קדושת לוי

Kedushat Levi — Genesis, Vayeshev (2/2)

Rabbi Levi Yitzhak de Berditchev
En bref

« Et sur le cep, trois sarments » (Berechit 40,10) : la Guemara de Houlin y voit Jérusalem, le Temple, le roi et le prêtre. Rabbi Lévi Its'hak distingue deux guerres, dont l'une est envoyée pour qu'Israël se confie en D.ieu. Il distingue deux saluts : les miracles d'Égypte, où le Créateur annule une de Ses œuvres en faveur d'Israël, merveille dont on se souvient parce qu'Il est bienveillant et miséricordieux ; et le salut revêtu de la nature, à Pourim et à ''Hanouka, car « la nature » a la guematria d'Elokim. Esther, « biche de l'aube », est la fin de tous les miracles, dernier degré.

Aussi : la contradiction apparente de Rachi sur Poti-Phera châtré après l'affaire de sa femme, afin de laisser aux méchants matière à se tromper ; Yossef dans la maison de détention, qui n'entreprend aucune action, à la mesure de Nahoum Ich Gam Zou

כדברים האלה עשה לי עבדך (בראשית לט, יט). פירש רש"י ז"ל בשעת זיווג אמרה לו כן.

ולכאורה יקשה דרש"י הביא בפרשת מקץ (בראשית מא, מה) ויתן לו את אסנת בת פוטיפרע, שנסתרס על שחמד את יוסף עיין שם. ואם כן לכאורה דברי רש"י ז"ל הם סותרים זה את זה.

על כן צריך לבאר לפי פשוטו, דהמעשה של אשתו היה קודם שנסתרס ובאמת למה נסתרס אחר כך דווקא. רק באמת העושה נפלאות גדולות לבדו מסבב להראות מקום לרשעים לטעות כמאמר הכתוב (איוב יב, כג) משגיא לגוים ויאבדם, ואם היה נסתרס מקודם לא היה לו מקום להאמין לדברי אשתו, ועוד כי ידע צדקת יוסף כנאמר וירא אדניו כי ה' אתו, אך עתה שעדיין לא נסתרס בעת ההוא מצאה היא מקום שיאמין לדבריה.

ורמזה לנו התורה שלפעמים השם יתברך מצליח לרשעים בשעה שעושים רע לצדיק כדי שהצדיק יתחזק במעשיו והרשע אומר בלבו שמצליח בזה שעושה רעה לצדיק אבל באמת כוונת השם יתברך לאבד לרשע אחר כך כמאמר משגיא לגוים וכר:

'C'est selon ces paroles que ton serviteur m'a fait' (Genèse 39,19). Rachi, de mémoire bénie, a expliqué : c'est au moment de l'union conjugale qu'elle lui parla ainsi.

Or, à première vue, cela fait difficulté, car Rachi a rapporté dans la paracha Mikets (Genèse 41,45), sur 'il lui donna Asnat, fille de Poti-Phera', que celui-ci fut châtré pour avoir convoité Yossef ; vois là-bas. S'il en est ainsi, les paroles de Rachi, de mémoire bénie, semblent se contredire l'une l'autre.

C'est pourquoi il faut expliquer selon le sens simple que l'affaire de sa femme eut lieu avant qu'il ne fût châtré. Mais en vérité, pourquoi fut-il châtré précisément après ?

En réalité, Celui qui seul fait de grandes merveilles amène les choses de telle sorte qu'Il laisse aux méchants matière à se tromper, selon la parole de l'Écriture (Job 12,23) : 'Il agrandit les nations et les fait périr'. Car s'il avait été châtré auparavant, il n'aurait pas eu matière à croire aux paroles de sa femme ; et de plus, il connaissait la droiture de Yossef, comme il est dit : 'son maître vit que ה' était avec lui' (Genèse 39,3).

Mais maintenant, comme il n'avait pas encore été châtré en ce temps-là, elle trouva matière à ce qu'il crût à ses paroles. Et la Torah nous a fait allusion à ceci : parfois le Nom béni fait réussir les méchants au moment même où ils font du mal au juste, afin que le juste se renforce dans ses actes ; et le méchant se dit en son cœur que c'est en faisant du mal au juste qu'il réussit - mais en vérité l'intention du Nom béni est de faire périr le méchant par la suite, selon la parole 'Il agrandit les nations', etc.

ויקח אדני יוסף אותו ויתנהו אל בית הסוהר כו' (בראשית לט,כ ) ויהי שם בבית הסוהר. לכאורה הוא מיותר.

ונראה, דהנה כשהקדוש ברוך הוא שולח על אדם חס ושלום דבר לא טוב אזי לא יעשה שום פעולה גשמיות רק יבטח בה' ובוודאי יהפוך לו לטובה. וזה הוא המדה של נחום איש גם זו שהיה אומר תמיד גם זו לטובה.

וזהו הרמז ויהי שם בבית הסוהר, אף על פי שהיה אפשר לו לעשות איזה פעולה שלא יהיה בבית הסוהר לא עשה שום פעולה כי בטוח היה בה' שבוודאי יהיה הכל לטובה:

'Le maître de Yossef le prit et le mit dans la maison de détention' etc. (Genèse 39,20), 'et il fut là, dans la maison de détention'.

À première vue, ces derniers mots sont superflus. Il semble qu'il faille expliquer ainsi.

Voici : lorsque le Saint béni soit-Il envoie sur un homme, à D.ieu ne plaise, une chose qui n'est pas bonne, celui-ci ne doit entreprendre aucune action matérielle, mais seulement mettre sa confiance en ה' - et assurément Il changera cela en bien pour lui. Telle est la mesure de Nahoum Ich Gam Zou (Nahoum 'l'homme du cela aussi'), qui disait toujours : 'cela aussi est pour le bien'.

Et telle est l'allusion de 'et il fut là, dans la maison de détention' : bien qu'il lui eût été possible d'entreprendre quelque action pour ne pas rester dans la maison de détention, il n'entreprit aucune action, car il avait confiance en ה' que tout serait assurément pour le bien.

ובגפן שלשה שריגים (בראשית מ, י). נראה, דאיתא בגמרא חולין דף נ"ב גפן זו ירושלים, שלשה שריגים זה מקדש מלך וכהן.

והיא כפורחת עלתה נצה, אלו פרחי כהונה. הבשילו אשכלותיה ענבים, אלו נסכים.

הענין, כדאיתא (יומא כט.) למה נמשלה אסתר לאילת השחר, מה שחר סוף כל הלילה אף אסתר סוף כל הניסים. להבין מהו סוף כל הניסים.

הענין הוא, שיש ב' מיני מלחמות. האחד, מלחמה פשוטה לסכסך אומה באומה.

והב', שהשם יתברך שולח מלחמה כדי שיתחזק לב ישראל לבטוח אל ה' כשיראו שאזלת יד חס ושלום וישענו על א-להים ועל זה אמר קרא (תהלים צא, ב) אומר לה' מחסי ומצודתי א-להי אבטח בו, ולא אמר בטחתי בו. אך לפי הענין הנ"ל אתי שפיר.

דפירוש הפסוק כך הוא, דהמלחמה כשבאה עלי אני מרגיש בעצמי שה' מחסי אך שנשתלחה המלחמה עלי כדי שאבטח בו ועל זה אמר (שם קיח, י) כל גוים סבבוני בשם ה' כי אמילם, לשון להבא, כי הכוונה בתחילה כדי שאמילם ואילולי זאת שהקדוש ברוך הוא רוצה להושיענו לא היה מלחמה עלינו. וזהו כוונת הפסוק (שם כא) אודך כי עניתני ותהי לי לישועה, פירוש העינוי גופא היה כדי שתהיה לי לישועה וכשהקדוש ברוך הוא מושיע את ישראל יש ב' מיני ישועות.

האחד, כמו ניסי מצרים שנשתנה הטבע ונבקע הים והנה לכאורה אף זה אינו פלא אצל הבורא ברוך הוא, כי הוא בראם והוא יכול לבקוע אותם כמו שאמר הכתוב (שמות טו, יא) נורא תהלות עושה פלא, פירוש כי הוא ראוי ליתן לו תהלה, כי במה יש להלל אותו אם בעשית הניסים כמו בקיעת הים על זה אמר עושה הוא בעצמו פלא פירוש דבר זה שנעשה בו הפלא הוא ברא אותה מתחילה אם כן אין זה חידוש שהעושה יכול לשנות מעשהו לענין אחר, אך השבח הוא שהבורא ברוך הוא רחמן על כל מעשיו ומבטל דבר אחד ממעשהו מפני שני זהו הפלא:

'Et sur le cep, trois sarments' (Genèse 40,10). Il semble qu'il faille expliquer ainsi.

Voici, il est enseigné dans la guemara Houlin, page 52 : 'le cep, c'est Jérusalem ; les trois sarments, ce sont le Temple, le roi et le prêtre. Et il était comme en fleur, son bourgeon monta - ce sont les jeunes prêtres (pirhei kehouna).

Ses grappes mûrirent en raisins - ce sont les libations (nessakhim).' Voici le sujet. Il est enseigné (Yoma 29a) : pourquoi Esther a-t-elle été comparée à 'la biche de l'aube' (ayelet ha-cha'har) ?

De même que l'aube est la fin de toute la nuit, ainsi Esther est la fin de tous les miracles. Il faut comprendre ce qu'est 'la fin de tous les miracles'.

Voici le sujet : il y a deux sortes de guerres. La première, une guerre ordinaire, qui met aux prises une nation avec une autre.

La seconde, lorsque le Nom béni envoie une guerre afin que le cœur d'Israël se renforce pour se confier en ה', lorsqu'ils verront que leur force s'en est allée, à D.ieu ne plaise, et qu'ils s'appuieront sur Elokim. Et c'est à ce propos que le verset dit (Psaumes 91,2) : 'Je dis de ה' : mon refuge et ma forteresse, mon D.ieu en qui je me confierai' - et il n'a pas dit 'en qui je me suis confié'.

Mais selon le sujet exposé ci-dessus, cela s'accorde bien. Car voici l'explication du verset : lorsque la guerre vient sur moi, je ressens de moi-même que ה' est mon refuge, seulement la guerre a été envoyée sur moi afin que je me confie en Lui.

Et c'est à ce propos qu'il est dit (ibid. 118,10) : 'Toutes les nations m'ont entouré, au nom de ה' je les taillerai en pièces' - au futur, car l'intention, dès le début, était que je les taille en pièces ; et si le Saint béni soit-Il n'avait pas voulu nous sauver, il n'y aurait pas eu de guerre contre nous.

Et telle est l'intention du verset (ibid. 21) : 'Je Te rends grâce, car Tu m'as affligé et Tu as été pour moi un salut' - c'est-à-dire que l'affliction elle-même était afin qu'elle devienne pour moi un salut.

Et lorsque le Saint béni soit-Il sauve Israël, il y a deux sortes de saluts. Le premier, comme les miracles d'Égypte, où la nature fut changée et la mer fendue.

Or, à première vue, même cela n'est pas une merveille auprès du Créateur béni soit-Il, car c'est Lui qui les a créés et Il peut donc les fendre, ainsi que le dit l'Écriture (Exode 15,11) : 'redoutable en louanges, faisant merveille'. Voici l'explication : en quoi mérite-t-Il qu'on Lui rende louange ?

Si c'est pour l'accomplissement des miracles, comme la fente de la mer, à ce sujet le verset dit qu'Il fait Lui-même merveille - c'est-à-dire : la chose dans laquelle la merveille a été accomplie, c'est Lui qui l'a créée au commencement ; il n'y a donc là aucune nouveauté, car celui qui fait une chose peut modifier son ouvrage pour un autre objet. Mais la louange est celle-ci : le Créateur béni soit-Il est miséricordieux envers toutes Ses œuvres, et pourtant Il annule l'une de Ses œuvres en faveur d'une autre - voilà la merveille.

וזהו כוונת הפסוק (תהלים קיא, ד) זכר עשה לנפלאותיו, וקשה על מה צריך לזכור הפלא הלא הוא העושה כנ"ל. על זה תירץ חנון ורחום ה', ודרכו לרחם ועל הים לא היה מרחם וביטל אותו מפני ישראל שיצאו ממצרים והיו צריכין לעבור עליו היה מרחם עצמו וביטל את הים מפני ישראל זהו פלא עצום זהו ישועה אחת.

ויש ישועה שהשם יתברך עושה ומלבישו בטבע כמו שעשה הנס בפורים שלפי הנראה היה על ידי הטבע שאחשורוש נשא את אסתר ומחמת אהבת אשה הרג את המן וכן בנס דחנוכה היה גם כן לפי הנראה על פי טבע שהמלך היה אוהב את יהודית ויצא מכאן הריגת הגוים ונצח את השונאים. והענין יתבאר על פי משל, למלך שבנה פלטין לבנו ותחלת מחשבתו היה על סוף המעשה שידור בנו, ואחר כך בא אחד וגירש את בן המלך מהפלטין שבנה המלך בעבורו הנה מהראוי היה שאבן מקיר תזעק על זה ותצא ממקומו ותהרוג לאיש זה.

אך כי אין להביא תנועה בעצמה. כך העולם נברא בשביל ישראל הנקראים בני בכורי, וכשאומות רוצים להעבירם חלילה מן העולם אז הבורא ברוך הוא כשיש רצון מלפניו מניח את העולם לעשות טבעו והטבע בעצמו הוא המכה באומות ההם.

והנה הטבע הוא מדריגה תחתונה מאלהות לכן הטבע גימטריא א-להים. ועל זה נאמר הוא יגאלנו אחרית כראשית, היינו סוף המעשה הוא תחלת מחשבה, כי בשביל ישראל שנקראו ראשית נבראו עולמות ואחרית הוא סוף המדריגה המתלבש בטבע.

אך חס ושלום כשאין רצון הבורא אז מחליש כח הטבע ועל זה נאמר (דברים לב, יח) צור ילדך תשי. והנה כשאדם רוצה לדבר אזי מישב עצמו אם הדיבור הזה נכון לדבר ואם יש לשאול עליו אזי מניח דיבור זה ומדבר דיבור אחר ואז הוא חדש לגמרי.

והנמשל הוא, העולם נברא בדיבור שנאמר (תהלים לג, ו) בדבר ה' שמים נעשו, וכשהבורא מושיע את העולם על פי הטבע הוא מלשון חנוכ"ה, שאינו דבר חידוש רק שמחנך הדבר בעצמו להיות ולעשות פעולות ונתגלה האור של הקדוש ברוך הוא בעולם, ולזה גם כן נמשל אסתר לאילת סוף כל הניסים, כי הוא סוף כל המדריגות כנ"ל. וזהו כוונת הגמרא אלו פרחי כהונה, היינו קרבנות, כי הקרבנות מרומזים על ניסי השתנות הטבע, כי קרבנות באים לרוב על השתנות השנים והמועדים ועל זה אמר (שבת כא:) משתשקע החמה ועד שתכלה רגל מן השוק, כי קודם הנס כלתה כביכול השפע עד שגם הטבע לא עשתה פעולתה, והיינו רגל לשון רגילות, וחמה לשון התגלות השפע ודו"ק:

Et telle est l'intention du verset (Psaumes 111,4) : 'Il a fait un souvenir pour Ses merveilles'. Et l'on peut objecter : pourquoi faut-il se souvenir de la merveille, puisque c'est Lui qui la fait, comme il a été dit plus haut ?

À cela le verset répond : 'ה' est bienveillant et miséricordieux' - Sa voie est d'avoir pitié, et pourtant sur la mer Il n'a pas eu pitié, et Il l'a annulée en faveur d'Israël qui sortait d'Égypte ; et parce qu'ils devaient la traverser, Il eut pitié Lui-même et annula la mer devant Israël : voilà une merveille immense, voilà le premier salut. Et il y a un salut que le Nom béni accomplit en le revêtant de la nature, comme le miracle qu'Il fit à Pourim, lequel, selon les apparences, se fit par la voie de la nature : A'hachvéroch épousa Esther, et c'est par amour pour sa femme qu'il fit tuer Haman.

De même pour le miracle de 'Hanouka : selon les apparences, cela aussi se fit par la voie de la nature, car le roi aimait Yéhoudit, et de là sortirent la mise à mort des nations et la victoire sur les ennemis. Le sujet s'éclaircira par une parabole.

Un roi bâtit un palais pour son fils, et le commencement de sa pensée portait sur la fin de l'action : que son fils y habite. Ensuite vint quelqu'un qui chassa le fils du roi du palais que le roi avait bâti pour lui.

Il eût été juste que la pierre criât du mur (cf. Habaquq 2,11), qu'elle sortît de sa place et tuât cet homme ; seulement, elle ne peut se mettre d'elle-même en mouvement.

Ainsi le monde à-t-il été créé pour Israël, qui sont appelés 'Mon fils, Mon premier-né' (Exode 4,22) ; et lorsque les nations veulent les faire disparaître du monde, à D.ieu ne plaise, alors le Créateur béni soit-Il, quand telle est Sa volonté, laisse le monde agir selon sa nature, et la nature elle-même est ce qui frappe ces nations. Or la nature est un degré inférieur de la divinité ; c'est pourquoi 'la nature' (הטבע) a pour valeur numérique (guematria) celle d'Elokim (אֱ-לֹהִים), soit 86.

Et c'est à ce propos qu'il est dit : 'Lui nous délivrera, la fin comme le commencement' - c'est-à-dire que la fin de l'action est le commencement de la pensée ; car c'est pour Israël, appelés 'commencement' (rechit), que les mondes ont été créés, et 'la fin' (a'harit) est le dernier degré, celui qui se revêt de la nature. Mais lorsque, à D.ieu ne plaise, la volonté du Créateur n'y est pas, alors Il affaiblit la force de la nature ; et c'est à ce propos qu'il est dit (Deutéronome 32,18) : 'le Rocher qui t'a engendré, tu l'as affaibli'.

Or, lorsqu'un homme veut parler, il examine en lui-même si cette parole est juste à dire ; et s'il y a lieu d'y objecter, il laisse cette parole et en dit une autre, et celle-ci est alors entièrement nouvelle. Et l'application est la suivante : le monde à été créé par la parole, comme il est dit (Psaumes 33,6) : 'Par la parole de ה' les cieux ont été faits'.

Et lorsque le Créateur sauve le monde par la voie de la nature, cela relève du terme 'Hanouka (חנוכה, de la racine hinoukh, initiation et éducation), car ce n'est pas une chose nouvelle : Il initie seulement la chose elle-même à être et à accomplir ses actions, et la lumière du Saint béni soit-Il se révèle dans le monde. Et c'est pour cela aussi qu'Esther a été comparée à la biche, fin de tous les miracles, car c'est le dernier de tous les degrés, comme il a été dit plus haut.

Et telle est l'intention de la guemara lorsqu'elle dit : 'ce sont les jeunes prêtres (pirhei kehouna)' - c'est-à-dire les sacrifices ; car les sacrifices font allusion aux miracles de changement de la nature, puisque les sacrifices viennent le plus souvent en fonction du changement des années et des temps fixés (moadim). Et c'est à ce propos qu'il est dit (Chabat 21b) : 'depuis le coucher du soleil jusqu'à ce que le pied ait cessé de passer au marché' ; car avant le miracle, l'abondance (chefa) avait pour ainsi dire cessé, au point que même la nature n'accomplissait plus son action.

Ainsi 'le pied' (reguel) est un terme d'habitude (reguilout), et 'le soleil' ('hama) un terme de révélation de l'abondance ; et sois attentif à bien comprendre (ve-dok, abréviation de 've-dayek ve-timtsa kal', 'sois précis et tu trouveras aisément').

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