Dans la chose même où réside le manque de l'homme se trouve, par elle-même, son élévation. Rabbi Tsadok le rattache à « et ils cousirent des feuilles de figuier » (Berechit 3,7) : par la chose même par laquelle ils se sont corrompus, ils ont été réparés. Le jour où le Temple fut détruit, le Messie est né. La vache rousse purifie de l'impureté du mort : le veau d'or est la racine de la mort, l'excrément du fils ; la vache est la mère, la bina (l'intelligence) dans le cœur, et tout vient du Nom, béni soit-Il ; par cela s'opère l'essuyage.
Aussi : la résurrection des morts enseignée par la Torah ; le veau fait par Yarovam, racine du Machia'h ben Yossef destiné à être tué ; du Machia'h ben David : « Il t'a demandé la vie, Tu la lui as donnée » (Tehilim 21,5)
[ע] באותו דבר שבו החסרון של אדם באותו דבר ועל ידיה עצמו הוא מעלתו כענין שאז"ל (סנהדרין ע.) על ויתפרו עלה תאנה בדבר שקלקלו בו נתקנו. וע"ד זה ג"כ מה שאז"ל (ירוש' ברכות פ"ב סו' ה"ד) ביום שנחרב הבית נולד משיח.
ואז"ל (סנהד' צא:) מנין לתחה"מ מן התורה [ר"ל שכל דבר שבעולם יש לו שרש בתורה ר"ל דבקות במקור החיים שהוא אמתות רצון הש"י]. וזהו פרה לטהר מטומאת מת ואז"ל (במ"ר חוקת) תבא אם ותקנח צואת בנה העגל הוא שורש המיתה זהו צואת בנה [ולכך נעשה ג"כ ע"י ירבעם שהוא הי' בו שורש משיח בן יוסף שיצא מזרעו מאביה (זוה"ח בלק) שהיה מעותד ליהרג ורק משיח בן דוד נא' חיים שאל ממך נתתה לו] ופרה הוא האם (בינ"ה שבלב) המולדת זה ר"ל שהכל מן הש"י ממנו יצא הכל עי"ז הוא קינוח אותה צואה כנ"ל:
[70] Dans la chose même où réside le manque de l'homme, dans cette chose même et par elle-même se trouve son élévation, à la manière de ce qu'ont dit nos Sages de mémoire bénie (abréviation aza"l : amrou zikhronam livrakha) dans Sanhédrin 70a au sujet du verset 'et ils cousirent des feuilles de figuier' (Bereshit 3,7) : par la chose même par laquelle ils se sont corrompus, ils ont été réparés. Et dans le même sens va aussi ce qu'ont dit nos Sages (Talmud de Jérusalem, Berakhot, chapitre 2, fin de la halakha 4) : le jour où le Temple fut détruit, le Messie est né.
Et nos Sages ont dit (Sanhédrin 91b) : d'où sait-on que la résurrection des morts (te'hiyat hametim) est enseignée par la Torah ? [c'est-à-dire que toute chose qui est dans le monde à une racine dans la Torah, c'est-à-dire un attachement à la source de la vie, qui est la vérité de la volonté du Nom, béni soit-Il].
Et telle est la vache (la vache rousse), qui purifie de l'impureté du mort ; et nos Sages ont dit (Bamidbar Rabba, Houkat) : que vienne la mère et qu'elle essuie l'excrément de son fils. Le veau (d'or) est la racine de la mort : c'est lui, l'excrément de son fils.
[Et c'est pourquoi il fut aussi fait par Yarovam, en qui se trouvait la racine du Machia'h ben Yossef, lequel devait sortir de sa descendance, d'Aviya (Zohar 'Hadach, Balak), qui était destiné à être tué ; et c'est seulement du Machia'h ben David qu'il est dit : 'Il t'a demandé la vie, Tu la lui as donnée' (Tehilim 21,5)]. Et la vache, c'est la mère (la bina - l'intelligence - qui est dans le cœur) qui enfante, ce qui veut dire que tout vient du Nom, béni soit-Il, que de Lui est sorti le tout : par cela s'opère l'essuyage de cet excrément, comme ci-dessus.