קדושת לוי

Kedushat Levi — Deuteronomy, Devarim

Rabbi Levi Yitzhak de Berditchev
En bref

« Voici les paroles que Moché adressa » : « dans le désert, dans la Arava, face à Souf, entre Paran et Tofel » (Devarim 1,1). Rabbi Lévi Its'hak entend Arava comme erev, le soir : dans la formation du monde, le soir précède le matin, et le commencement des jours de l'homme s'appelle « soir ». Dès le commencement de ses années, que les actions de l'homme soient tournées face à la Che'hina, appelée Souf (la fin). « Entre Paran » : de là sortent la fécondité et la multiplication ; « et entre Tofel », terme de parole selon Rachi : l'alliance de la chair et l'alliance de la langue soient tout entières tournées face à Souf, dans la sainteté et une garde parfaite.

Aussi : les onze jours depuis Horev et l'élévation du yetser ha-ra ; récits, secrets et Michne Torah sans vêtement ; soixante-dix langues pour l'exil et le Machia'h qui flaire et juge

אלה הדברים אשר דבר משה וכו'. במדבר בערבה מול סוף בין פארן ובין תופל.

נראה לפרש שערבה הוא לשון ערב (דברים א, א). והנה בברייתו של עולם ערב קודם לבוקר כדאמרינן בריש ברכות.

ואם כן תחלת ימי האדם נקראים ערב.לזה אמר בערבה מול סוף, דהיינו בהתחלת שנותיו של אדם תיכף יהיו כל מעשיו מול השכינה שנקראת סוף כידוע. בין פארן, כמו שדרשו רבותינו ז"ל שנקרא פארן שמשם יוצא פריה ורביה.

ובין תופל, כמו שפירש רש"י לשון דיבור, והיינו שבין ברית המעור ובין ברית הלשון הכל יהיה מול סוף בקדושה ושמירה מעולה:

'Voici les paroles que Moché adressa (à tout Israël)', etc. : 'dans le désert, dans la Arava, face à Souf, entre Paran et Tofel' (Deutéronome 1,1). Il semble qu'il faille expliquer que 'Arava' (ערבה) est de la même racine que 'erev' (ערב), le soir.

Or, dans la formation du monde, le soir précède le matin, comme nous le disons au début du traité Berakhot. Si donc il en est ainsi, le commencement des jours de l'homme est appelé 'soir'.

C'est pourquoi il est dit 'dans la Arava, face à Souf' : dès le commencement de ses années, que toutes les actions de l'homme soient aussitôt tournées face à la Chekhina (la Présence divine), qui est appelée 'Souf' (סוף, la fin), comme on le sait. 'Entre Paran' : ainsi que l'ont exposé nos maîtres de mémoire bénie, ce lieu est appelé Paran (פארן) parce que de là sortent la fécondité et la multiplication (pirya ve-rivya). 'Et entre Tofel' : comme l'explique Rachi (Rabbi Chelomo Yitshaki), c'est un terme de parole. Cela veut dire que l'alliance de la chair (berit ha-maor, la circoncision) comme l'alliance de la langue (berit ha-lachon, la garde de la parole) soient tout entières tournées face à 'Souf', dans la sainteté et dans une garde parfaite.

אחד עשר יום מחורב דרך הר שעיר כו' (במדבר א, ב). ויבואר על פי פסוק (במדבר ד, טז) שמן וקטורת כו', הכלל יש בקדושה עשר ספירות ונאמר זה לעומת כו'.

רק שבקדושה כביכול הוא וגרמיה חד הוא וזהו עשר ולא אחד עשר, אבל בסטרא אחרא כו', אף על פי כן לית אתר פנוי מיניה וצריך החיות מקדושה כחודה של מחט ושם נקרא אחד עשר וכנגדן אחד עשר סימני קטורת להעלות הסטרא אחרא החיות שלה אל הקדושה ובזה ממילא בטל הסטרא אחרא. וזהו שאמר משה רבינו עליו השלום לישראל י"א יום מחורב, כי הסטרא אחרא נקרא חורב, כלומר על ידי ישראל מעלים הכל אל הקדושה.

וזהו אחד עשר יום מחורב דרך הר שעיר, כי היצר הרע נקרא הר ונקרא שעיר כמאמר חכמינו ז"ל (סוכה נב) צדיקים נדמה להם כהר רשעים נדמה להם כשער. וזהו דרך הר שעיר, כלומר להעלות תאות היצר הרע עד קדש עד הקדושה:

'Onze jours depuis Horev, par le chemin du mont Séir', etc. (Deutéronome 1,2).

Cela s'expliquera d'après le verset 'l'huile et l'encens', etc. (Nombres 4,16).

Le principe : dans la sainteté il y a dix sefirot, et il est dit 'Il a fait celui-ci en face de celui-là', etc. (Ecclésiaste 7,14).

Seulement, dans la sainteté, si l'on peut s'exprimer ainsi, Lui et Ses attributs sont un ; et c'est pourquoi l'on dit 'dix et non onze'. Mais dans la sitra a'hra (l'autre côté, le domaine des forces impures) il en va autrement.

Néanmoins, il n'est point de lieu vide de Lui, et elle a besoin d'une vitalité venue de la sainteté, ne serait-ce que de la mesure de la pointe d'une aiguille, et c'est là qu'elle est appelée 'onze'. En face d'elles, il y a les onze ingrédients de l'encens (ketoret), pour faire monter vers la sainteté la vitalité de la sitra a'hra ; et par cela même, la sitra a'hra est d'elle-même annulée.

C'est ce que Moché notre maître, sur lui la paix, a dit à Israël : 'onze jours depuis Horev', car la sitra a'hra est appelée Horev (חורב) ; autrement dit, c'est par Israël que tout est élevé vers la sainteté. Tel est le sens de 'onze jours depuis Horev, par le chemin du mont Séir', car le mauvais penchant (yetser ha-ra) est appelé 'montagne' (הר) et est appelé 'Séir' (שעיר), selon la parole de nos sages de mémoire bénie (Souka 52a) : aux justes il apparaît comme une montagne, aux méchants il apparaît comme un cheveu (שער).

Tel est le sens de 'par le chemin du mont Séir' : autrement dit, faire monter le désir du mauvais penchant jusqu'à Kadesh, jusqu'à la sainteté.

דבר משה אל בני ישראל ככל אשר צוה ה' אותו אליהם (דברים א, א). ויבואר על פי מה שכתב בזוהר הקדוש על המשנה כל דבר שהיה בכלל ויצא מן הכלל כו', הכלל התורה הקדושה יש בה פנימיות סודות נעלמות ומה שנאמרה התורה בסיפורי מעשיות מעשה אברהם, מעשה יצחק, מעשה יעקב עם לבן, מעשה אמהות, מעשה בלעם ואתון שלו, באמת יש בהם סודות נעלמות פנימיות, רק שמגוף התורה שמבואר במעשה גם כן ילמדו ממנה מדות טובות, דהיינו מעשה אברהם ללמוד לעשות חסד מאברהם, מעשה יעקב להראות צדקתו של יעקב, מעשה האמהות להראות וללמוד צדקת האמהות צדקת רחל אשר עדיין זה הזכות קיים לנו שהכניסה צרתה כו', כמבואר ברבותינו ז"ל שעל זה נאמר (ירמיה לא, יד) קול ברמה כו', רחל כו'.

ונמצא נכתבו המעשים כדי ללמוד גם מהמעשה המדה התלויה בה. וכן כתיב מעשה בלעם ואתון שלו, כדי להראות מעשה מגונה של אותו הרשע להרחיק מן מעשיו כמאמר חכמינו ז"ל (אבות ה, כב) מה בין תלמידיו של אברהם אבינו לתלמידיו כו', דהיינו ליקרב עצמו למדת אברהם ולרחק עצמו ממדת בלעם הרשע.

נמצא זה שהתורה נאמר בסיפורי מעשיות כדי שגם מן המעשה נלמד המדה אבל באמת ישנו בה סודות נעלמות עד אין סוף. וכן אפילו שאר התורה שנאמרה בה המצוה בפירוש יש בה סודות נעלמות.

וזהו כל דבר שהיה בכלל, דהיינו התורה שהוא הכלל מן העולמות. ויצא מן הכלל, להכתב בסיפור מעשה.

ללמד, דהיינו ללמוד גם מן המעשה עצמה המדה המבואר בה. וזה לא ללמד על עצמו יצא כו', כלומר לא בהתורה אשר נכתבה בסיפור כו' יש בה סודות כו', אלא גם בהתורה אשר מבואר המצוה בה באר היטב יש בה סודותכו', וזהו אלא ללמד על הכלל כולו יצא.

וזה מבואר קצת בזוהר הקדוש. ובאמת במשנה תורה לא נכתבה בסיפור מעשה, רק מבואר בה במצות היטב מדות השם ודרכי השם ותוכחה לישראל להסיר מדרך הרע ולדבק בדרך הטוב בדרך ה' ולמה זה, כי דור שהיו במצרים והיו משוקעים בטומאת מצרים ועל ידי זה הכעיסו לפניו יתברך כנאמר ברבותינו ז"ל, ועיין ברש"י בערבה מול סוף בין פארן כו', ודי זהב כו' עיין שם.

ונמצא על ידי זה הוצרך להלביש התורה בסיפורי מעשיות כנזכר לעיל. אבל במשנה תורה שהיו דור שלם דור שנכנסו לארץ הקדושה שלא היו משוקעים בטומאת מצרים לכך נאמר להם התורה בלי שום לבוש כנזכר לעיל.

וזהו אלה הדברים, כל מקום שנאמר אלה פוסל את הראשונים, כלומר מה שנאמר לראשונים תורה בלבוש כנ"ל, הוא מחמת במדבר בערבה כו', כפירוש רש"י אחרי הכותו כו', הואיל משה באר את התורה כו', ככל אשר צוה ה' אותו אליהם כנ"ל:

'Moché parla aux enfants d'Israël selon tout ce que le Nom lui avait ordonné à leur sujet' (Deutéronome 1,3). Cela s'expliquera d'après ce qu'a écrit le saint Zohar sur la michna : 'toute chose qui était comprise dans une règle générale et qui est sortie de cette règle générale', etc.

(l'une des règles d'interprétation de la Baraita de Rabbi Yichmael). Le principe : la sainte Tora renferme des intériorités, des secrets cachés.

Et ce que la Tora a énoncé sous forme de récits - l'histoire d'Avraham, l'histoire de Yitshak, l'histoire de Yaakov avec Lavan, l'histoire des matriarches, l'histoire de Bilam et de son ânesse - contient en vérité des secrets cachés et intérieurs ; simplement, du corps même de la Tora, tel qu'il est exposé dans le récit, on apprend aussi de bonnes qualités. Ainsi, de l'histoire d'Avraham, on apprend à pratiquer la bonté ('hessed) à l'exemple d'Avraham ; l'histoire de Yaakov fait voir la justice de Yaakov ; l'histoire des matriarches fait voir et enseigne la justice des matriarches, la justice de Rahel, dont le mérite subsiste encore aujourd'hui pour nous, elle qui fit entrer sa rivale (dans sa maison), etc., comme l'expliquent nos maîtres de mémoire bénie, et c'est à ce propos qu'il est dit : 'une voix se fait entendre à Rama', etc., 'Rahel', etc.

(Jérémie 31,14). Il ressort donc que les récits ont été écrits afin que l'on apprenne aussi, du récit lui-même, la qualité qui s'y attache.

De même est écrite l'histoire de Bilam et de son ânesse, afin de montrer la conduite méprisable de ce méchant et d'éloigner l'homme de ses actes, selon la parole de nos sages de mémoire bénie (Avot 5,22) : 'quelle différence y a-t-il entre les disciples d'Avraham notre père et les disciples (de Bilam le méchant)', etc. ; c'est-à-dire se rapprocher soi-même de la mesure d'Avraham et s'éloigner soi-même de la mesure de Bilam le méchant. Il ressort donc que la Tora a été énoncée sous forme de récits afin que, du récit aussi, nous apprenions la qualité morale ; mais en vérité il y a en elle des secrets cachés jusqu'à l'infini.

Et de même, jusque dans le reste de la Tora, la où le commandement est énoncé explicitement, il y a des secrets cachés. Tel est le sens de 'toute chose qui était comprise dans la règle générale' : c'est la Tora, qui est la règle générale des mondes. 'Et qui est sortie de la règle générale' : pour être écrite sous forme de récit. 'Pour enseigner' : c'est-à-dire pour apprendre aussi, du récit lui-même, la qualité qui y est exposée. 'Elle n'est pas sortie pour enseigner sur elle-même seulement', etc. : autrement dit, ce ne sont pas seulement les passages de la Tora écrits sous forme de récit, etc., qui renferment des secrets, etc., mais les passages où le commandement est exposé parfaitement clairement renferment eux aussi des secrets, etc. ; et tel est le sens de 'mais elle est sortie pour enseigner sur toute la règle générale'.

Cela est quelque peu expliqué dans le saint Zohar. Et en vérité, le Michne Tora (le cinquième livre, le Deutéronome) n'a pas été écrit sous forme de récit : y sont plutôt exposés clairement, dans les commandements, les attributs du Nom et les voies du Nom, ainsi qu'une réprimande adressée à Israël pour qu'il s'écarte de la mauvaise voie et s'attache à la bonne voie, la voie du Nom.

Et pourquoi cela ? Parce que la génération qui avait été en Égypte était plongée dans l'impureté de l'Égypte, et par là elle avait irrité Celui qui est béni, comme le disent nos maîtres de mémoire bénie ; vois Rachi sur 'dans la Arava, face à Souf, entre Paran', etc., et sur 'et Di-Zahav', etc., vois-y.

Il en résulte qu'à cause de cela il a fallu revêtir la Tora de récits, comme il a été dit plus haut. Mais dans le Michne Tora, où il s'agissait d'une génération entière, la génération qui entra en Terre sainte et qui n'était pas plongée dans l'impureté de l'Égypte, la Tora leur fut dite sans aucun vêtement, comme il a été dit plus haut.

Tel est le sens de 'Voici les paroles' (אלה הדברים) : partout où il est dit 'voici' (אלה), cela invalide ce qui précède ; autrement dit, si la Tora fut donnée aux premiers sous un vêtement, comme ci-dessus, c'est à cause de 'dans le désert, dans la Arava', etc., selon l'explication de Rachi 'après qu'il eut battu (Si'hon)', etc. ; 'Moché entreprit d'expliquer la Tora', etc., 'selon tout ce que le Nom lui avait ordonné à leur sujet', comme ci-dessus.

בעבר הירדן בארץ מואב הואיל משה באר את התורה (דברים א, ה). עיין ברש"י באר בשבעים לשון.

ולמה ביאר כאן התורה בשבעים לשון, ובו יבואר הפסוק (תהלים פז, ו) ה' יספור בכתוב עמים זה יולד שם סלה, הכלל, כי לפעמים כתיב בתורה תיבת התרגום כגון יגר סהדותא (בראשית לא, מז) וכן הלשון של שאר אומות כגון טוטפת ט"ט בכתפי שתים פת באפריקי שתים (זבחים לז:) וכן הן בלשון יוני אחת, וכן שאר לשונות שכתוב בתורה מלשונות הגוים. וחד טעם הוא, כי הלשון של כל האומות הוא החיות מן האומה ולשון הקודש הוא של ישראל לבד.

ובאמת ישראל שמעו התורה בסיני רק בלשון הקודש והקדוש ברוך הוא המביט מראשית אחרית שראה שישראל צריכין להיות בגלות לזה כתב בתורה לשון של שאר אומות שעל ידי זה יהיה להם אחיזה בחיות שלהם שהוא הלשון בהתורה הקדושה בכדי שישראל יוכל להיות להם תקומה בגלות. וזהו הרמז בפסוק ה' יספור בכתוב עמים, כלומר שהקדוש ברוך הוא כתב בתורה איזה כתב מן העמים מן שאר האומות.

זה יולד שם סלה, בכדי שהצדיק יוכל לקיים שם, כי הצדיק נקרא זה כמאמר חכמינו ז"ל (ברכותו:) כל העולם לא נברא אלא לצוות לזה. וזהו הרמז זה יולד שם סלה, בכדי שהצדיק יהיה לו קיום בגלות.

וזהו בארץ מואב, כי בארץ ישראל לא היה רק לשון הקודש אבל בארץ מואב שהוא ארץ הגוים חוץ לארץ ישראל צריך לבאר התורה בכל הלשונות בכדי לקיים ישראל בגלות:

'Au-delà du Yarden, au pays de Moav, Moché entreprit d'expliquer cette Tora' (Deutéronome 1,5). Vois Rachi : 'il l'expliqua en soixante-dix langues'.

Et pourquoi expliqua-t-il ici la Tora en soixante-dix langues ? Par là s'expliquera aussi le verset : 'le Nom comptera en inscrivant les peuples : celui-ci est né la, sela' (Psaumes 87,6).

Le principe : la Tora écrit parfois un mot en araméen, comme 'yegar sahadouta' (Genèse 31,47), et de même la langue des autres nations, comme 'totafot' - 'tat' signifie deux en langue de Katfi, 'pat' signifie deux en africain (Zevahim 37b) -, et de même 'hen' qui signifie 'un' en grec, ainsi que les autres langues des nations qui sont écrites dans la Tora. Et la raison en est une seule : la langue de chaque nation est la vitalité de cette nation, tandis que la langue sainte appartient à Israël seul.

Et en vérité, Israël n'entendit la Tora au Sinaï qu'en langue sainte ; mais le Saint béni soit-Il, qui regarde depuis le commencement jusqu'à la fin, voyant qu'Israël devrait se trouver en exil, a écrit dans la Tora la langue des autres nations, afin que par là Israël ait une prise sur leur vitalité - qui est leur langue - à l'intérieur de la sainte Tora, et qu'ainsi Israël puisse se relever en exil. Telle est l'allusion du verset 'le Nom comptera en inscrivant les peuples' : autrement dit, le Saint béni soit-Il a écrit dans la Tora quelque écrit des peuples, des autres nations. 'Celui-ci est né la, sela' : afin que le juste puisse subsister là, car le juste est appelé 'celui-ci' (זה), selon la parole de nos sages de mémoire bénie (Berakhot 6b) : 'le monde entier n'a été créé que pour tenir compagnie à celui-ci'.

Telle est l'allusion de 'celui-ci est né la, sela' : afin que le juste ait une subsistance en exil. Et tel est le sens de 'au pays de Moav' : car en terre d'Israël il n'y avait que la langue sainte, mais au pays de Moav, qui est terre des nations, hors de la terre d'Israël, il faut expliquer la Tora dans toutes les langues, afin de faire subsister Israël en exil.

ואצוה את שופטיכם בעת ההוא לאמר שמוע בין אחיכם (דברים א, טז). כלומר, בעת ההוא צריך לשמוע הבעלי דינין כדי לשפוט צדק אבל לעתיד לבא במשיח כתיב (סנהדרין צג:) דמורח ודאין, אין צריך לשמוע הבעלי דינין.

דמורח, אפילו בלא שמוע הבעלי דינין יודע עם מי האמת:

'Et j'ordonnai à vos juges, en ce temps-là, en disant : entendez les causes entre vos frères' (Deutéronome 1,16). Autrement dit : en ce temps-là, il faut entendre les plaideurs afin de juger avec justice ; mais dans l'avenir à venir, au temps du Machiah, il est écrit (Sanhédrin 93b) qu'il 'flaire et juge', et il n'a pas besoin d'entendre les plaideurs. 'Il flaire' : même sans entendre les plaideurs, il sait avec qui est la vérité.

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