensée n'a aucune préhension, etc. (Et voir ce qui est écrit sur le verset "Il attache à la vigne son ânon" (Genèse 49, 11), le youd pour l'aspect de la vigne, etc.) Et c'est le sujet de "convocation sainte", comme un homme qui appelle son compagnon.

Et de même que l'appel de l'homme à son compagnon se fait par son nom, qui n'est qu'un rayonnement et une illumination, une expansion de lui seulement, ainsi est le sujet de "convocation sainte" de l'aspect du nom, qui n'est qu'une illumination seulement de l'aspect d'Abba. Et à la manière de "Béni soit le nom de la gloire de Sa royauté pour l'éternité", et "David fit un nom" (II Samuel 8, 13), etc., l'aspect de netsa'h, hod, yessod, etc.

והנה הארה והמשכה זו ביו״ט הוא ע״י תפלה והלל אך הם אינם רק מדרבנן ומדאורייתא נמשך בפסח ע״י אכילת מצה שהוא קטנות אבא כי מצה מוחין דאבא שאין התינוק יודע לקרות אבא עד שיטעום טעם דגן ולהיות ידיעה זו בהתינוק הוא נמשך מלמעלה מן הדעת המושג שהרי ידיעה זו בהתינוק אינו בדעת המושג שהרי אינו יודע איך ומה הוא אביו כי דעת התינוק קטן כו׳ וגם מצה אין בה טעם שאין בה ההגבהה כו׳ ולמעלה מן הדעת הוא בחי׳ אבא אלא שנמשך בקטנות ולכן נק׳ בזהר מיכלא דמהימנותא (ועמ״ש מזה בד״ה וספרתם לכם גבי חג השבועות). והנה המשכת מוחין דאבא במצה אינה אלא בלילה הראשון אבל משם ואילך הגם דכתיב מצות יאכל את שבעת הימים.

ופי׳ שצריך להאכיל את כל ז׳ הימים שיהיו נזונין מבחי׳ אבא וכנודע מספירה שבשבוע הראשון הם ז׳ מוחין דאבא שמוח החכמה נמשך בכל ז׳ המדות. הנה פסח מצרים אינו נוהג איסור החמץ אלא יום א׳ בלבד לפי שהיו משה ואהרן שהם שניהם מבחי׳ אבא ולא ימיש עמוד הענן כו׳ עננא דאהרן דהיינו בחי׳ מקיפי אבא והענן היה הורג נחשים ועקרבים שבמדבר שהמקיף מסמא עיני החיצונים שלא יהיה להם יניקה כו׳.

Et voici, cette illumination et cette attraction au yom tov se fait par la prière et le Hallel, mais elles ne sont que d'ordre rabbinique, et de la Torah elle est attirée à Pessa'h par la consommation de la matsa, qui est la petitesse d'Abba. Car la matsa, ce sont les mohin d'Abba : "le nourrisson ne sait appeler Abba qu'après avoir goûté le goût du grain".

Et pour que cette connaissance soit dans le nourrisson, elle est attirée d'au-dessus du daat saisi, car cette connaissance chez le nourrisson n'est pas dans le daat saisi, puisqu'il ne sait pas comment ni ce qu'est son père, car le daat du petit nourrisson, etc. Et de même la matsa n'a pas de goût, car il n'y a pas en elle le gonflement, etc.

Et au-dessus du daat est l'aspect d'Abba, mais qui est attiré dans la petitesse ; c'est pourquoi elle est appelée dans le Zohar "nourriture de la foi" (et voir ce qui est écrit à ce sujet dans le discours "Vous compterez pour vous", au sujet de la fête de Chavouot). Et voici, l'attraction des mohin d'Abba dans la matsa n'est que la première nuit ; mais à partir de là, bien qu'il soit écrit "des matsot on mangera pendant les sept jours" (Exode 13, 7).

Et l'explication est qu'il faut nourrir pendant tous les sept jours, afin qu'ils soient nourris de l'aspect d'Abba. Et comme il est connu de la sefira : dans la première semaine ce sont les sept mohin d'Abba, le moa'h de la 'hokhma étant attiré dans les sept middot.

Or le Pessa'h d'Égypte ne comporte l'interdiction du 'hamets qu'un seul jour seulement, parce qu'il y avait Moché et Aharon, qui sont tous deux de l'aspect d'Abba, et "la colonne de nuée ne s'écartait pas" (Exode 13, 22), etc., le nuage d'Aharon, c'est-à-dire l'aspect des makifim d'Abba. Et le nuage tuait les serpents et les scorpions du désert, car le makif aveugle les yeux des extérieurs afin qu'ils n'aient pas de nourriture, etc.

ולכך הי׳ די להם בהמשכת מוחין דאבא בלילה הראשון אבל לדורות ז׳ ימים תאכלו מצות ומ״מ אין זה אלא שלא לאכול חמץ שלא יהיה יניקה כו׳. אבל מצה מוחין דאבא די בלילה הראשון בערב תאכלו מצות שקבעו הכתוב חובה כי יומם יצוה ה׳ חסדו יומא דאזיל עם כולהו כו׳ עננא דאהרן דכתיב ביה נמי לא ימיש עמוד הענן יומם כו׳ שכולל כל הימים כו׳ (ע׳ בפ׳ אמור דק״ג ע״ב ומ״ש עליו במ״א) והיינו יום ראשון בלבד שהוא חסד כו׳:

C'est pourquoi il leur suffisait de l'attraction des mohin d'Abba la première nuit. Mais pour les générations, "sept jours vous mangerez des matsot" (Exode 12, 15).

Et néanmoins cela n'est que pour ne pas manger de 'hamets, afin qu'il n'y ait pas de nourriture, etc. Mais la matsa, mohin d'Abba, suffit la première nuit : "le soir vous mangerez des matsot" (Exode 12, 18), que l'Écriture a fixé comme obligation, car "le jour ה' ordonne Sa bonté" (Psaumes 42, 9), le jour qui va avec tous, etc., le nuage d'Aharon, dont il est écrit également "la colonne de nuée ne s'écartait pas le jour" (Exode 13, 22), etc., qui inclut tous les jours, etc.

(voir dans la paracha Emor, folio 103b, et ce qui est écrit à ce sujet ailleurs). C'est-à-dire le premier jour seulement, qui est 'hessed, etc.

קיצור. ענין קדש.

ומקרא קדש. והמשכה זו ביו״ט של פסח הוא ע״י המצה ע״ד אין התינוק יודע לקרות אבא כו׳.

ופי׳ מצות יאכל את שבעת הימים:

Résumé. Le sujet de kodech.

Et de mikra kodech. Et cette attraction au yom tov de Pessa'h se fait par la matsa, à la manière de "le nourrisson ne sait appeler Abba", etc.

Et l'explication de "des matsot on mangera pendant les sept jours".

ג והנה נמצא כי ב׳ מצות הם מצה של לילה הראשון חובה ומצה של כל ימי פסח ועל בחי׳ הב׳ אמר שלא הספיק כו׳ כי אבותינו לא היו צריכים באמת להיות להם מצה של שימור כל ימי הפסח כנ״ל. אך זה היה אצלם ממילא שנגלה עליהם מלך מלכי המלכים פי׳ דמה שהקב״ה נקרא מלך מלכי המלכים כפשוטו היינו המלכים הם המלכים שלמטה בעוה״ז ומלכי המלכים הם השרים העליונים שבצבא המרום כמ״ש בדניאל סי׳ יו״ד ושר מלכות פרס כו׳ והקב״ה נק׳ מלך על מלכי המלכים.

3. Et voici, il se trouve qu'il y a deux mitsvot : la matsa de la première nuit, qui est obligation, et la matsa de tous les jours de Pessa'h.

Et sur le second aspect il a dit "n'a pas eu le temps", etc., car nos pères n'avaient pas besoin en vérité d'avoir une matsa de surveillance tous les jours de Pessa'h, comme ci-dessus. Mais cela fut chez eux de soi-même, que se révéla sur eux le Roi des rois des rois.

Explication : que le Saint, béni soit-Il, soit appelé Roi des rois des rois selon le sens simple, c'est que les rois sont les rois d'en bas dans ce monde, et les rois des rois sont les princes supérieurs de l'armée du ciel, comme il est dit dans Daniel chapitre 10 : "et le prince du royaume de Perse", etc., et le Saint, béni soit-Il, est appelé Roi sur les rois des rois.

ועוד נק׳ מלך מלכי המלכים בבחי׳ מלכותו והנהגתו העולמות ע״י עשר ספירות. המלכים הם נה״י.

ומלכי חג״ת. ומלך מלכי היינו חב״ד כי בעולם העשייה מאירים בחי׳ נה״י ובעולם היצירה מאיר חג״ת ובעולם הבריאה בינה אך באצילות מאיר בחינת חכמה.

והיינו כי בחכמה שורה אור א״ס ב״ה שהוא הנקרא מלך מלכי המלכים. וע׳ בזח״א ד״ג ע״א ובזח״ב יתרו דס״ז ע״ב.

וגילוי חכמה הוא גילוי אור אבא שנגלה בבחי׳ גילוי לפיכך ממילא לא הניח להחמיץ בצקם כו׳ להיות יניקה ח״ו. וכמ״ש ירא את ה׳ בני ומלך (במשלי כ״ד) דהפירוש כפשוטו היינו כשם שתצטרך ליראה את השם יתברך אע״פ שאין אתה רואהו.

ועם זה תפרוש מן  העבירה. כן תצטרך שתתירא מן המלך המולך בארץ ותשים צורתו נכחפניך אע״פ שאי אתה רואהו ובזה תנצל מחיוב מיתה למלכות.

כן פי׳ בכד הקמח ערך יראה.

Et il est encore appelé Roi des rois des rois dans l'aspect de Sa royauté et de Sa conduite des mondes par les dix sefirot. Les rois sont netsa'h, hod, yessod.

Et les rois des rois, 'hessed, guevoura, tiféret. Et Roi des rois, c'est 'Habad ('hokhma, bina, daat).

Car dans le monde d'Assiya illuminent les aspects de netsa'h, hod, yessod, et dans le monde de Yetsira illumine 'hessed, guevoura, tiféret, et dans le monde de Beria, bina ; mais dans Atsilout illumine l'aspect de 'hokhma. C'est-à-dire que dans la 'hokhma repose la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, qui est appelé Roi des rois des rois.

Et voir dans le Zohar I, folio 3a, et dans le Zohar II, Yitro, folio 67b. Et le dévoilement de la 'hokhma est le dévoilement de la lumière d'Abba qui se révèle dans l'aspect du dévoilement ; c'est pourquoi de soi-même il ne laissa pas lever leur pâte, etc., pour qu'il y ait nourriture, à D.ieu ne plaise.

Et comme il est écrit "Crains ה', mon fils, et le roi" (Proverbes 24, 21). L'explication selon le sens simple est : de même que tu devras craindre D.ieu, béni soit-Il, bien que tu ne Le voies pas, et avec cela tu t'écarteras de la transgression, ainsi tu devras craindre le roi qui règne sur la terre, et tu placeras sa forme devant ta face, bien que tu ne le voies pas, et par cela tu seras sauvé de l'obligation de mort envers la royauté.

Ainsi l'explique Kad haKema'h, article Yira.

ויש עוד בפי׳ הפסוק כמשארז״ל ירא את ה׳ בני ומלך. ומלוך על יצרך.

ושני הפירושים אמת. והיינו שע״י היראה האמיתית מה׳ שהוא מלך מלכי המלכים עי״ז ומלוך על יצרך שלא להמשך אחר תאות הגשמיות מחמת היראה והביטול.

Et il y a encore dans l'explication du verset, comme nos Sages ont dit : "Crains ה', mon fils, et le roi. Et règne sur ton penchant." Et les deux explications sont vraies.

C'est-à-dire que par la crainte véritable de ה', qui est Roi des rois des rois, par cela "et règne sur ton penchant", pour ne pas être attiré après les désirs matériels, à cause de la crainte et du bitoul.

והיצה״ר הוא החמץ וכמ״ש מכף מעול וחומץ. ולכן ע״י שנגלה עליהם מלך מלכי המלכים הקב״ה אזי ממילא לא הספיק להחמיץ כו׳ אבל אצלינו נעשה חיוב לדורות להיות מצות יאכל את שבעת הימים.

שהם ז׳ המדות. שבהם יש שליטה ליצה״ר ששבה״כ היה בז״ת וע״כ צריך להמשיך בהם בחי׳ מצה וביטול.

Et le mauvais penchant est le 'hamets, comme il est écrit "de la paume de l'injuste et du vinaigre". Et c'est pourquoi, par le fait que se révéla sur eux le Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il, alors de soi-même cela n'eut pas le temps de lever, etc.

Mais chez nous est devenue une obligation pour les générations que "des matsot on mangera pendant les sept jours", qui sont les sept middot, dans lesquelles le mauvais penchant a une domination, car la brisure des kelim fut dans les sept inférieures, et c'est pourquoi il faut attirer en elles l'aspect de matsa et de bitoul.

ועל בחי׳ הראשונה נאמר בעבור זה עשה הוי׳ לי בעבור זה בשעה שיש מצה כו׳ שבעבור המשכת מצה עשה הוי׳ הוא גילוי אור אבא. ופי׳ דהיינו ענין עשה הוי׳ לי היינו מה שנמשך גילוי אור א״ס ב״ה למטה ממש בעולם העשייה.

Et sur le premier aspect il est dit "à cause de ceci ה' a fait pour moi" (Exode 13, 8), "à cause de ceci", au moment où il y a la matsa, etc., qu'à cause de l'attraction de la matsa, "ה' a fait", c'est le dévoilement de la lumière d'Abba. Et l'explication est que le sujet de "ה' a fait pour moi", c'est ce qui est attiré, le dévoilement de la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, en bas véritablement, dans le monde d'Assiya.

וזהו עשה הוי׳ לי. שנמשך גילוי שם הוי׳ בעשייה הגשמיות.

ואיך אפשר שיומשך אור גדול זה כ״כ למטה עד שיומשך לי ממש עם שאני בעשייה הגשמית במצרים. זהו אי אפשר רק בעבור זה.

דהיינו מה שע״י המצה נמשך מוחין דאבא שהחכמה מאין תמצא שהיא למעלה מסדר ההשתלשלות עד ששם נאמר כחשכה כאורה.

Et c'est "ה' a fait pour moi" : qu'est attiré le dévoilement du nom ה' dans l'Assiya matérielle. Et comment est-il possible que cette grande lumière soit attirée si bas, jusqu'à être attirée vers moi véritablement, alors que je suis dans l'Assiya matérielle, en Égypte ?

Cela n'est possible qu'"à cause de ceci", c'est-à-dire ce qui, par la matsa, sont attirés les mohin d'Abba, dont "la 'hokhma, de l'ayin se trouve", qui est au-dessus de l'ordre de l'enchaînement, jusqu'à ce que là il soit dit "comme les ténèbres ainsi la lumière".

והשוה ומשוה כו׳. לכן יוכל להיות עשה הוי׳ לי שיומשך האור לי למטה בעשייה הגשמיות.

והענין כי הנה כתיב ועברתי בארץ מצרים אני ולא מלאך ולא שרף כו׳ שהם בחי׳ בי״ע וכן באצי׳ עצמה יש בחי׳ בי״ע שהמל׳ נק׳ עשייה שבאצי׳ וחג״ת ובינה הם יצירה ובריאה דאצי׳ וזהו ג״כ פי׳ אני ולא מלאך שהמל׳ נק׳ ג״כ המלאך כו׳ אלא אני דוקא שהוא ע״י המשכת אור אבא מקור החכמה שהוא אצילות שבאצילות (ועמ״ש בד״ה ולהבין בתוס׳ ביאור ענין וייצר כו׳ שכמ״כ בד׳ בחי׳ דצח״מ שבאצי׳ חכמה עילאה היא בחי׳ מדבר כו׳ ע״ש) לפי שארץ מצרים היה מקום טומאה והוצרך דוקא להיות המשכה עליונה שגם חשך לא יחשיך וכחשכה כאורה והיינו אור אבא ולא אימא כו׳, והיינו כי מה שנמשך ע״י מלאך או שליח עם היות שהכל ממנו ית׳ והמלאך הוא רק שליח וכחומר ביד היוצר הוא בידו ית׳. אך עכ״ז האור והשפע הנמשך ע״י מלאך ושליח הוא ממקור סדר ההשתלשלות.

שמבחי׳ זו נמשך ע״י השתלשלות עילה ועלול ומתלבש בבחי׳ מלאך או שרף כו׳. לא כן ההמשכה שמלמעלה מסדר ההשתלשלות אין המלאך יוכל להיות כלי ושליח לגילוי בחינה זו כו׳ וזהו ענין אני ולא מלאך כו׳ ועמ״ש בד״ה ויקרא אל משה.

אך להבין מ״ש אני הוא ולא אחר דמכיון שכבר פירש ולא ע״י מלאך ולא ע״י שרף ולא ע״י השליח. א״כ מי הוא האחר שיצטרך לומר ע״ז עוד אני ולא אחר.

Et Il égale et rend égal, etc. C'est pourquoi peut être "ה' a fait pour moi", que la lumière soit attirée vers moi en bas, dans l'Assiya matérielle.

Et le sujet est que voici, il est écrit "Je passerai dans le pays d'Égypte" (Exode 12, 12), "Moi et non un ange, et non un séraphin", etc., qui sont les aspects de Beria, Yetsira, Assiya. Et de même dans Atsilout elle-même il y a l'aspect de Beria, Yetsira, Assiya, car malkhout est appelée Assiya d'Atsilout, et 'hessed, guevoura, tiféret et bina sont Yetsira et Beria d'Atsilout.

Et c'est aussi l'explication de "Moi et non un ange", car malkhout est aussi appelée l'ange, etc., mais "Moi" précisément, qui est par l'attraction de la lumière d'Abba, source de la 'hokhma, qui est Atsilout dans Atsilout (et voir ce qui est écrit dans le discours "Et pour comprendre, avec un supplément d'explication, le sujet de Vayitser", etc., que de même dans les quatre aspects de domem, tsomea'h, 'hai, medaber d'Atsilout, la 'hokhma supérieure est l'aspect du parlant, etc., voir là). Parce que le pays d'Égypte était un lieu d'impureté, et il fallut précisément qu'il y ait une attraction supérieure, que même les ténèbres n'obscurcissent pas, et "comme les ténèbres ainsi la lumière", c'est-à-dire la lumière d'Abba et non d'Imma, etc.

C'est-à-dire que ce qui est attiré par un ange ou un envoyé, bien que tout soit de Lui, béni soit-Il, et que l'ange ne soit qu'un envoyé, et "comme l'argile dans la main du potier" (Jérémie 18, 6), il est dans Sa main, béni soit-Il. Toutefois la lumière et l'influx attirés par un ange et un envoyé sont de la source de l'ordre de l'enchaînement, de cet aspect attiré par l'enchaînement de cause et d'effet et revêtu dans l'aspect d'un ange ou d'un séraphin, etc.

Il n'en est pas ainsi de l'attraction d'au-dessus de l'ordre de l'enchaînement : l'ange ne peut être un keli et un envoyé pour le dévoilement de cet aspect, etc. Et c'est le sujet de "Moi et non un ange", etc.

Et voir ce qui est écrit dans le discours "Il appela vers Moché". Mais pour comprendre ce qui est dit "c'est Moi et non un autre", puisque déjà il a expliqué : non par un ange, non par un séraphin, non par l'envoyé.

Alors qui est l'autre pour qu'il faille dire encore sur cela "Moi et non un autre" ?

והענין הוא כי הנה באלול ועד יוה״כ מזכירין י״ג מדות הרחמים להיות שהם המשכות עליונות המתגלות בבע״ת כי מאחר שחטא ופגם במה יתוקן אלא ע״י המשכות עליונות שמאד נעלה וכחשכה כאורה כו׳. ולכן הם שהמשיכם משה רבינו ע״ה בחטא העגל לתקן החטא.

Et le sujet est que voici, en Eloul et jusqu'à Yom Kippour, on mentionne les treize middot de miséricorde, parce que ce sont des attractions supérieures qui se révèlent chez les baalei techouva, car puisqu'il a fauté et porté atteinte, par quoi sera-t-il réparé, sinon par des attractions supérieures très élevées, et "comme les ténèbres ainsi la lumière", etc. Et c'est pourquoi ce sont elles que Moché notre maître, que la paix soit sur lui, a attirées lors de la faute du veau, pour réparer la faute.

והנה שם נאמר וימהר משה ויקוד ארצה וישתחו כי ארך אפים ראה אף לרשעים כו׳ וכדי שלא יהיה יניקה לחיצונים ג״כ זה היה בקשת משה ונפלינו אני ועמך ביקש שלא תשרה שכינה.

Et voici, là il est dit : "Moché se hâta, s'inclina vers la terre et se prosterna" (Exode 34, 8), car il vit "longanime" même envers les méchants, etc. Et afin qu'il n'y ait pas non plus de nourriture pour les extérieurs, ce fut la demande de Moché, et "nous serons distingués, moi et Ton peuple" (Exode 33, 16), il demanda que la Chekhina ne repose pas.

והבטיח לו הקב״ה גם את הדבר הזה אשר דברת אעשה הא אילו לא הבטיח לו כן היה שורה וכמו בבלעם הגם שהיה מזוהם כו׳ לפי שהוא ית׳ כל יכול וכחשכה כאורה כו׳ גם חשך כו׳ ומשם היה יניקת פרעה באחורי העורף מקום גבוה כו׳ ולכן עבדים היינו לפרעה במצרים כו׳. אך בצאתם ממצרים בעבור זה בשעה שיש מצה המשכת מוחין דאבא שמלמטה באתעדל״ת שהיא עשיית המצוה היה אור אבא נמשך לי בפנימית בבחי׳ ישראל ולא נמשך לחיצונים.

Et le Saint, béni soit-Il, lui promit : "même cette chose dont tu as parlé, Je la ferai" (Exode 33, 17). Voici, s'Il ne le lui avait pas promis ainsi, elle aurait reposé, comme chez Bil'am, bien qu'il fût souillé, etc., car Lui, béni soit-Il, est tout-puissant, et "comme les ténèbres ainsi la lumière", etc., "même les ténèbres", etc.

Et de là était la nourriture (yenika) de Pharaon, par l'arrière de la nuque, un lieu élevé, etc. Et c'est pourquoi "nous étions esclaves de Pharaon en Égypte", etc.

Mais lorsqu'ils sortirent d'Égypte, "à cause de ceci", au moment où il y a la matsa, attraction des mohin d'Abba qui, d'en bas, par l'itarouta diletata (éveil d'en bas), qui est l'accomplissement de la mitsva, la lumière d'Abba fut attirée vers moi intérieurement, dans l'aspect d'Israël, et ne fut pas attirée vers les extérieurs.

וזהו לי ולא לו אלו היה שם לא היה נגאל ולא  כאשר מתחלה שהיינו עבדים לפרעה שהיה לו יניקה מאור אבא מאחוריים כו׳ וזהו ולא אחר. והיינו ע״י המצוה נמשך לי בפנימית ונמצא שהמצה גרם לצאת ממצרים כי בחפזון כו׳ המשכת אור אבא כו׳ אבל כל ז׳ הימים הוא אחר יצ״מ מצות יאכל את שבעת הימים והיינו לדורות כי אבותינו לא היו צריכים לזה אלא שלא הספיק ממילא כו׳.

(וביאור ענין בעבור זה הנה פי׳ מוחין דאבא מבואר למעלה שהוא המשכה מלמעלה מסדר ההשתלשלות דקמיה כחשכה כאורה ממש מה שאפילו כתר עליון כו׳ אוכמא הוא קדם כו׳ ועם היות דשם בחי׳ אם צדקת מה תתן לו אמנם כשנמשך ומאיר משם בחכמה עילאה הנק׳ אבא ונש״י נק׳ בנים לבחי׳ אבא כמשל הבן שנמשך ממוח האב ואזי נקרא ההמשכה הנ״ל מוחין דאבא א״כ עי״ז נמשך ההמשכה רק בסטרא דקדושה דוקא ועמ״ש לקמן בענין עבדים היינו כו׳. ויוציאנו ה׳ אלקינו כו׳ ועמ״ש בד״ה כי עמך מקור חיים גבי ענין השקיפה ממעון קדשך מן השמים כו׳.

וסד״ה שימני כחותם וזהו עזי וזמרת יה שהם או״א ועי״ז זה אלי כו׳. והנה ההמשכה מחכמה עילאה הוא ע״י יסוד אבא המתלבש ביסוד ז״א וזהו ענין בעבור זה ועיין בפ׳ ויצא דק״נ ע״ב בענין פי׳ וזה שער השמים ובפ׳ בשלח ס״א א׳ יתרו דף ע׳.

ועמ״ש בד״ה בחדש השלישי כו׳ ביום הזה כו׳ וזהו שבחי׳ י״ג מדות הרחמים שהן רחמים גדולים בלי גבול עכ״ז נק׳ מדות הרחמים שיש בחי׳ המגביל הרחמים שלא יומשכו רק במקום הראוי וכענין כל מי שאין בו דעה אסור לרחם עליו כו׳ ועמ״ש מזה סד״ה ויאכילך את המן. וזהו ג״כ פי׳ בעבור זה.

ופי׳ ברבות ע״פ זה ספר תולדות אדם זה היינו י״ב שבטים ועם שבט לוי הם י״ג שהם נגד י״ג מדה״ר כו׳. וזהו רבות עשית אתה ה׳ אלקי נפלאותיך ומחשבותיך אלינו וגו׳) (בתהלים סי׳ מ׳) פי׳ רבות כל דבר שהוא רב ועצום ע׳ זח״א פ׳ ויחי דרמ״ז א׳ וברבות סוף מגלת אסתר אתה מוצא שמדות טובות של הקב״ה בהשפע בפרוי ורבוי הטוב ברבוי החסד ברבוי הרחמים ברבוי כו׳ ע״ש וזהו רבות עשית דהיינו המדות עליונות שלמעלה מהמדה וגבול שנקראו רבות כענין ורב חסד ורב טוב כו׳ עשית שנשתלשלו ונמשכו בעשייה הגשמיות וכדפי׳ בת״א בד״ה ויהי מקץ ועכ״ז נפלאותיך ומחשבותיך אלינו וכמארז״ל מחשבתן של ישראל קדמה לכל דבר וז״ש ורב טוב לבית ישראל וכתיב מה רב טובך אשר צפנת ליראיך כו׳ ועיין ברבות תולדות פס״ה רבות עשית כו׳ למה כהו כו׳ כדי שיבא יעקב ויטול את הברכות ובפ׳ בא פט״ו ע״פ החדש הזה לכם הצדקה שלכם כו׳ הרחמים שלכם כו׳ ע״ש ועמ״ש בד״ה ואכלתם אכול בפי׳ אשר עשה עמכם להפליא יעו״ש.

Et c'est "pour moi et non pour lui" : s'il avait été là, il n'aurait pas été délivré, et non comme au commencement où nous étions esclaves de Pharaon, qui avait une nourriture de la lumière d'Abba par les a'horayim (l'arrière), etc. Et c'est "et non un autre".

C'est-à-dire que par la mitsva elle fut attirée vers moi intérieurement, et il se trouve que la matsa a causé la sortie d'Égypte, "car dans la précipitation", etc., attraction de la lumière d'Abba, etc. Mais tous les sept jours, c'est après la sortie d'Égypte : "des matsot on mangera pendant les sept jours", et c'est pour les générations, car nos pères n'avaient pas besoin de cela, mais cela n'a pas eu le temps de soi-même, etc.

(Et l'explication du sujet de "à cause de ceci" : voici, l'explication des mohin d'Abba est exposée plus haut, que c'est une attraction d'au-dessus de l'ordre de l'enchaînement, devant lequel "comme les ténèbres ainsi la lumière" véritablement, ce dont même le keter supérieur, etc., "il est obscur devant", etc. Et bien qu'il y ait là l'aspect de "si tu es juste, que Lui donnes-tu" (Job 35, 7), cependant lorsqu'elle est attirée et illumine de là dans la 'hokhma supérieure appelée Abba, et les âmes d'Israël sont appelées fils à l'égard de l'aspect d'Abba, comme la parabole du fils qui est attiré du cerveau du père, alors l'attraction susdite est appelée mohin d'Abba.

Donc par cela l'attraction n'est attirée que du côté de la sainteté précisément. Et voir ce qui est écrit plus bas au sujet de "nous étions esclaves", etc.

"Et ה' notre Elokim nous fit sortir", etc. Et voir ce qui est écrit dans le discours "car auprès de Toi est la source de la vie", au sujet de "regarde de Ta demeure sainte, des cieux", etc.

Et à la fin du discours "mets-moi comme un sceau", et c'est "ma force et mon chant est Yah", qui sont Abba et Imma, et par cela "celui-ci est mon D.ieu", etc. Et voici, l'attraction depuis la 'hokhma supérieure se fait par le yessod d'Abba qui se revêt dans le yessod de Zeir Anpin, et c'est le sujet de "à cause de ceci".

Et vois dans la paracha Vayetsé folio 150b au sujet de l'explication de "et ceci est la porte des cieux", et dans la paracha Bechala'h folio 61a, Yitro folio 70. Et voir ce qui est écrit dans le discours "au troisième mois", etc., "en ce jour", etc.

Et c'est que l'aspect des treize middot de miséricorde, qui sont de grandes miséricordes sans limite, néanmoins sont appelées middot de miséricorde, car il y a l'aspect qui limite les miséricordes pour qu'elles ne soient attirées que dans le lieu qui convient, comme le sujet de "quiconque n'a pas de daat, il est interdit d'avoir pitié de lui", etc. Et voir de cela à la fin du discours "et Il te fit manger la manne".

Et c'est aussi l'explication de "à cause de ceci". Et l'explication dans le Midrach sur le verset "ceci est le livre des engendrements d'Adam" : "ceci", c'est-à-dire les douze tribus, et avec la tribu de Lévi ils sont treize, qui correspondent aux treize middot de miséricorde, etc.

Et c'est "Tu as multiplié, Toi ה' mon Elokim, Tes merveilles et Tes pensées envers nous", etc.) (Psaumes 40, 6). Explication : "rabbim", toute chose qui est grande et puissante, vois Zohar I, paracha Vaye'hi, folio 247a, et dans le Midrach à la fin de la Meguilat Esther tu trouves que les bons attributs du Saint, béni soit-Il, dans l'influx, dans la fécondité et la multiplication du bien, dans la multiplication du 'hessed, dans la multiplication des miséricordes, dans la multiplication, etc., vois là.

Et c'est "Tu as multiplié", c'est-à-dire les middot supérieures qui sont au-dessus de la mesure et de la limite, qui sont appelées "rabbim", comme le sujet de "et abondant en 'hessed" et "abondant en bien", etc. "Tu as fait", qu'elles se sont enchaînées et ont été attirées dans l'Assiya matérielle, et comme expliqué dans Torah Or dans le discours "et ce fut au bout", et néanmoins "Tes merveilles et Tes pensées envers nous", et comme ont dit nos Sages : la pensée d'Israël a précédé toute chose.

Et c'est ce qui est dit "et un grand bien pour la maison d'Israël", et il est écrit "combien est grand Ton bien que Tu as réservé à ceux qui Te craignent", etc. Et vois dans Beréchit Rabba, chapitre 65 (Toldot) "Tu as multiplié", etc., pourquoi ainsi, etc., afin que vienne Yaakov et prenne les bénédictions.

Et dans Chemot Rabba, chapitre 15 (Bo), sur le verset "ce mois-ci est pour vous" : la tsédaka est à vous, etc., les miséricordes sont à vous, etc., vois là. Et voir ce qui est écrit dans le discours "et vous mangerez, mangeant", dans l'explication de "qui a agi envers vous pour faire merveille", voir là.

וזהו בעבור זה לא אמרתי אלא בשעה שיש מצה ומרור. שע״י המרור והמרירות מריחוקו מה׳ עי״ז מעורר י״ג מדה״ר כו׳ כמ״ש בד״ה קול דודי הנה זה בא כו׳ ועיין ברבות בשלח ס״פ כ״ג בענין ואמר ביום ההוא כו׳ והענין כמ״ש במנחות דנ״ג יבא זה ויקבל זאת מזה כו׳ והיינו משה שנתנבא בזה והוא המשכת התורה וכמ״ש סד״ה ראשי המטות גבי לאמר זה הדבר.

Et c'est "à cause de ceci" : je n'ai dit cela qu'au moment où il y a matsa et maror. Car par le maror et l'amertume de son éloignement de ה', par cela il éveille les treize middot de miséricorde, etc., comme il est écrit dans le discours "la voix de mon bien-aimé, le voici qui vient", etc.

Et vois dans Chemot Rabba, fin du chapitre 23 (Bechala'h), au sujet de "et il dira en ce jour-là", etc. Et le sujet est comme il est écrit dans Mena'hot folio 53 : "que vienne celui-ci et qu'il reçoive celle-ci de celui-ci", etc.

C'est-à-dire Moché qui a prophétisé par "ceci", et c'est l'attraction de la Torah, et comme il est écrit à la fin du discours "les chefs des tribus", au sujet de "pour dire : ceci est la chose".

והנה התורה נק׳ נובלות חכמה שלמעלה אכן לעתיד יהיה גילוי פנימית התורה שמפנימית חכמה שלמעלה וע״ז כוונו ברבות שלעתיד יאמרו ב״פ זה הנה אלקינו זה כו׳ זה הוי׳ דהיינו ע״י שיתגלה ג״כ פנימיות אבא. ועמ״ש הרמ״ז פ׳ תולדות דקל״ה על פסוק זה ואמר ביום ההוא כו׳ ומ״מ גילוי זה נמשך ע״י היום לעשותם וזהו בעבור זה לא אמרתי אלא בשעה שיש מצה ומרור.

דהיינו בבחי׳ היום לעשותם שאז הוא דשייך בחי׳ הבחירה. וכמ״ש ראה נתתי לפניך את החיים ואת הטוב ואת המות ואת הרע ובחרת בחיים.

Et voici, la Torah est appelée "les chutes de la 'hokhma d'en haut". Toutefois, dans l'avenir il y aura le dévoilement de l'intériorité de la Torah, qui vient de l'intériorité de la 'hokhma d'en haut.

Et c'est à cela qu'ils ont visé dans le Midrach : dans l'avenir ils diront deux fois "ceci" : "voici notre Elokim", "ceci", etc., "ceci est ה'", c'est-à-dire par le fait que se dévoilera aussi l'intériorité d'Abba. Et voir ce qu'a écrit le Ramaz, paracha Toldot folio 135, sur le verset "et il dira en ce jour-là", etc.

Et néanmoins ce dévoilement est attiré par "le jour de les accomplir", et c'est "à cause de ceci" : je n'ai dit cela qu'au moment où il y a matsa et maror. C'est-à-dire dans l'aspect de "le jour de les accomplir", car alors l'aspect du choix est de mise.

Et comme il est écrit "vois, J'ai placé devant toi la vie et le bien, et la mort et le mal", "et tu choisiras la vie" (Deutéronome 30, 15 et 19).

והנה איתא בפע״ח מרור גימ׳ מות. ור״ל כי הגשמיות נק׳ מות ורע שהוא כלה ונפסד והרוחניות נק׳ חיים וטוב וכמ״ש מזה בד״ה האזינו השמים וע״כ צריך להיות בחי׳  מרור ומרירות ממה שנמשך אחר הגשמיות כו׳ ולהיות ובחרת בחיים כו׳ וזה אינו שייך רק עכשיו אבל לע״ל הוא אומר בלע המות לנצח (בישעיה סימן כ״ה).

שלא יהיה הגשמיות מעלים ומסתיר כו׳. וזהו ומחה ה׳ דמעה.

אשר דמעה בגימט׳ ק״ך צירופי אלקים שמהם נמשך ההעלם והסתר כו׳ אלא יהיה כמ״ש והיה הוי׳ לי לאלקים. ע״ד הקב״ה מוציא חמה מנרתקה כו׳.

Et voici, il est dit dans le Pri Ets 'Haïm : maror en guématria "mort". Et l'intention est que le matériel est appelé mort et mal, car il se consume et se corrompt, et le spirituel est appelé vie et bien, et comme il est écrit de cela dans le discours "prêtez l'oreille, cieux".

Et c'est pourquoi il faut qu'il y ait l'aspect de maror et d'amertume de ce qui est attiré après le matériel, etc., et pour qu'il y ait "et tu choisiras la vie", etc. Et cela n'est de mise que maintenant, mais dans l'avenir il dit "Il engloutira la mort pour toujours" (Isaïe 25, 8).

Que le matériel ne voile plus et ne cache plus, etc. Et c'est "et ה' essuiera la larme" (Isaïe 25, 8).

Car "larme" en guématria 120, les combinaisons d'Elokim, d'où est attiré le voilement et la cachette, etc. Mais ce sera comme il est écrit "et ה' sera pour moi Elokim".

À la manière de "le Saint, béni soit-Il, sort le soleil de son étui", etc.

וא״כ אז אין שייך בחי׳ מרור שהמרור הוא על בחי׳ ההסתר הנק׳ מות. כי אז בלע המות כו׳ ברוחניות וכן בגשמיות ממש.

וכן בחי׳ מצה שהוא ענין השימור מהחמץ אינו שייך רק עכשיו אבל לע״ל יהי׳ ע״ד שלא הספיק להחמיץ שא״א לבא לבחי׳ חמץ ויש גשמי כלל מחמת הביטול כו׳ או כי גם מבחי׳ חמץ לא יהי׳ יניקה לחיצונים דהיינו שלא יהי׳ החמץ בחי׳ יש וגסות דקליפה אלא ע״ד ויגבה לבו בדרכי ה׳ וכמו שבקרבן תודה היו עשרה חלות חמץ. וכמ״ש הטעם ע״פ מזמור לתודה (בסידור).

והרי ארז״ל ברבות פ׳ צו פ״ט לע״ל כל הקרבנות בטלין וקרבן תודה אינו בטל כו׳ והרי כל הקרבנות באות מצה חוץ מחמץ שבתודה ושתי הלחם שהן באות חמץ א״כ מזה מוכרח שלע״ל מחמת עוצם הגילוי יתברר ויתעלה גם החמץ ועמ״ש בד״ה וידבר דעשה״ד מענין שתי הלחם שהיו באות חמץ ולכן בחי׳ בעבור זה זהו דוקא בשעה שיש מצה ומרור שהוא בחי׳ היום לעשותם. אזי דוקא ממשיכים בחי׳ זה.

הוא גילוי אור א״ס ב״ה הסוכ״ע. דקמיה מעלה ומטה שוין ע״כ נק׳ זה וכמ״ש את השמים ואת הארץ אני מלא.

משא״כ לע״ל אין מועיל בחי׳ תשובה וכמ״ש בגמרא פכ״ג דשבת דקנ״א ע״ב ע״פ אשר תאמר אין לי בהם חפץ שאין בהם לא זכות ולא חובה כו׳.

Donc alors l'aspect de maror n'est pas de mise, car le maror porte sur l'aspect de la cachette appelée mort. Car alors "Il engloutira la mort", etc., dans le spirituel et de même dans le matériel véritable.

Et de même l'aspect de matsa, qui est le sujet de la garde contre le 'hamets, n'est de mise que maintenant, mais dans l'avenir ce sera à la manière de "cela n'a pas eu le temps de lever", car il est impossible d'en venir à l'aspect de 'hamets et de yech matériel du tout, à cause du bitoul, etc. Ou bien, même de l'aspect de 'hamets il n'y aura pas de nourriture pour les extérieurs, c'est-à-dire que le 'hamets ne sera pas l'aspect de yech et de grossièreté de la kelipa, mais à la manière de "et son cœur s'éleva dans les voies de ה'" (II Chroniques 17, 6), et comme dans le sacrifice de toda il y avait dix pains de 'hamets.

Et comme il est écrit la raison sur le verset "psaume pour la toda" (dans le Siddour). Et voici qu'ont dit nos Sages dans Vayikra Rabba, chapitre 9 (Tsav) : dans l'avenir tous les sacrifices seront annulés, et le sacrifice de toda ne sera pas annulé, etc.

Et voici que tous les sacrifices viennent en matsa, hormis le 'hamets de la toda et les deux pains, qui viennent en 'hamets. Donc de cela il est nécessaire que dans l'avenir, à cause de l'immensité du dévoilement, même le 'hamets sera trié et élevé.

Et voir ce qui est écrit dans le discours "Et Il parla" des Dix Commandements, au sujet des deux pains qui venaient en 'hamets. Et c'est pourquoi l'aspect de "à cause de ceci", c'est précisément au moment où il y a matsa et maror, qui est l'aspect de "le jour de les accomplir".

Alors précisément on attire l'aspect de "ceci". C'est le dévoilement de la lumière de l'Ein Sof, béni soit-Il, le sovev kol almin (qui entoure tous les mondes).

Devant lequel le haut et le bas sont égaux, c'est pourquoi il est appelé "ceci", et comme il est écrit "les cieux et la terre, Je les remplis" (Jérémie 23, 24). Tandis que dans l'avenir l'aspect de la techouva ne sert plus, et comme il est écrit dans la Guemara, chapitre 23 de Chabbat, folio 151b, sur le verset "dont tu diras : je n'ai en eux aucun plaisir" (Ecclésiaste 12, 1), qu'il n'y a en eux ni mérite ni obligation, etc.

ועמ״ש בד״ה קול דודי בענין הנה זה בא מדלג כו׳. ועוי״ל לתרץ הקושיא דלעיל בענין מצה זו שאנו אוכלים על שום מה על שום שלא הספיק בצקת של אבותינו להחמיץ והלא כבר נצטוו מקודם בערב תאכלו מצות.

שי״ל שהוא ע״ד מ״ש מגיד מראשית אחרית כמ״ש ברבות פ׳ בראשית פט״ו ע״פ הוא הסובב את כל ארץ החוילה עדיין לא היתה חוילה ואתה אומר הסובב. אתמהא.

אלא מגיד מראשית אחרית וכמ״כ כאן עיקר הענין דמצה זו שאנו אוכלים הוא ע״ש שלא הספיק בצקת של אבותינו להחמיץ עד שנגלה כו׳.

Et voir ce qui est écrit dans le discours "la voix de mon bien-aimé", au sujet de "le voici qui vient, bondissant", etc. Et l'on peut encore dire, pour résoudre la difficulté ci-dessus au sujet de "cette matsa que nous mangeons, à cause de quoi ?

Parce que la pâte de nos pères n'a pas eu le temps de lever", or ils avaient déjà reçu l'ordre auparavant "le soir vous mangerez des matsot". On peut dire que c'est à la manière de ce qui est écrit "Il annonce dès le commencement la fin" (Isaïe 46, 10), comme il est écrit dans Beréchit Rabba, chapitre 15, sur le verset "c'est lui qui entoure tout le pays de 'Havila" (Genèse 2, 11) : 'Havila n'existait pas encore, et tu dis "qui entoure" ?

Étonnement. Mais "Il annonce dès le commencement la fin".

De même ici, l'essentiel du sujet de "cette matsa que nous mangeons" est parce que la pâte de nos pères n'a pas eu le temps de lever, jusqu'à ce qu'Il se dévoile, etc.

ומ״ש מקודם בערב תאכלו מצות זהו ע״ד מגיד מראשית אחרית. ומ״מ האמת ג״כ כנ״ל דב׳ בחי׳ מצה הם שזהו ג״כ פי׳ ראשית ואחרית.

פי׳ ראשית מלמטה למעלה זהו ענין ראשית חכמה יראת ה׳ שזהו ענין יראה תתאה שע״ז אמרו אם אין יראה אין חכמה והיא המצה הא׳.

Et ce qui est dit auparavant "le soir vous mangerez des matsot", c'est à la manière de "Il annonce dès le commencement la fin". Et néanmoins la vérité est aussi comme ci-dessus, qu'il y a deux aspects de matsa, et c'est aussi l'explication de "commencement" et "fin".

Explication : "commencement" de bas en haut, c'est le sujet de "le commencement de la sagesse est la crainte de ה'" (Psaumes 111, 10), qui est le sujet de la crainte inférieure, sur laquelle ils ont dit "s'il n'y a pas de crainte, il n'y a pas de 'hokhma" (Avot 3, 17), et c'est la première matsa.

ומזה נמשך אח״כ בחי׳ אחרית היא המצה הב׳ וכמ״ש בפרדס בעה״כ ערך אח רית שזהו בחי׳ יובל. וכנודע דיצ״מ נמשך מבחי׳ יובל שמשם נמשך החירות כו׳ ובמא״א פי׳ אחרית ע״ה גימט׳ כתר.

והוא ענין שנגלה עליהן מלך מלכי המלכים כו׳ וזהו מגיד מראשית אחרית פי׳ מגיד לשון המשכה כמו נהר דינור דנגיד ונפיק. שע״י בחי׳ ראשית שהוא יראה תתאה זכו לבחי׳ אחרית היינו יראה עילאה שע״ז אמרו אם אין חכמה אין יראה וזהו ובמורא גדול זו גילוי שכינה כו׳.

וכענין נעוץ תחלתן בסופן כו׳:

Et de cela est attiré ensuite l'aspect de "fin", qui est la seconde matsa, et comme il est écrit dans le Pardès, Chaar Erkhei haKinouyim, entrée a'harit, que c'est l'aspect du Yovel. Et comme il est connu, la sortie d'Égypte est attirée de l'aspect du Yovel, d'où est attirée la liberté, etc.

Et dans Meorei Or il explique a'harit, avec le kollel, en guématria keter. Et c'est le sujet de ce qu'Il se dévoila sur eux, le Roi des rois des rois, etc.

Et c'est "Il annonce dès le commencement la fin". Explication : "maguid" a le sens d'attraction, comme "le fleuve de feu qui s'écoule et sort".

Que par l'aspect de "commencement", qui est la crainte inférieure, ils ont mérité l'aspect de "fin", c'est-à-dire la crainte supérieure, sur laquelle ils ont dit "s'il n'y a pas de 'hokhma, il n'y a pas de crainte" (Avot 3, 17), et c'est "et avec une grande crainte", c'est le dévoilement de la Chekhina, etc. Et à la manière de "leur commencement est fiché dans leur fin", etc.

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