מי השלוח

Mei HaShiloach — Anthologie - Recueils - Divers

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, les Likoutei Maamarim rapportent avoir entendu que toute la sagesse de Rabbi Chimon bar Yo'haï dans le Zohar a aussi été connue des anciens d'Athènes, parmi les sages de Grèce proches de son temps : « ceci en face de ceci » (Ecclésiaste 7,14). Les sefirot elles-mêmes étaient des énoncés connus des maîtres de la logique, mais atteints dans un autre vêtement, du côté de l'extériorité, et ce ne sont pas des paroles de Torah. De même, toute la sagesse de Chelomo était connue de Hiram, roi de Tyr, et toute celle de Moché l'a été de Bilam, du côté de l'extériorité.

Aussi : la Torah orale est ainsi nommée parce qu'elle va de bouche à oreille ; tous les dits de la Guemara appartiennent au lieu où ils sont fixés ; à la fin du sixième millénaire, plus de temps pour réparer par les transmigrations

כְּמוֹ שֶׁאָמַר אאמו"ר הגה"צ זללה"ה שֶׁלָּזֶה נִקְרֵאת תּוֹרָה שֶׁבְּעַל פֶּה מִפְּנֵי שֶׁהֵם רַק מִפֶּה לְאוֹזֶן.(בית יעקב בראשית וירא כ"ב)

Kemo she-amar (comme a dit) Aamo"r (אאמו"ר, adoni avi mori ve-rabbi : mon seigneur, mon père, mon maître et mon rabbin) ha-gah"ts (הגה"צ, ha-gaon ha-tsadik : le Gaon, le juste) zllh"h (זללה"ה, zikhrono lehaye haolam haba : que son souvenir soit pour la vie du monde à venir) she-lazeh nikreit Torah she-be'al peh (que pour cela elle est appelée Torah she-be'al peh, Torah orale) mipnei she-hem rak mi-peh le-ozen (parce qu'elles ne sont que mi-peh le-ozen, de bouche à oreille). (Beit Yaakov, Bereshit, parachat Vayera, kh"v [כ"ב : 22])

וְקִבַּלְתִּי דְּכָל הַמַּאֲמָרִים בַּגְּמָרָא אַף עַל פִּי שֶׁכְּפִי הַפְּשָׁט נִרְאֶה דְּנִמְשְׁכוּ אַגַּב גְּרָרָא, מִכָּל מָקוֹם עַל הָאֱמֶת יֵשׁ לָהֶם שַׁיָּכוּת גָּמוּר לְהַמָּקוֹם שֶׁנִּקְבְּעוּ שָׁם וְשָׁם הוּא עִיקַּר מְקוֹמָם הָרָאוּי.(ישראל קדושים כ"ד. ד"ה ונקבעו)

Ve-kibalti de-kol ha-maamarim ba-Gemara (et j'ai reçu que tous les maamarim, dits, dans la Gemara) af al pi she-ke-fi ha-pchat nir'eh de-nimshekhu agav gerara (même que selon le pchat, sens littéral, il paraît qu'ils ont été nimshekhu, entraînés, agav gerara, par incidence) mi-kol makom al ha-émet yech lahem shayakhut gamur le-ha-makom she-nikve'u sham (mi-kol makom, néanmoins, al ha-émet, en vérité, ils ont une shayakhut, appartenance, complète au makom, lieu, où ils ont été nikve'u, fixés, la) ve-sham hu ikar mekomam ha-rauy (et la est ikar, l'essentiel, de leur makom ha-rauy, lieu convenable). (Yisrael Kedochim, kh"d [כ"ד : 24], d"h [ד"ה, dibour ha-mathil : commençant par] Ve-nikve'u)

וְשָׁמַעְנוּ בְּשֵׁם הָרַב הַקָּדוֹשׁ הַיְּהוּדִי זצוק"ל שֶׁהוֹכִיחַ אֶת הָעָם לְזָרְזָם בִּתְשׁוּבָה מֵאַחַר שֶׁמִּזְּמַן קָצָר מְאוֹד בְּתַכְלִית אֶלֶף הַשִּׁישִׁי עַד עֵת קֵץ וְאֵין עוֹד פְּנַאי לְתַקֵּן עַל יְדֵי גִּלְגּוּלִים.(פרי צדיק משפטים ג')

Ve-shamanu be-chem ha-Rav ha-kadoch ha-Yehudi ztsuk"l (זצוק"ל, zekher tsadik ve-kadoch livrakha : que le souvenir du juste et saint soit pour bénédiction) (et nous avons entendu au nom du Rav ha-kadoch, le saint Rav, ha-Yehudi, le Juif [de Peshischa]) she-hokhia'h et ha-am le-zarzam bi-techouva (qui a hokhia'h, admoneste, le peuple pour le-zarzam, les presser, bi-techouva, dans le retour) me-ahar she-mi-zeman katsar meod be-takhlit elef ha-shishi ad et ketz (puisque d'un zeman, temps, très katsar, court, be-takhlit, à l'extrémité, de elef ha-shishi, le sixième millénaire, jusqu'à et ketz, le temps de la fin) ve-ein od penai letaken al yedei gilgoulim (et il n'y a plus de penai, loisir, pour letaken, réparer, par gilgoulim, transmigrations). (Pri Tsadik, Michpatim 3')

שָׁמַעְתִּי כִּי כָל חָכְמָתוֹ דְּרַשְׁבִּ"י בְּסֵפֶר הַזֹּהַר, יָדְעוּ גַּם כֵּן סָבֵי דְּבֵי אַתּוּנָה מֵחַכְמֵי יָוָן שֶׁהָיוּ קָרוֹב לִזְמַנּוֹ, וְהָיוּ לְעֻמָּתוֹ זֶה לְעֻמַּת זֶה. וְהָי' סְפִירוֹת הֵם עַצְמָן הָי' מַאֲמָרוֹת הַיְדוּעִים לְבַעֲלֵי הַהִגָּיוֹן, רַק שֶׁהִשִּׂיגוּם בִּלְבוּשׁ אַחֵר מִצַּד הַחִיצוֹנִיּוּת, וְאֵינוֹ דִּבְרֵי תוֹרָה כְּלָל.

וְכֵן כָּל חָכְמַת שְׁלֹמֹה הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם הָיָה יוֹדֵעַ גַּם כֵּן חִירָם מֶלֶךְ צוֹר שֶׁהָיָה לְעֻמָּתוֹ זֶה לְעֻמַּת זֶה. וְכָל חָכְמָתוֹ שֶׁל מֹשֶׁה רַבֵּינוּ יָדַע בִּלְעָם מִצַּד הַחִיצוֹנִיּוּת כָּךְ שָׁמַעְתִּי וְיַצִּיבָא מִלְּתָא.(לקוטי מאמרים נ"ה:)

Shamati ki kol hokhmato de-Rashb"i (רשב"י, Rabbi Shimon bar Yohai) be-Sefer ha-Zohar (j'ai entendu que toute hokhmato, sa sagesse, de Rashb"i dans le Sefer ha-Zohar, Livre du Zohar), yad'u gam ken sabei de-bei Atunah me-hakhmei Yavan she-hayu karov li-zemano (l'ont sue aussi sabei de-bei Atunah, les anciens de la maison d'Athènes, parmi hakhmei Yavan, les sages de Grèce, qui étaient proches de son zeman, temps), ve-hayu le-umato zeh le-umat zeh (et ils étaient le-umato, en regard de lui, zeh le-umat zeh, ceci en regard de ceci) (Ecclésiaste 7,14). Ve-hayu sefirot hem atsman hayu maamarot ha-yedu'im le-ba'alei ha-higayon (et les sefirot, elles-mêmes, étaient les maamarot, énoncés, connus de ba'alei ha-higayon, les maîtres de la logique), rak she-hisigum bi-levush aher mi-tsad ha-hitsoniyut (seulement qu'ils les ont hisigum, atteints, bi-levush aher, dans un autre vêtement, mi-tsad ha-hitsoniyut, du côté de l'extériorité), ve-eino divrei Torah kelal (et ce n'est pas divrei Torah, paroles de Torah, du tout).

Ve-khen kol hokhmat Shlomo ha-melekh alav ha-chalom hayah yodea gam ken Hiram melekh Tsor she-hayah le-umato zeh le-umat zeh (et de même toute hokhmat Shlomo ha-melekh, sagesse du roi Shlomo, alav ha-chalom, que la paix soit sur lui, la connaissait aussi Hiram melekh Tsor, Hiram roi de Tyr, qui était le-umato, zeh le-umat zeh). Ve-kol hokhmato chel Moché Rabbenu yada Bilam mi-tsad ha-hitsoniyut (et toute hokhmato de Moché Rabbenu, notre maître Moché, l'a sue Bilam du côté de ha-hitsoniyut) kakh shamati ve-yatsiva milta (ainsi j'ai entendu, ve-yatsiva milta, et la chose est établie).

(Likutei Maamarim, daf nun-hé [נ"ה: : 55b])

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