« Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier » (Chemot 20,7) et « garde le jour du Chabbat » (Devarim 5,12) ont été dits, selon nos sages, en une seule parole. Pour Rabbi Lévi Its'hak, seul l'acte d'une mitsva est une mitsva ; pour le Chabbat, la raison l'est aussi : la garde est l'acte par foi, le souvenir est la raison, « mémorial de l'œuvre du commencement », foi au Créateur qui a créé en six jours et s'est reposé. La lumière droite est ce que les mondes saisissent ; la lumière réfléchie, hors d'atteinte, est le tsimtsoum (contraction). Israël s'y attache dans les choses permises et garde le Chabbat ; les nations ne saisissent que l'intérieur des mondes.
Aussi : les six jours comme Assiya et le Chabbat comme pensée, bénédiction de la manne en semaine ; « Je suis » et « tu n'auras pas » gravés dans le cœur pour tenir l'épreuve ; depuis les cieux il a parlé selon l'intellect d'Israël.
זכור את יום השבת לקדשו (שמות כ, ז). ובדברות אחרונות כתיב (דברים ה, יב) שמור את יום השבת לקדשו כאשר כו'.
ודרשו חכמינו ז"ל (ראש השנה כז.) זכור ושמור בדבור אחד נאמרו. הענין, כל המצות שיש בתורה יש בה גוף המצוה, דהיינו המעשה וגם הטעם של המצוה רק שהטעם אינו מצוה רק גוף המעשה לבדו הוא מצוה.
אבל מצות שבת גם הטעם הוא מצוה כמו גוף המצוה של שבת שצונו הבורא לשמור שבת, היינו קיום השבת ושמירתו כמי ששומר מצות המלך ומקיימו מבלתי ידיעת הטעם של המלך רק מאמונה וטעמו של דבר הוא כי ששת ימים עשה ה' את השמים. והטעם גופא צריך לאמונה שאיש הישראל מאמין בלבו בבורא שיש בורא שברא עולם בששת ימי המעשה וכלה מלאכתו ביום השביעי ונח בו.
ונמצא הטעם הוא גם כן מצוה כמו עיקר השמירה ונכלל בתורה שמור את יום השבת לקדשו, והזכירה של מצוה זו של היום הקדוש הזה הטעם כמו שכתוב זכר למעשה בראשית, והיינו כנ"ל. ולפי זה בחינת הזכירה שהוא הטעם הנכלל במלת זכור את יום השבת הוא בסוג אחר, דהיינו רצה לומר שהזכירה הוא גם כן מצוה כעין השמירה עם שהזכירה הוא רק הטעם של דבר כי ששת ימים עשה וכו'.
אך שהטעם גופא תלוי בעיקר האמונה כנ"ל שעליה נצטוינו בסיני אנכי ה' א-להיך, להאמין בבורא שהעולם מחודש שהשם יתברך קדמון לכל והוא חידש העולם יש מאין ובשביעי שבת וינפש:
"Souviens-toi du jour du Chabat pour le sanctifier" (Chemot/Exode 20,7). Et dans les secondes paroles [le Décalogue répété par Moché] il est écrit (Devarim/Deutéronome 5,12) : "garde le jour du Chabat pour le sanctifier, comme" etc.
Et nos sages de mémoire bénie ont exposé (Roch Hachana 27a) : zakhor ("souviens-toi", זכור) et chamor ("garde", שמור) ont été dits en une seule parole. Voici l'affaire : toutes les mitsvot qui sont dans la Torah comportent le corps de la mitsva, c'est-à-dire l'acte, et aussi la raison (taam) de la mitsva ; seulement, la raison n'est pas une mitsva, seul le corps de l'acte à lui seul est une mitsva.
Mais dans la mitsva du Chabat, la raison aussi est une mitsva, tout comme le corps de la mitsva du Chabat, à savoir que le Créateur nous a ordonné de garder le Chabat - c'est-à-dire l'accomplissement du Chabat et sa garde, comme celui qui garde l'ordre du roi et l'accomplit sans connaître la raison du roi, seulement par foi ; et la raison de la chose est "car en six jours ה' a fait les cieux" (Chemot/Exode 20,11). Et la raison elle-même requiert la foi : que l'homme d'Israël croie en son cœur au Créateur, qu'il y a un Créateur qui a créé le monde dans les six jours de l'œuvre, qui a achevé son ouvrage au septième jour et s'y est reposé.
Il se trouve donc que la raison est elle aussi une mitsva, comme la garde elle-même, et elle est incluse dans "garde le jour du Chabat pour le sanctifier" ; et le souvenir (zekhira) de cette mitsva de ce jour saint, c'est la raison, comme il est écrit "mémorial de l'œuvre du commencement" (zekher lemaassé berechit) - et c'est comme ci-dessus. Et selon cela, l'aspect du souvenir, qui est la raison incluse dans les mots "souviens-toi du jour du Chabat", relève d'un autre genre ; c'est-à-dire qu'il veut dire que le souvenir est lui aussi une mitsva à l'instar de la garde, bien que le souvenir ne soit que la raison de la chose, "car en six jours il a fait" etc.
Seulement, la raison elle-même dépend de l'essentiel de la foi, comme ci-dessus, celle qui nous a été ordonnée au Sinaï : "Je suis ה' ton Dieu" - croire au Créateur, que le monde est produit à neuf, que le Nom béni soit-il est antérieur à tout, qu'il a innové le monde à partir du néant (yech me-ayin), et qu'au septième [jour] il a chômé et a repris souffle (vayinafach).
ובזה יובן מה שאומרים בתכנת שבת כו' צוית פירושיה עם סדורי נסכיה כו', היינו רצה לומר הטעם והפירוש של מצוה של שבת גם כן צוית והוא גם כן מצוה. ומה שכתוב שמור את יום השבת לקדשו, יובן גם כן.
והוא באופן זה, כי בשני בחינות ברא השם יתברך את העולם בחינות אור ישר ובחינות אור חוזר. ובחינת אור ישר, הוא מה שנתפשט לתוך העולמות כל אחד לפי בחינתו כפי שהוא מושג לכל אחד כמו עולם השרפים ועולם החיות אינן משיגין יותר אלא עולם השרפים ועולם החיות וכן עולם העשיה אינו משיג יותר מעולם העשיה והוא מה שמושג בעולמות נקרא אור הישר.
ובחינת אור החוזר, הוא בחינות אור שנשאר שלא בא לעולם מחמת שאין העולמות יכלו לקבל הבהירות והיה חוזר אל האין סוף ונתצמצם ובחינת הצמצום הוא אור החוזר והוא בלתי השגה לשום נאצל ונברא שאין שום חיה ושרף ואופן יוכל להשיג שם רק ישראל עם קדוש שהם למעלה מכל עולמות ואפילו מעולם השרפים הם גבוהים והם יכולין להתדבק ולהשיג אפילו בבחינות שבלתי השגה והוא בבחינת שאמרו חכמינו ז"ל (ראש השנה יז.) לשארית נחלתו (מיכה ז, יח) לאותן שעושין עצמם כשיריים. ואמר המנוח האלקי מורי ורבי מורינו דוב בער זצ"ל שקאי על הצדיקים שמתקדשין מאד בקדושה דמאריהון.
ושורש הענין של קדושה רומז גם כן למקום הצמצום הנ"ל במקום שהוא בלתי השגה, והיינו כשישראל מקדשין עצמם במילי דרשות ופורשין עצמן מעולם הזה ומן התענוגים בטלים שהם הבחינות שבאו בעולמות ומושגים לברואים רק מדביקים עצמם למעלה מן העולם הזה והוא הבחינות שבלתי השגה הנ"ל שהוא האין סוף השיריים של האור שנתפשט לתוך העולמות והעולמות לא יכלו לסובלה וחזר לאין סוף ובחינת השיריים הוא בחינת אור חוזר הנ"ל. ולכך האומות עולם אין משיגין אלא הבחינה שבתוך העולמות המרומז כנגד ששת ימי המעשה שבהם כלה תכלית בריאת העולמות והוא בחינות התפשטות ואין להם השגה אלא בבחינות שבתוך העולמות ולכן בחרו להם אחד מימי המעשה לשביתה שהוא מבחינות שבתוך העולמות מפני שאין משיגין יותר אבל ישראל משיגין גם למעלה מהעולמות שומרים יום השבת שרומז כנגד בחינות הצמצום כנ"ל.
ועל זה רומז ענין הקדושה שהוא הפרישה מן העולם הזה להתדבקות במלמעלה מעולם הזה והוא בבחינות בלתי השגה כנ"ל. וזהו שאמר שמור את יום השבת לקדשו דייקא, רצה לומר בבחינות הקדושה שיתדבקו במקום בלתי השגה על ידי שמירתה ומשיג משם כי ישראל הם למעלה והן מקבלין למעלה מהעולמות כנ"ל על ידי שהם מתדבקים בבחינות האין על ידי פרישתם מטבעיות לא כן חלק הגוים שהם בבחינות יש ואין להם חלק שם כלל:
Et par cela se comprend ce que nous disons dans [la prière] "tikanta Chabat" ("tu as institué le Chabat") etc. : "tu as ordonné ses explications avec les dispositions de ses libations" etc. - c'est-à-dire qu'il veut dire : la raison et l'explication de la mitsva du Chabat, toi aussi tu les as ordonnées, et c'est aussi une mitsva. Et ce qui est écrit "garde le jour du Chabat pour le sanctifier" se comprendra également.
Et c'est de cette manière : car c'est en deux aspects que le Nom béni soit-il a créé le monde, l'aspect de la lumière droite (or yachar) et l'aspect de la lumière réfléchie (or hozer). Et l'aspect de la lumière droite, c'est ce qui s'est déployé à l'intérieur des mondes, chacun selon son aspect, selon ce qui est saisi par chacun : ainsi le monde des serafim et le monde des hayot (catégories d'anges) ne saisissent rien de plus que le monde des serafim et le monde des hayot, et de même le monde de Assiya (le monde de l'agir, le plus bas des quatre mondes) ne saisit rien de plus que le monde de Assiya ; et ce qui est saisi dans les mondes s'appelle la lumière droite.
Et l'aspect de la lumière réfléchie, c'est l'aspect de la lumière qui est demeurée, qui n'est pas venue dans le monde parce que les mondes ne pouvaient recevoir cette clarté, et elle retournait vers l'Ein Sof (l'Infini) et se contractait ; et l'aspect du tsimtsoum (contraction) est la lumière réfléchie. Et elle est hors d'atteinte pour tout émané et pour tout créé, car aucune haya, aucun saraf et aucun ofan ne peut saisir la ; seuls Israël, peuple saint, qui sont au-dessus de tous les mondes et qui sont plus hauts même que le monde des serafim - eux peuvent s'attacher et saisir même dans les aspects qui sont hors d'atteinte.
Et c'est de l'aspect de ce qu'ont dit nos sages de mémoire bénie (Roch Hachana 17a) sur "au reste de son héritage" (Mikha 7,18) : à ceux qui se font eux-mêmes comme un reste (chirayim). Et le défunt divin, mon maître et mon rabbi, notre maître Dov Ber, que le souvenir du juste soit une bénédiction, a dit que cela vise les tsadikim (les justes) qui se sanctifient très fort dans la sainteté de leur Maître (kedoucha demareihon).
Et la racine de l'affaire de la sainteté fait allusion elle aussi au lieu du tsimtsoum mentionné, au lieu qui est hors d'atteinte ; c'est-à-dire lorsque Israël se sanctifient eux-mêmes dans les choses permises (mili direchout) et se séparent de ce monde-ci et des plaisirs vains, qui sont les aspects venus dans les mondes et saisis par les créatures, et qu'ils attachent seulement eux-mêmes au-dessus de ce monde-ci - et c'est l'aspect hors d'atteinte mentionné, qui est l'Ein Sof, le reste (chirayim) de la lumière qui s'était déployée à l'intérieur des mondes et que les mondes n'ont pu supporter, de sorte qu'elle est retournée à l'Ein Sof ; et l'aspect du reste est l'aspect de la lumière réfléchie mentionné. Et c'est pourquoi les nations du monde ne saisissent que l'aspect qui est à l'intérieur des mondes, celui auquel font allusion les six jours de l'œuvre, dans lesquels s'est achevée la finalité de la création des mondes, et c'est l'aspect du déploiement ; et elles n'ont de saisie que dans les aspects qui sont à l'intérieur des mondes.
C'est pourquoi elles se sont choisi l'un des jours de l'œuvre pour le repos, lequel relève des aspects intérieurs aux mondes, parce qu'elles ne saisissent pas au-delà. Mais Israël, qui saisissent aussi au-dessus des mondes, gardent le jour du Chabat, lequel fait allusion à l'aspect du tsimtsoum comme ci-dessus.
Et c'est à cela que fait allusion l'affaire de la sainteté, qui est la séparation d'avec ce monde-ci pour s'attacher à ce qui est au-dessus de ce monde-ci, et c'est dans les aspects hors d'atteinte comme ci-dessus. Et c'est ce qu'il a dit : "garde le jour du Chabat pour le sanctifier (lekadecho)" précisément - il veut dire : dans l'aspect de la sainteté, qu'ils s'attachent au lieu hors d'atteinte par sa garde, et l'on saisit depuis la ; car Israël sont en haut et ils reçoivent au-dessus des mondes comme ci-dessus, du fait qu'ils s'attachent à l'aspect du Ayin (le Néant) par leur séparation d'avec la nature.
Il n'en va pas de même de la part des nations, qui sont dans l'aspect du Yech (l'Étant) et n'ont la aucune part du tout.
ששת ימים תעבוד ועשית כל מלאכתך וביום השביעי שבת לה' א-להיך (שמות כ, ח). יובן על פי מאמר הזוהר ויברך ויקדש אותו ברכו במן וקדשו במן.
הכלל, כי יש אחד שמדבר דבורים זה אחר זה בלי הפסק ויש שמישב עצמו בין דיבור לדיבור ונותן ריוח כדי לידע איזה דיבור לדבר. וכן ששת ימי המעשה מרמז בעשיה שכבר נתגלה הדיבור, ושבת מרמז על עולם המחשבה.
ולכך לא ירד המן בשבת, כי שבת עולם המחשבה והוא טמיר וגנוז באין סוף ולא יכול להתגלות לאדם מחמת כי אי אפשר להתגלות בעולם העשייה רק בחול אז מתגלה עולם העשיה. אמנם אף על פי כן הכל הוא ממחשבה, כי המחשבה משפיע להדיבור ולכן בשבת הוא משפיע לששת ימי המעשה.
וזהו ברכו במן וקדשו במן, משבת ירד הברכה להמן שירד בחול ולכך בחול שהוא בהתגלות בעולם העשיה אינו ניכר בו בחוש חלק האלהות, מה שאין כן בשבת שהוא טמיר וגנוז בהבורא יתברך שמו מפני שאז עולם המחשבה אז הכל דבוק בחוש בחלק א-להי ממעל. וזהו הרמז בפסוק ששת ימים כו' וביום השביעי שבת לה' א-להיך, שידוע ששבת אז חוזר הכל לעילת העילות וניכר בחוש שאז לית שום התגלות דבר גשמי רק טמיר וגנוז במחשבת הבורא ברוך הוא יתברך שמו:
"Six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, et le septième jour est Chabat pour ה' ton Dieu" (Chemot/Exode 20,8). Cela se comprendra d'après la parole du Zohar sur "il l'a béni et il l'a sanctifié" (Berechit/Genèse 2,3) : il l'a béni par la manne et il l'a sanctifié par la manne.
Le principe est celui-ci : il y a celui qui prononce des paroles l'une après l'autre sans interruption, et il y a celui qui se recueille entre une parole et une autre et ménage un intervalle afin de savoir quelle parole dire. Et de même, les six jours de l'œuvre font allusion à Assiya (l'agir), où la parole est déjà révélée, et le Chabat fait allusion au monde de la pensée (ma'hchava).
Et c'est pourquoi la manne n'est pas descendue le Chabat : car le Chabat est le monde de la pensée, il est caché et enfoui dans l'Ein Sof et ne pouvait se révéler à l'homme, parce qu'il est impossible qu'il se révèle dans le monde de Assiya ; c'est seulement en semaine qu'alors se révèle le monde de Assiya. Toutefois, malgré cela, tout vient de la pensée, car la pensée fait couler vers la parole ; et c'est pourquoi, au Chabat, elle fait couler vers les six jours de l'œuvre.
Et c'est [le sens de] "il l'a béni par la manne et il l'a sanctifié par la manne" : c'est du Chabat qu'est descendue la bénédiction pour la manne qui descendait en semaine. Et c'est pourquoi, en semaine, qui est dans la révélation du monde de Assiya, la part de divinité ne s'y reconnaît pas sensiblement ; ce qui n'est pas le cas au Chabat, qui est caché et enfoui dans le Créateur béni soit son Nom, parce qu'alors c'est le monde de la pensée - alors tout est attaché sensiblement à la part divine d'en haut.
Et c'est l'allusion du verset "six jours" etc. "et le septième jour est Chabat pour ה' ton Dieu" : car il est connu qu'au Chabat tout retourne alors à la Cause des causes (ilat ha-ilot), et cela se reconnaît sensiblement, car alors il n'y a aucune révélation de chose matérielle, mais tout est caché et enfoui dans la pensée du Créateur béni soit-il, béni soit son Nom.
כי לבעבור נסות אתכם בא הא-להים (שמות כ, טז). פירוש, כי זה שאמר הקדוש ברוך הוא בעצמו אנכי ולא יהיה לך, נרשם ונחקק בלב כל איש ישראל עד שאפילו הקל שבקלים מוסר נפשו על קידוש שמו יתברך וזה לבעבור נסות שתעמדו בנסיון:
"Car c'est pour vous éprouver que Dieu est venu" (Chemot/Exode 20,16). Explication : car ce que le Saint béni soit-il a dit lui-même, "Je suis" et "tu n'auras pas", s'est imprimé et gravé dans le cœur de tout homme d'Israël, au point que même le plus léger des légers livre son âme pour la sanctification de son Nom béni soit-il ; et c'est [le sens de] "pour vous éprouver" - que vous teniez dans l'épreuve.
אתם ראיתם כי מן השמים דברתי עמכם לא תעשון אתי א-להי וכו' (שמות כ, יח). כלומר שהשם יתברך מנהיג עולמו בתפארת ישראל כמו שישראל רוצים כן השם יתברך כביכול מנהיג עצמו בתפארת ישראל במתן התורה.
וזהו שהתחיל אנכי אף על פי שהתורה באמת יש לה צרופים אחרים גדולים יותר אף על פי כן לאהבת ישראל נתן התורה כפי שיכלו לסבול עולמות התחתונים ונמצא הקדוש ברוך הוא מתנהג כפי שישראל רוצים וסובלים. וזה מן השמים דברתי עמכם, בשכל שלכם דברתי התורה וכיון שכן לא תעשון אתי, כלומר לא תעשון אותי כיון שאני מתנהג כרצונכם ובשכל שלכם וזהו אתי, כלומר עמי כנ"ל:
"Vous avez vu que c'est depuis les cieux que j'ai parlé avec vous ; vous ne ferez pas avec moi des dieux" etc. (Chemot/Exode 20,18).
C'est-à-dire que le Nom béni soit-il conduit son monde par la splendeur d'Israël (tiferet Israël) : comme Israël le veulent, ainsi le Nom béni soit-il, pour ainsi dire (kivyakhol), se conduit lui-même par la splendeur d'Israël lors du don de la Torah. Et c'est pourquoi il a commencé par "Je suis" : bien qu'en vérité la Torah possède d'autres combinaisons (tseroufim, permutations de ses lettres) plus grandes encore, malgré cela, par amour d'Israël il a donné la Torah selon ce que les mondes inférieurs pouvaient supporter ; il se trouve donc que le Saint béni soit-il se conduit selon ce qu'Israël veulent et supportent.
Et c'est [le sens de] "depuis les cieux j'ai parlé avec vous" : c'est dans votre intellect que j'ai dit la Torah ; et puisqu'il en est ainsi, "vous ne ferez pas avec moi (iti)" - c'est-à-dire : vous ne me ferez pas, moi, puisque je me conduis selon votre volonté et selon votre intellect ; et c'est [le sens de] iti, c'est-à-dire "avec moi" comme ci-dessus.