Lorsque l'homme répare ce en quoi il a fauté, D.ieu lui présente la même période et le même lieu, pour une techouvat hamichkal (repentir de poids égal). Certaines situations, comme le yihoud (isolement d'un homme et d'une femme), il est interdit de les provoquer ; D.ieu ne les présente que lorsqu'Il sait qu'il ne trébuchera plus, signe que la techouva est agréée. Rabbi Tsadok rapporte Sanhédrin : le suspecté quant aux terefot n'a pas en son pouvoir de trouver un objet perdu ; l'occasion qui se présente atteste une techouva véritable. Ainsi Guehazi, dont la faute fut de convoiter : le butin d'Aram commença sa réparation, et la restitution du patrimoine de la femme l'acheva.
Aussi : élisée alla à Aram pour le ramener ; même réparé, il fallut encore le rapprochement de celui qui l'avait éloigné ; les Sages le disent sans part au monde à venir, les dorchei rechoumot (interprètes des sens cachés) qu'il en a une.
[עג] כשהאדם מתקן מה שחטא אז הש"י מזמין לו אותו פרק ואותו מקום כדי שתהיה תשובת המשקל שהרי ודאי יש דברים שאסור האדם להביא עצמו לידי כך כמו באותה אשה באותו כו' יעבור על איסור יחוד רק הש"י מזמין לו זה או ענין כיוצא בו ואין הש"י מזמין לו זה אלא כשיודע שלא יכשל עוד. ולכך כאשר הש"י מזמין לו הוא סימן שכבר נתקן ונתקבלה תשובתו וזה שאז"ל בסנהדרין (כה.) בחזרתן של חשוד על טריפות שיחזיר אבידה כו' וכיוצא ע"ש והרי זה אין בידם אם אין מוצאין אבידה מה יעשו רק שכאשר תשובתם אמת הסימן שהש"י מזמין להם כך וכשנזדמן להם הוא סימן שתשובתם אמת.
וכך בגחזי שחטאו הי' שחמד למה שאינו שלו. התחלת תיקונו הזמין לו השי"ת בשורת ביזת ארם כמשז"ל (שם קז:) דהמצורעים הם גחזי ובניו ולא חמדו לשתוק ולהרבות בביזה לעצמם כי חששו לחטא כמ"ש ומצאנו עון.
ואז הי' החחלה ולא נזכר עדיין שמו בפירוש ואח"כ ספר מענין החזרת נחלה לאשה על ידו והוא דבר דממילא בא על ידו הוא סימן לגמר תיקונו. ואז אח"כ הלך אלישע לארם ואז"ל (סנהדרין שם) להחזיר גיחזי בתשובה זכה למה שאז"ל במדות (פ"ב) יתן בלבם ויקרבוך שאף אחר כל התיקון צריך להתקרבות אלישע.
וזכה שמי שהרחיקו הוא עצמו קירבו ואע"פ שמ"מ רז"ל מנוהו באותן שאין להם חלק לעוה"ב ואמרו שלא רצה לשוב מ"מ דורשי רשומות כו' שיש לו:
[73] Lorsque l'homme répare ce en quoi il a fauté, alors Hachem Yitbarakh (le Nom, béni soit-Il) lui présente la même période et le même lieu, afin qu'il y ait techouvat hamichkal (un repentir de poids égal, où l'épreuve d'autrefois se représente à l'identique). Car il y a assurément des choses qu'il est interdit à l'homme de provoquer de lui-même, comme "avec la même femme, au même [endroit]", etc. : il transgresserait l'interdit de yihoud (l'isolement d'un homme et d'une femme).
Seulement, c'est Hachem qui lui présente cela, ou bien une affaire semblable ; et Hachem ne le lui présente que lorsqu'Il sait qu'il ne trébuchera plus. C'est pourquoi, lorsque Hachem le lui présente, c'est un signe qu'il est déjà réparé et que sa techouva a été agréée.
Et c'est ce qu'ont dit nos Sages, de mémoire bénie, dans Sanhédrin (25a) au sujet du retour de celui qui est suspecté quant aux terefot (bêtes rendues impropres à la consommation) : qu'il restitue un objet perdu, etc., et choses semblables, vois-y. Or cela n'est pas en leur pouvoir : s'ils ne trouvent pas d'objet perdu, que feront-ils ?
Seulement, lorsque leur techouva est véritable, le signe en est que Hachem leur présente pareille occasion ; et lorsqu'elle se présente à eux, c'est un signe que leur techouva est véritable. Et ainsi en fut-il de Guehazi, dont la faute fut de convoiter ce qui ne lui appartenait pas.
Le commencement de sa réparation : le Saint béni soit-Il lui a présenté l'annonce du butin d'Aram, comme l'ont dit nos Sages, de mémoire bénie (ibid. 107b), que les lépreux étaient Guehazi et ses fils ; et ils n'ont pas convoité de se taire et d'amasser pour eux-mêmes davantage de butin, car ils ont craint la faute, ainsi qu'il est écrit ומצאנו עון, "et le châtiment nous atteindra" (II Rois 7,9).
Ce fut alors le commencement, et son nom n'est pas encore mentionné explicitement. Puis l'Écriture raconte l'affaire de la restitution de son patrimoine à la femme par son entremise, chose qui lui est venue d'elle-même, et c'est là un signe de l'achèvement de sa réparation.
Et alors, ensuite, Élisée alla à Aram, et nos Sages ont dit (Sanhédrin, ibid.) que ce fut pour ramener Guehazi au repentir : il a mérité ce qu'ont dit nos Sages dans Middot (chap. 2), "qu'Il mette en leur cœur qu'ils te rapprochent", car même après toute la réparation il faut encore le rapprochement d'Élisée.
Et il a mérité que celui-là même qui l'avait éloigné le rapproche en personne. Et bien que, malgré tout, nos maîtres, de mémoire bénie, l'aient compté parmi ceux qui n'ont pas de part au monde à venir et aient dit qu'il n'a pas voulu revenir, malgré tout les dorchei rechoumot (les interprètes des sens cachés de l'Écriture), etc., [ont enseigné] qu'il en a une.