« Voici les choses que Hachem a ordonné de faire : six jours tu feras » (Chemot 35,1-2). Nos sages exposent que « eleh ha-devarim » fait allusion aux trente-neuf travaux interdits. Rabbi Lévi Its'hak rapporte du Ari Z"L que « eleh » désigne les 'hitsonim (les kelipot) : les jours profanes, on les répare par le travail, et « laasot » est un terme de tikoun ; le Chabbat, on ne trie pas les 'hitsonim, et le travail est interdit. Le Baal ha-Tourim demande pourquoi le Chabbat est dit « laasot » et le Michkan « lemor » : au Michkan on répare le monde de la parole ; le Chabbat, par la Torah et la prière, on répare le monde de l'action.
Aussi : le « pour vous » du septième jour est lui aussi saint ; le matériau suffisant et le reste, limite posée pour les tsadikim à venir ; Vayakhel après le rayonnement du visage de Moché, Betsalel et la ''hokhma.
אלה הדברים אשר צוה ה' לעשות אותם ששת ימים תעשה כו' (שמות לה, א-ב). ודרשו חכמינו ז"ל (שבת ע.) אלה הדברים על ל"ט מלאכות, כלומר אלה שהוא מרומז על החיצונים כמו שכתב האר"י ז"ל על פסוק (איכה א, טז) על אלה אני בוכיה כו', אנחנו צריכין לתקן אותם על ידי מלאכה וזהו לעשות לשון תקון וזהו בחול אבל בשבת אין מבררין החיצונים ולכן אסור בעשית המלאכה:
"Voici les choses que ה' a ordonné de faire : six jours tu feras..." (Exode 35,1-2). Et nos sages, de mémoire bénie, ont exposé (Chabbat 70a) : "Voici les choses (אלה הדברים)" - allusion aux trente-neuf travaux interdits (melakhot).
C'est-à-dire que le mot "eleh" (אלה, "celles-ci") fait allusion aux hitsonim (les forces extérieures, les kelipot), comme l'a écrit le Ari, de mémoire bénie, sur le verset (Lamentations 1,16) "sur celles-ci (על אלה) je pleure", etc. Nous devons les réparer par le travail (melakha), et c'est le sens de "laasot" (faire), qui est un terme de réparation (tikoun) ; et cela vaut pour les jours profanes.
Mais le chabbat, on ne trie pas les hitsonim, et c'est pourquoi il est interdit d'accomplir un travail.
ומה שנאמר גבי שבת צוה ה' לעשות, וגבי משכן כתיב אשר צוה ה' לאמר. וכן הקשה בעל הטורים.
נראה, כי אף על פי שבמשכן שהיו עוסקים במצות מעשיות, דהיינו במלאכת המשכן אף על פי כן תקנו עולם הדיבור וזהו אשר צוה ה' לאמר. ובשבת שאין עושין מלאכה רק מצות בדיבור כגון תורה ותפילה, כי עיקר תורה ותפלה בשבת אף על פי כן מתקנין עולם המעשה.
וזהו אשר צוה ה' לעשות, כלומר תיקון עולם העשיה:
Et pour ce qui est dit à propos du chabbat : "ה' a ordonné de faire (laasot)", alors qu'à propos du Michkan (le Tabernacle) il est écrit : "que ה' a ordonné de dire (lemor)" - et ainsi l'a demandé le Baal ha-Tourim - il semble que, bien qu'au Michkan on s'occupât de commandements pratiques, c'est-à-dire du travail du Michkan, on réparait néanmoins par là le monde de la parole (olam ha-dibour) : et c'est le sens de "que ה' a ordonné de dire". Et le chabbat, où l'on n'accomplit aucun travail mais seulement des commandements par la parole, comme la Torah et la prière - car l'essentiel du chabbat est la Torah et la prière - on répare néanmoins le monde de l'action.
Et c'est le sens de "que ה' a ordonné de faire", c'est-à-dire la réparation (tikoun) du monde de l'action (olam ha-assiya).
וביום השביעי יהיה לכם קודש. על דרך חציו לה' וחציו לכם (פסחים סח:) ובשבת הלכם הוא גם כן לה'.
וזה יהיה לכם קודש, הלכם יהיה גם כן קודש וקל להבין:
"Et le septième jour sera pour vous saint" (Exode 35,2). À la manière de "la moitié pour ה' et la moitié pour vous" (Pessahim 68b) ; et le chabbat, le "pour vous" (lakhem) est lui aussi pour ה'.
Et c'est le sens de "sera pour vous saint" : le "pour vous" sera lui aussi saint, et c'est facile à comprendre.
והמלאכה היתה דים לכל המלאכה לעשות אותה והותר (שמות לו, ז). והנה לכאורה האי דים והותר, הוא תרתי דסתרי אהדדי, דאם היתה דים לא הותר.
ועיין באור החיים. ויש לומר, דהנה הוא יתברך אל שדי אל הוא מלשון חוזק כמו ואילי הארץ (יחזקאל יז, יג) ושדי הוא השפעה מלשון שדים, והקדוש ברוך הוא הוא אל שדי שמתגבר כביכול על השפעתו.
וזה שדרשו חכמינו ז"ל (חגיגה יב.) שאמר לעולמו די, דהנה כל דבר הבא מכח אין סוף אז יכול הדבר ההוא להתרחב ולהתפשט עד אין שיעור וערך, ואם כן כיון דהוא יתברך ברא העולמות אז היו רוצים להתפשט בלי גבול והוצרך הקדוש ברוך הוא לומר די, וליתן כך וכך סידור עולמים לפי מה שהבין יתברך בחכמתו עליונה כמה צריך לפי סדר הבריאה ואז אמר די וזהו גבורה וצמצום שהוצרך יתברך לצמצם כוחו. כמו כן הוא יתברך צריך להתנהג בעולמו לפי כח המקבלים ולא לפי כוחו האין סוף, כי ישראל אינם יכולים לקבל לא רוב טובה וכו'.
והנה מלאכת המשכן שהיה מעין בריאת שמים וארץ היה מסודר ונכונה על פי שכל אלקים וצרופי שמות ואותיות הקדושים אשר נבראו בהם שמים וארץ כמו שאמרו חכמינו ז"ל (ברכות נה.) יודע היה בצלאל לצרף כו'. והנה הוא יתברך נתן בלבם חכמה ותבונה ודעת ונתן השם יתברך זה הכח להצדיקים שבכל דור ודור, כי במה שהצדיקים עוסקים בתורה ומחדשים הם בוראים שמים וארץ חדשים והם היו מכוונים במלאכת המשכן ברוח קדשם לחכמה עליונה ועשו יחודים וצרופים קדושים בכל הכלים ובכל המעשים אשר נעשה המשכן.
והנה אם היו רוצים לכוין שכלם הרחבה היה הדבר עד אין שיעור, כי רוח א-להים הופיע עליהם, אך הוצרכו לתת גבול בהדבר והותירו לצדיקים לעתיד לבוא אשר יבואו וילמדו בספר תורה מעשה מלאכת המשכן וכל צדיק וצדיק לפי שכלו יכיר תעלומות חכמה בכל דבר בכל כלי ויעשה יחוד לדבר רוחני עליונים כמו שהשם יתברך הותר כח במעשי בראשית שהוא נתן גבול והשאיר להצדיקים כדי שיוכלו לחדש דבר בבריאה זו, כמו כן הם במלאכת המשכן. וזה שכתב הכתוב והמלאכה היתה דים, שהיו נותנים גבול להמלאכה.
לעשות אותה, רוצה לומר לתקנו וליחדו בשכל עליון אשר היו יכולים לכוין בכל דבר לפי שיעור שכלם. אך והותר, שהותירו להצדיקים והחכמים שכל דור אשר ישמעו וילמדו סדר מלאכת המשכן והם יגמרו הבנין ויוסיפו מדעתם מה שישיג שכלם:
"Et le matériau était suffisant pour tout l'ouvrage, pour le faire, et il y en eut de reste" (Exode 36,7). Or, à première vue, ce "suffisant" et ce "de reste" sont deux propositions qui se contredisent l'une l'autre (tarte de-satré) : car s'il était juste suffisant, il n'y en avait pas de reste.
Et vois dans le Or ha-Haim. Et l'on peut dire ceci : voici, Lui, béni soit-Il, est "E-l Chaddai".
"E-l" (אל) est un terme de force, comme dans "et les puissants du pays (ואילי הארץ)" (Ezechiel 17,13) ; et "Chaddai" (שדי) désigne l'influx (hachpaa), du terme "chadaïm" (שדים, les mamelles qui nourrissent). Et le Saint, béni soit-Il, est "E-l Chaddai", en ce qu'Il l'emporte pour ainsi dire sur Son propre influx.
Et c'est ce qu'ont exposé nos sages, de mémoire bénie (Haguiga 12a) : qu'Il a dit à Son monde "assez" (די). Car voici, toute chose qui provient de la force de l'Ein Sof (l'Infini, littéralement "sans fin") peut s'élargir et s'étendre sans mesure ni proportion.
Ainsi donc, puisque Lui, béni soit-Il, a créé les mondes, ceux-ci voulaient s'étendre sans limite, et le Saint, béni soit-Il, dut dire "assez" et fixer tel ou tel ordonnancement des mondes, selon ce qu'Il a compris, béni soit-Il, dans Sa sagesse supérieure, de la mesure requise par l'ordre de la création ; et alors Il dit "assez". Et c'est la guevoura (rigueur) et le tsimtsoum (contraction), car Il dut, béni soit-Il, contracter Sa force.
De même, Lui, béni soit-Il, doit conduire Son monde selon la capacité des récipiendaires et non selon Sa force infinie, car Israël ne peut recevoir ni un excès de bien, etc. Et voici, le travail du Michkan, qui était à l'image de la création du ciel et de la terre, fut ordonné et établi selon l'intelligence d'Elokim et selon les combinaisons (tseroufim) des Noms et des lettres saintes par lesquels furent créés le ciel et la terre, comme l'ont dit nos sages, de mémoire bénie (Berakhot 55a) : "Betsalel savait combiner les lettres", etc.
Et voici, Lui, béni soit-Il, a mis dans leur cœur sagesse, intelligence et connaissance ('hokhma, tevouna, daat) ; et le Nom, béni soit-Il, a donné cette force aux justes de chaque génération, car par ce que les justes étudient dans la Torah et par les nouveautés qu'ils y dévoilent, ils créent des cieux nouveaux et une terre nouvelle. Et eux, dans le travail du Michkan, dirigeaient leur intention par leur esprit saint vers la sagesse supérieure, et ils opéraient des unifications (yihoudim) et des combinaisons saintes dans tous les kelim (les ustensiles, les réceptacles) et dans tous les ouvrages par lesquels le Michkan fut fait.
Et voici, s'ils avaient voulu diriger toute l'ampleur de leur intelligence, la chose eût été sans mesure, car l'esprit d'Elokim se manifestait sur eux ; mais ils durent poser une limite à la chose, et ils laissèrent un reste aux justes des générations à venir, qui viendraient étudier dans le livre de la Torah l'ouvrage du travail du Michkan ; et chaque juste, selon son intelligence, reconnaîtra les secrets cachés de la sagesse en chaque chose et en chaque keli, et fera une unification pour élever la chose aux réalités spirituelles supérieures. De même que le Nom, béni soit-Il, a laissé une force de reste dans l'œuvre du commencement (maase berechit), puisqu'Il a posé une limite et laissé une part aux justes afin qu'ils puissent innover quelque chose dans cette création - de même en fut-il pour eux dans le travail du Michkan.
Et c'est ce qu'écrit le verset : "et le matériau était suffisant" - car ils posaient une limite à l'ouvrage. "Pour le faire" - c'est-à-dire pour le réparer et l'unifier par l'intelligence supérieure, autant qu'ils pouvaient diriger leur intention en chaque chose selon la mesure de leur intelligence.
Mais "et il y en eut de reste" - car ils laissèrent un reste aux justes et aux sages de chaque génération, qui entendront et étudieront l'ordre du travail du Michkan ; et ce sont eux qui achèveront l'édifice et ajouteront de leur propre connaissance ce que leur intelligence atteindra.
בשם בנו המנוח המפורסם איש אלקי קדוש מהור"ר מאיר זצלה"ה:
Au nom de son fils, le défunt, le célèbre, homme divin et saint, notre maître le rav Rabbi Meir (mohara"r, abréviation de morenou ha-rav rabbi), que le souvenir du juste soit en bénédiction pour la vie du monde à venir.
הבעל הטורים כתב טעם למה סמך פרשת ויקהל לסוף פרשת כי תשא דנזכר שם (שמות לד, לה) קירון עור פני משה עיין שם. ונראה בסייעתא דשמיא טעם דמבואר במדרש (שמו"ר מז) ומובא באור החיים ז"ל, דמשה זכה לקרני הוד הטיפת דיו שנשתייר בקולמוס.
שכתב על עצמו (במדבריב, ג) והאיש משה עניו מאד, כתב ענו בלא יו"ד. דלא רצה מרוב ענותנותו לכתוב עניו ביו"ד עיין שם.
ומעתה יבואר על נכון, דידוע מה שמבואר בספרי קודש שמי שזוכה לחכמה הוא עניו, דחכמה הוא יראה כדכתיב (תהלים קיא, י) ראשית חכמה יראת ה', ויראה אותיות ראיה, שרואה שעילת העלות אדון כל ברא כל העולמות וכל חיות האדם ממנו ברוך הוא על ידי זה האדם הוא עניו שיודע שאדם אינו כלום רק כל חיותו מהבורא ברוך הוא וברוך שמו. וידוע מה שכתב האר"י ז"ל דחכמה נקרא יו"ד.
גלל כן משה דהיה עניו מחמת חכמתו דזכה לחכמה כנודע בהאריז"ל לא רצה לכתוב עניו ביו"ד מגודל ענותנותו שלא ידעו שזכה לענוה מחמת היו"ד, דהיינו שזכה לחכמה דהוא יו"ד כנ"ל. לזה רמזו רבותינו ז"ל שמחמת היו"ד הזה זכה לקרני הוד שהקדוש ברוך הוא משלם מדה כנגד מדה שלא רצה להודיע שזכה לחכמה דהוא יו"ד כנ"ל נתן לו השם יתברך קרני הוד קירון עור פנים שבזה ידעו הכל שזכה לחכמה כנאמר [במשלי] (קהלת ח, א) חכמת אדם תאיר פניו, וכיון דקירון עור פנים דמשה דנאמר בסוף פרשת כי תשא מרומז בו האיך שמשה זכה לחכמה כנ"ל, משום הכי סמך לו פרשת ויקהל דבו נאמר היאך שבצלאל עשה המשכן דבצלאל גם כן זכה לחכמה כנאמר ואמלא אותו רוח א-להים בחכמה כו':
Le Baal ha-Tourim a donné une raison pour laquelle la parachat Vayakhel a été placée à la suite de la fin de la parachat Ki Tissa, où il est mentionné (Exode 34,35) le rayonnement de la peau du visage de Moche ; vois-y. Et il apparaît, avec l'aide du Ciel (be-siata di-chmaya), une raison tirée de ce qui est expliqué dans le Midrach (Chemot Rabba 47) et rapporté par le Or ha-Haim, de mémoire bénie : que Moche mérita les rayons de splendeur grâce à la goutte d'encre qui resta dans le calame.
Car il écrivit à son propre sujet (Nombres 12,3) : "et l'homme Moche était très humble" - il écrivit ענו sans youd, car par la grandeur de son humilité il ne voulut pas écrire עניו avec un youd ; vois-y. Et désormais la chose s'explique comme il convient.
Car on connaît ce qui est expliqué dans les livres saints : celui qui mérite la sagesse ('hokhma) est humble. Car la 'hokhma est crainte, comme il est écrit (Psaumes 111,10) : "le commencement de la sagesse est la crainte de ה'" ; et "yira" (יראה, crainte) a les mêmes lettres que "reiya" (ראיה, vision), car il voit que la Cause des causes, le Maître de tout, a créé tous les mondes, et que toute la vitalité de l'homme vient de Lui, béni soit-Il.
Par là, l'homme est humble, car il sait que l'homme n'est rien et que toute sa vitalité vient du Créateur, béni soit-Il et béni soit Son Nom. Et l'on connaît ce qu'a écrit le Ari, de mémoire bénie : que la 'hokhma est appelée youd (la lettre י).
C'est pourquoi Moche, qui était humble en raison de sa sagesse - car il mérita la 'hokhma, comme cela est connu dans les écrits du Ari, de mémoire bénie - ne voulut pas écrire עניו avec un youd, par la grandeur de son humilité, afin que l'on ne sache pas qu'il avait mérité l'humilité en raison du youd, c'est-à-dire qu'il avait mérité la 'hokhma, qui est le youd, comme ci-dessus. C'est à cela qu'ont fait allusion nos maîtres, de mémoire bénie : que c'est en raison de ce youd qu'il mérita les rayons de splendeur.
Car le Saint, béni soit-Il, rétribue mesure pour mesure : puisqu'il ne voulut pas faire savoir qu'il avait mérité la 'hokhma, qui est le youd, comme ci-dessus, le Nom, béni soit-Il, lui donna des rayons de splendeur, le rayonnement de la peau du visage, par quoi tous surent qu'il avait mérité la 'hokhma, selon ce qui est dit (Ecclésiaste 8,1) : "la sagesse de l'homme fait briller son visage". Et puisque le rayonnement de la peau du visage de Moche, mentionné à la fin de la parachat Ki Tissa, contient une allusion à la manière dont Moche mérita la 'hokhma, comme ci-dessus, c'est pour cela qu'on lui a juxtaposé la parachat Vayakhel, où il est dit comment Betsalel fit le Michkan ; car Betsalel mérita lui aussi la 'hokhma, comme il est dit : "et Je l'ai rempli de l'esprit d'Elokim, en sagesse", etc.
(Exode 31,3).
או יבואר, דסמך בפרשה זה אזהרת שבת לצווי מלאכת המשכן כמו שכתב רש"י ז"ל, נראה בסייעתא דשמיא דענין שמירת שבת הוא שידע האדם שהקדוש ברוך הוא ברא העולם בששת ימים ובשביעי שבת וינפש, כנאמר (שמות לא, יז) כי ששת ימים עשה ה' את השמים ואת הארץ. כי לזה סמך אזהרת שבת, דידע האדם שהקדוש ברוך הוא ברא העולם בששת ימים כנ"ל למלאכת המשכן שנאמר בו שעשאה בצלאל שהוא ידע בכוונתיה ופרטותיה שברא הקדוש ברוך הוא העולם בששת ימים כמאמר רבותינו ז"ל (ברכות נה.) יודע היה בצלאל לצרף אותיות שנבראו בהם שמים וארץ עד כאן לשונו.
וכיון דידע צירוף האותיות של בריאת שמים וארץ האמין אמונה שלימה שהקדוש ברוך הוא ברא העולם בששת ימים. לזה סמך אזהרת שבת שהוא גם כן אזהרה שידעו הכל באמונה שלימה שהקדוש ברוך הוא ברא העולם בששת ימים וביום השביעי שבת וינפש:
Ou bien on expliquera ainsi le fait que, dans cette paracha, l'avertissement du chabbat a été juxtaposé au commandement du travail du Michkan, comme l'a écrit Rachi, de mémoire bénie. Il apparaît, avec l'aide du Ciel, que le sens de l'observance du chabbat est que l'homme sache que le Saint, béni soit-Il, a créé le monde en six jours, et que le septième Il a cessé et s'est reposé, selon ce qui est dit (Exode 31,17) : "car en six jours ה' a fait les cieux et la terre".
Car c'est pour cela que l'avertissement du chabbat - à savoir que l'homme sache que le Saint, béni soit-Il, a créé le monde en six jours, comme ci-dessus - a été juxtaposé au travail du Michkan, dont il est dit que Betsalel le fit, lui qui en connaissait les intentions et les détails, et qui savait que le Saint, béni soit-Il, avait créé le monde en six jours, selon la parole de nos maîtres, de mémoire bénie (Berakhot 55a) : "Betsalel savait combiner les lettres par lesquelles furent créés le ciel et la terre" - fin de citation. Et puisqu'il connaissait la combinaison des lettres de la création du ciel et de la terre, il croyait d'une foi parfaite que le Saint, béni soit-Il, a créé le monde en six jours.
C'est à cela qu'a été juxtaposé l'avertissement du chabbat, lequel est lui aussi un avertissement afin que tous sachent, d'une foi parfaite, que le Saint, béni soit-Il, a créé le monde en six jours et que le septième jour Il a cessé et s'est reposé.